Vive 2018 !!!

A chacune et chacun d’entre vous, celles et ceux que je connais, celles et ceux que je ne connais pas,
je souhaite une heureuse année 2018 ; qu’elle vous donne le meilleur : ce que vous êtes ; qu’elle vous garde en bonne santé et dans l’amour de la Vie. Qu’elle vous maintienne en état de désir, c’est à dire dans l’espérance, avec de petits ou grands projets. Et qu’elle vous permette de rêver…

L’article  « d’aujourd’hui@demain »  vous est soumis après quelques corrections. Je souhaite qu’il vous donne paix intérieure et joie durable.

Il m’a conduit à un message et une décision pour un des « débuts après la fin » :

Échanger, partager, transmettre … Ces passions ont fait mon métier de formateur et enrichi mon existence. Elles n’ont pas vieilli. Elles se sont embellies par d’autres expériences, d’autres découvertes…
Alors, bien que j’ai plus de 70 ans, J’ai choisi récemment de proposer à nouveau de servir.
Il s’agit du programme  « l’excellence relationnelle »  .
Une réunion d’information aura lieu le 24 janvier prochain à 19 h (78, Bd Émile Zola 69600 Oullins)
L’espace est limité, bien sûr. Si vous souhaitez venir, merci de me prévenir par courriel : christian.hyerle@club-internet.fr.
Un premier groupe de participants sera ouvert en février.
Merci à toi, lectrice, lecteur, qui a bien voulu m’accompagner jusqu’ici par ta lecture de ce rêve et cette utopie. Elle a porté plusieurs noms :  « la fonction d’être »  ,  « la coévolution coresponsable »  ,   « artisans de fraternité »  , réunis sous un seul : corpus-humanitatis.
S’il advenait que certaines ou certains que j’ai croisés sur ma route concrétisent la diffusion de cette espérance magnifique qui a guidé toute ma vie, ce sera très probablement sans moi. Mais je crois que de là ou je serai je les regarderai et les accompagnerai dans la réalisation de l’Oeuvre. Ce sera inconscient bien sûr…
Quoique ma voix lointaine leur chuchotera peut-être : Gratitude! Gratitude! Gratitude!…
à vous tous. Par toi j’ai été, par toi je suis devenu, par toi j’ai ouvert cette route, et par toi elle s’accomplit. Ce message s’adresse à toutes et tous bien sûr, mais plus particulièrement aux quelques 6000 participants qui m’ont formé.
Je vous aime tous.
Bonne année.

D’AUJOURD’HUI @ DEMAIN

1 – crise et transition,
2 – ontologie et altérité,
3 – le réel,
4 – rêve ou utopie.
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France Inter, 18 juin 2016,  « plus de 500 morts dans la rue ont été recensés en 2015, mais en réalité, il y en aurait beaucoup plus. »
En 2015 les revenus les plus élevés atteignent 1000 fois le SMIG…
Début 2018, rien n’a vraiment changé.
Les comportements de domination-possession détruisent l’homme et l’environnement. Un comportement de coévolution coresponsable peut les sauver. Cette mutation que la situation actuelle requiert devra être choisie et décidée.

1 – CRISE ET TRANSITION :

Il est sans doute inutile de rappeler en détail les risques qui menacent nos civilisations et nos enfants. Même si votre attention n’est pas tournée sans cesse sur l’actualité et les évolutions (involutions…) en cours, vous êtes informés sur les plus importantes d’entre elles : pollutions, climats, risques nucléaires, génétiques, chaîne du vivant…Soit destruction progressive de notre environnement ; et encore, inégalités révoltantes, modes de vie compromis, intolérances et rejets, émigrations massives, conflits idéologiques et religieux.

Les évolutions technologiques elles-mêmes, dont nous pouvions espérer l’émergence d’une humanité connectée, l’amélioration des connaissances, de la culture et du bien-être de tous, sont devenues des moyens de surveiller et contrôler les peuples, et d’accumuler les profits financiers.
Les valeurs fondamentales qui ont permis d’accomplir le long voyage du primate à l’homme se sont effondrées, remplacées par la course au profit alimentée par un appétit insatiable de consommation. Il s’agit d’un bouleversement global des conditions de vie de l’humanité sur la terre.
Et ceci dans la durée d’un éclair sur l’océan du temps.
Ça n’est pas la première fois que les conditions de vie changent sur notre planète. Mais les précédents changements ont duré beaucoup plus longtemps, et il étaient naturels. Ils ont permis des mutations évolutives de notre A.D.N. , et notre adaptation progressive.
En large part aujourd’hui, les changements sont dus aux activités des hommes. Il s’y ajoute que pour la première fois, l’humanité est en capacité de s’autodétruire totalement, et qu’elle a l’ambition démesurée de créer ex-nihilo un  « nouvel homme-machine »  , comme un défi gagné sur le Divin.
(transhumanisme : film  « transcendance »  )

Les effets de cette situation sont nombreux , mais ils peuvent se résumer ainsi :
Les changements et involutions auxquels nous sommes confrontés sont de plus en plus rapides , nombreux et importants. Ils nous sollicitent dans nos capacités d’adaptation individuelles et collectives, et plus particulièrement dans notre capacité d’anticipation.
C’est de notre survie en tant qu’espèce qu’il s’agit.
Des changements systémiques (globaux) ont été tentés mais ils ont montré leur inefficacité ou leur faible impact. ( système financier international par ex..).
Pour la plupart, ces tentatives sont celles de changements extérieurs à l’homme.

Reste donc à tenter le changement intérieur de l’homme selon son libre choix.
En effet nous ne pouvons espérer une mutation génétique spontanée, donc naturelle, qui développerait nos capacités d’adaptation dans un environnement artificiel, fabriqué, conditionné et soumis aux spéculations financières.
Pour le moment, les citoyens se noient dans l’angoisse des doutes, le manque de devenir et d’espérance ; ce qui se transforme en suspicion, méfiance, puis agressivité et violences.

Notre responsabilité est entière et à moins de la nier, il nous faut nous changer nous-mêmes par nous-mêmes pour (re)construire sens, devenir et espérance.
(  « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »  – Gandhi)

2 – ONTOLOGIE :

Alors, que sommes-nous ?
Cette question, qui est celle de l’ontologie, est posée depuis 2500 ans et n’a pas vraiment reçu de réponse (art. encyclopédia universalis). Elle a fondée ce qui a été nommé  « la science de l’être »  (Parménide), puis  « la science de toutes les sciences »     (Platon).
Il serait présomptueux de suggérer une réponse qui serait vérité acceptable pour tous. Arrivé à l’automne de mon existence, j’ai beaucoup rencontré et réfléchi, voyagé aussi, animé d’un permanent désir de comprendre.
J’ai donc cherché, et ce que j’ai trouvé peut se résumer ainsi :
Les certitudes et la permanence sont l’objet de notre quête obsessionnelle et ultime dans notre vie. Hors, il n’existe qu’incertitudes et impermanence (et j’en doute…).
Et par conséquent, c’est avec réserve que j’exprime mes idées ici. Elles ne sont que les miennes, celles d’un citoyen quelconque, et n’ont aucune validité particulière.
– Je suggère néanmoins que l’Être est une  « singularité »  . Quoiqu’il soit bien difficile de définir ce qu’est  « une singularité »  , je propose l’unicité de chacun dans la foule des 107 milliards d’êtres humains qui ont existé et plus, espérons-le de ceux qui existeront. vous êtes exceptionnel, extraordinaire, unique, comme votre vie.
– Tous les êtres étant différents, bien que semblables, chacun est en relation avec d’autres que lui-même et en quelques points, ils lui sont étrangers. Ainsi se présente la nature de l’altérité qui nous convoque à communiquer pour rencontrer. Y compris à nous rencontrer nous-mêmes dans toutes nos composantes (ex : féminine-masculine, cerveau droit-gauche).
Et la définition de l’altérité est courte et simple : caractère de ce qui est autre. Elle implique cependant l’hypothèse d’un  « acteur-sujet »  , en acte d’observation, donc de créateur de l’existence d’un objet, assujetti et inactif (ou réactif) dans une dépendance existentielle. Compte tenu de notre capacité de libre arbitre, il semble justifié d’affirmer notre droit et devoir d’être sujet, dans notre unicité, et ainsi d’entretenir exclusivement des interactions sujet > < sujet, seules dignes des Êtres humains, créés sujets.  « Toute relation dans laquelle un être humain se sent supérieur ou inférieur à un autre est une relation destructrice de l’Être »  . Pour y parvenir, l’homme-singularité dispose de trois fonctions ou attributs qui le traduisent dans son environnement et par rapport aux autres : il pense et s’exprime par l’écrit et le langage , grâce principalement à son cerveau. Il ressent et traduit sa sensibilité et ses émotions par le langage verbal et non-verbal ; symboliquement c’est le monde du cœur. Il agit avec son corps et gère avec lui le monde physique. Je nomme ces trois fonctions le système tête – cœur – corps. Ces trois instances sont en interactions internes et externes. – L’être unique que nous sommes entretient ainsi diverses interactions : avec lui-même, avec les autres et avec son environnement. C’est ainsi qu’il existe et qu’il recherche la satisfaction de ses besoins. Ceci propose une différence entre Être et exister ;

Exister : le M.O.I. : Modèle Obligé Individuel,

Être : le S.O.I. : Singularité Oblative* Impersonnelle.

*oblatif : qui a comme unique passion de donner sans retour.

3 – LE RÉEL , (réalité-vérité)

De la même façon, dans la quête du réel – de la matière – qu’ont entrepris les sciences, les philosophies et les religions, le réel et la matière n’ont pas été trouvés.  » A l’échelle de l’univers entier, il n’existe que la rencontre.  » ( Albert Jacquard). Tout au plus avons-nous trouvé des règles qui régissent les interactions : – Pour le vivant, la création et la transmission d’informations. Notre ADN est un langage qui contient et transmet un stock immense d’informations auxquelles s’ajoutent sans cesse chacun des instants vécus, (  « le chiffre de la vie »  Grégory Bénichou). L’épigénétique, science naissante, a établi que nos comportements agissent sur certains de nos gènes en fonction de nos nécessités d’adaptation. 1 gramme d’ADN mémorise 456 milliards de téraoctets. Il est 400 milliards de fois plus performant que la mémorisation numérique. Les règles qui régissent le monde physique sont celles de la relativité générale (modèle standard – macrocosme) avec les 4 forces fondamentales : énergie nucléaire forte et faible , électro-magnétisme et gravité. Pour le microcosme, l’infiniment petit, il s’y ajoute depuis 90 ans la mécanique quantique, inaccessible à nos sens et néanmoins prouvée expérimentalement ( Alain Aspect – France 1986). Le laser, le GPS et votre smartphone, fonctionnent grâce à elle. Dans ces interprétations du réel, il est souvent question de particules bien qu’il ne soit établi que l’existence d’interactions, dites aussi   « boucles de rétroactions positives et négatives »  , que je nomme arbitrairement ainsi à partir de leurs effets séparateurs et unificateurs. Une généralisation peut être approchée dans la suggestion que ce sont les interactions entre l’ensemble des boucles de rétroactions positives et négatives qui déterminent l’existence du tout, unité, unis-vers…manifesté… Dans une dynamique permanente (interdépendance globale des systèmes.) Quant au réel absolu de la matière, il reste inconnu. Précédemment il a été proposé que nous sommes dans l’incertitude et l’impermanence. Cela signifie aussi qu’un état fixe et immuable n’existe pas,  l’immuable, c’est la transformation » (Yi King), et c’est :  « Ce qui bouge sans bouger »  ,  « le manifesté et le non-manifesté »  (Brahma, Atman, dans l’Hindouisme),   » l’Être et le non-Être »  . Un  « étant »  de l’être n’aurait été affirmé que dans le Livre :  « je suis celui qui est, qui a été et qui sera. »   ; …..(et   « to be or not to be   » ? – et ici : naître, ou n’être pas…)

Les attributs et fonctions dont nous disposons sont comme des outils pour façonner et exprimer l’Être-sujet en devenir que nous sommes, selon nos choix comportementaux. D’où :  « j’existe et je deviens en fonction de la quantité et de la qualité de mes interactions avec moi-même, avec les autres et avec mon environnement. »   Il est possible d’exister-avoir beaucoup et d’être peu, comme d’exister-avoir peu et d’être beaucoup. Le siècle écoulé nous a permis d’alimenter une substitution de l’être par l’existence au travers de plus en plus de biens et de services matériels. C’est principalement, parmi beaucoup d’autres, le formatage de consommateurs uniformes (matériel-corps) qui a été mis en place. Pour cela, il a fallu engager les capacités mentales et les techniques qui ont permis la production de ces biens matériels. C’est l’autre formatage, celui des producteurs, uniformes eux aussi (savoirs-tête) . C’est ainsi que s’est généralisé le rapport sujet/objet, dominant/dominé et possédant/démuni qui sont destructeurs de l’Être. Ces formatages producteurs/consommateurs sont ceux des mêmes personnes qui les subissent alternativement. Et notre singularité, qu’est-t-elle devenue ?

Ma subjectivité, mon vécu personnel, mes valeurs, ma sensibilité, ce qui me fait Être unique dans toute l’histoire de l’univers…? Ma capacité de créer, Et mes rêves , et mes passions, mon cœur bat-il encore ? Et pourquoi ? Voici le réveil et le rappel de l’Être, cri assourdissant et silencieux, invisible derrière les voiles du paraître qui l’étouffent et l’ignorent, spolié par les chaînes des formatages qui l’enserrent. Ils ont aussi écrasé sa dignité, sali sa pureté et travesti sa vérité-réalité. Ils ont castré sa liberté, Ils l’ont séparé de l’espérance, de la création et l’ont coupé de l’Être ultime.

Mais :  « la fonction d’un être, c’est d’être »   (Henri Laborit).

4 – RÊVE OU UTOPIE ?

Évoqué précédemment, le microcosme (sub-atomique) est régi par les lois de la physique quantique. Elles permettent, entre autres, une corrélation avec les idées des penseurs grecs des 4e et 5e siècle avant JC (Platon, Parménide, Pythagore, Aristote, Démocrite, Xénon), et les découvertes de cette nouvelle physique qui a moins d’un siècle d’existence. Ils concevaient l’univers comme étant matériel et immatériel. Nous pourrions l’admettre aussi. Les pensées, les sentiments, les ondes, les vibrations, les sensations, seraient de l’ordre de l’immatériel ; le monde physique est le monde matériel, concret, tangible, dénommé  « modèle standard »  ou macrocosme. La physique quantique est celle de l’infiniment petit, l’intangible ou microcosme. le modèle standard est globalement déterministe dans ses manifestations concrètes (loi de causalité), alors que la physique quantique est principalement probabiliste (libre arbitre). Alors, modèle standard, déterminisme d’une seule destinée, ou modèle quantique, probabiliste et ouvert au libre arbitre qui permet une infinité de destinées possibles ? Voulons-nous un avenir prévisible et prévu ou un avenir imprévisible et imprévu ? La science cherche une théorie globale dite de la  « grande unification »  . Elle continue à chercher. Ce n’est pas ici qu’il convient de détailler la physique quantique. Il est généralement admis qu’elle est incompréhensible avec notre raison humaine. Cependant je cite deux lois parmi d’autres :

– L’intrication ou non-séparabilité ; deux électrons d’un même atome, séparés et projetés à chaque extrémité de l’univers restent liés en identité et phénomènes; ce qui se passe pour l’un se produit pour l’autre, en simultanéité parfaite. Les conséquences sont étranges et formidables. La limite infranchissable de la vitesse de la lumière est transgressée. Tout est relié à toutes les parties du tout, rien n’est séparé, le rien n’existe pas plus que le néant ou le vide absolu…. etc..

– Le principe d’indétermination (ou d’incertitude, cf. Heisenberg) ; si un observateur cherche la position et la vitesse d’une particule, il ne peut définir que l’une des deux, soit la vitesse, soit la position. Ici aussi les conséquences sont étranges et formidables ; l’univers n’est ni déterministe, ni probabiliste, ou il est les deux intriqués. Il en découle aussi que l’observateur est un acteur qui modifie son observation. « tu ne perçois pas la réalité telle qu’elle est, tu la perçois tel que tu es ». Nous sommes ainsi co-créateur de l’univers manifesté. Je retiens que le tout est constitué de deux unis-vers intriqués (microcosme et macrocosme). L’ordonnancement extrêmement précis de ces deux univers depuis 13,8 milliards d’années implique ou suggère un principe créateur intelligent. Rien ne peut naître de rien et rien ne peut retourner à rien. Et rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. L’énergie peut se dissiper mais reste constante dans sa totalité.

Ce qui est, a été beaucoup découvert ou trouvé ; ce qui n’est pas, c’est à dire le rien, le néant, le vide absolu n’ont pas été trouvés. Toutes pensées, sentiments, paroles, actes que vit, provoque, subit, et exprime un être humain sont inscrits définitivement dans la suite infinie des causes et des effets depuis la singularité originelle. Selon leurs natures, ils introduisent mouvements et changements dans le monde physique et alimentent sans cesse la totalité des champs vibratoires, immatériels et virtuels. De leur résultante intriquée émerge le seul monde manifesté dans lequel nous vivons, parmi les milliards de milliards de mondes virtuels. Créateurs et création sont UN. Ici, et pour la première fois se trouvent conjuguées harmonieusement sciences et spiritualité. Cette conscience de la participation personnelle à l’élaboration de l’univers émergent identifie et imprime notre permanente responsabilité individuelle et collective. Et heureusement : Nous ne pouvons mourir (film  « la porte du temps »   … ) Une finalité apparaît : l’amour-union absolu, libre, inconditionnel et éternel pour le développement de la qualité et de la quantité des informations transmises… Afin qu’émerge le meilleur des mondes possibles ? ( film : LUCY   « il ne vous reste qu’à transmettre. »  ).

Ainsi se propose que l’ultime de l’Être, soit  « l’Être Ultime »  . Chacune et chacun d’entre d’entre nous serait en identité un Acteur, Vecteur du Programme ou du Plan, selon sa conscience et son choix.

Deux champs vibratoires (dits aussi champs scalaires) ont été récemment identifiés. Celui qui détermine la masse (boson de Higgs) et celui des forces gravitationnelles (prévu par EINSTEIN). Des physiciens ont calculé qu’il y aurait 11 champs scalaires et des milliards de milliards d’univers virtuels. Parmi 9 de ces champs, celui qui expliquerait l’énergie qui meut le temps, ou dont le temps serait un des attributs, celui qui expliquerait la matière, l’énergie noire (96% de l’univers), celui qui expliquerait l’intrication universelle… Alors, pourquoi ne pas imaginer un champs qui contiendrait l’ensemble des énergies destructrices et l’ensemble des énergies constructrices en interactions incessantes (pensées, paroles, désirs, actions…), desquelles émerge le seul monde manifesté. Lequel se caractérise actuellement par une domination excessive du principe séparateur sur le principe unificateur, d’ou la mise en oeuvre exclusive de relations dominants/dominés, et la destruction progressive de notre terre-mère. La mutation nécessaire se clarifie: Il s’agit de transformer les pulsions et comportements de domination-possession par des comportements de coévolution coresponsable, pour alimenter le champ évolutif. Entre autres nécessités, il est requis d’harmoniser le système tête-cœur-corps. Pour y parvenir, il convient d’informer, d’expliquer, et de proposer les moyens de s’engager dans cette voie ; Il y en a de nombreux (courants psychanalytiques, thérapies cognitivo-comportementales, gestalt-thérapie, énéagramme, bio-énergie mais aussi yoga, les films  « enquête de sens »  , et :   « demain »   ; et ces propositions doivent préserver l’absolue liberté de choix. Parce que se présentent aussi dérives sectaires et extrémismes divers, gourous, fanatiques et autres démons de l’apocalypse, farceurs et illuminés, habiles marchands de rêves et d’illusions, etc.., desquels il convient de se détourner…

Pour ma part, et depuis 1985, j’ai engagé et expérimenté une méthode que j’ai conçue en assumant des formations professionnelles (environ 6000 participants). J’ai suggéré 10 valeurs et un cursus de développement des qualités relationnelles. Il est nécessaire de montrer concrètement que ces pratiques ne correspondent en aucun cas à un formatage comportemental supplémentaire, mais qu’au contraire, il s’agit d’un dé-formatage, qui restitue sa place et sa liberté à L’Être. Ainsi, après un parcours théorique, quelquefois abstrait, nous parvenons à une pratique concrète et cohérente avec les sciences modernes. Bien entendu, la diffusion et transmission de ces concepts et pratiques ne peuvent qu’être gratuites pour les formations initiales. L’éventualité qu’elles soient payantes dans le cadre scolaire , détruirait totalement leur crédibilité.

10 VALEURS SUGGÉRÉES :

– Tous les êtres humains ont une égale valeur et importance potentielles,

– Devenir plus et agir, sans imposer ni subir,

– Refuser de gagner aux dépens de l’autre et refuser de perdre à ses propres dépens, – Rejeter le pouvoir par l’utilisation de la pression, de la force, de la manipulation ou séduction aux dépens de l’autre, et le remplacer par la coévolution coresponsable,

– Élever l’autre pour s’élever soi-même, s’élever soi-même pour élever l’autre,

– Ce que je fais de bien à l’être de l’autre dans son rapport avec lui-même, élève et grandit mon être, comme ce que je fais de mal à l’être de l’autre dans son rapport avec lui-même, réduit et avilit mon être,

– Nous sommes acteurs > metteurs en scène > auteurs > créateurs de nous-mêmes et de notre vie,
– Je pense et je ressens, donc j’existe et je deviens,
– Sans ce qui n’est pas, ce qui est n’est pas,
– Égalité > fraternité > liberté > élévation,
↑← ← ← ← ← ← ← ← ← ← ↓

LA FORMATION© de base : niveau 1* , gratuite pour les enseignants :
Développer la qualité :
– D’écoute,
– D’expression,
– de résolution et négociation,
– de prise de parole en groupe,
– d’écriture,
– d’appréciation.
Ces dispositions permettent la mise en oeuvre d’un programme toujours dynamique et ouvert pour être adapté à l’époque et aux publics. Il s’agit de pratiques et entraînements simples, très accessibles, concrets, donnant des résultats effectifs rapides. Ce cursus devra être mis en libre disposition pour l’éducation et la formation tout au long de la vie.
Ainsi pourront être définis l’objectif et la finalité de la transition qui permettra d’aller d’aujourd’hui @ demain : La pratique de la coévolution coresponsable pour établir un
corpus-humanitatis* voué au bien-être et à l’accomplissement de chaque Être humain sur la terre.
« Tu n’es pas seul, tu n’as jamais été seul, tu ne seras jamais seul, tu es né avec un autre Toi, plus grand que toi, qui t’espère et qui t’attend. »
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* Consulter corpus-humanitatis.com (la formation 1 est présentée en détail, librement, dans la rubrique l’excellence relationnelle ).
* niveau 1 : – amélioration dans les relations au quotidien, (gratuite pour enseignants).
* niveau 2 : – relations et approches philosophiques et morales, (compétence formateur).
* niveau 3 : – relations-interactions et spiritualités. (compétence formateur de formateurs).
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Fin des articles  « la fonction d’être »  . (Prochaine édition en livre sous ce titre, de tous les articles publiés jusqu’à ce jour .)
Bientôt ici : « les débuts après la fin ».


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LES CROYANCES art 2 de  »toute fin est début »

LES CROYANCES
(art 2 de « toute fin est début »)

Bonjour à toutes et tous,
Dans la série des articles relatifs à ‘’toute fin est début’’, il peut paraître inapproprié ou ‘’décalé’’ de traiter ce sujet.
L’histoire de l’humanité témoigne de millions d’êtres humains sacrifiés sur l’autel des croyances; ce qui, selon moi, justifie interrogations et réflexions. Il apparaît également que l’actualité nous sollicite devant des horreurs commises actuellement pour les mêmes motifs.
En préalable, il convient de hiérarchiser ce qui correspond à des croyances, où peut être interprété comme tel.
Je retiens, et ce n’est pas exhaustif :
– Les perceptions,
– Les intuitions,
– les déductions,
– les convictions,
– La compréhension (la logique et démonstrations),
– Les connaissances et savoirs,
– Les certitudes et croyances.
La raison et la passion constituent les bases à partir desquelles se différencient croyances et savoirs. De tous les êtres vivants l’homme est le seul pourvu d’une conscience qui lui permet d’apprendre, de savoir, de douter, et de croire.
Même si les mammifères supérieurs peuvent hésiter, ils ne connaissent pas le doute ; en particulier ces doutes existentiels qui ont stimulé sans cesse l’homme dans une quête incessante de savoir. Aussi divers soient-ils, ils peuvent se synthétiser dans la poursuite de deux objectifs : la réalité, la vérité.
Bien que cette quête existe depuis quelques milliers d’années (Égypte, Amérique centrale, Chine, Grèce …), Ce n’était probablement pas son objet lorsque l’homme accède à la conscience et au langage. Conformément aux suggestions de Maslow (1908-1970, psychologue, concepteur de la ‘’pyramide des motivations), il a utilisé cette faculté particulière pour satisfaire ses besoins, du plus élémentaire au plus complexe.
La quête du réel et de la vérité a commencé probablement quand il a sacralisé la mort. (Cérémonie funéraire).
Plus tard, trois grands courants de pensées vont s’attacher aux objectifs de la quête :
– Scientifiques
– Philosophiques
– Spirituels.
Chacun de ces courants a permis des évolutions et révolutions qui ont marqué l’histoire de l’homme et de l’humanité.
L’impact des évolutions scientifiques est assez évident pour qu’il ne soit pas nécessaire de le détailler ici. Cependant elles n’ont pas atteint le ‘’graal’’ que serait réalité et vérité absolue.
Dans le domaine philosophique, à supposer qu’y soit incluse l’évolution morale de l’homme étonné qui constate les phases lunaires, au contemporain qui s’interroge sur le sens de la vie et de l’univers.
Les convictions spirituelles et religieuses prétendent avoir abouti dans la quête et proposent différentes réalités-vérités tout en prétendant qu’il n’en existerait qu’une.

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Les perceptions sont sujettes à caution. Ce ne sont pas nos yeux qui voient, nos oreilles qui entendent, notre nez qui perçoit les odeurs, nos papilles qui goûtent et nos doigts qui touchent. Nos sens sont les vecteurs d’intériorisation d’une supposée réalité extérieure ; les traductions et interprétations qu’en donne notre cerveau sont strictement personnelles. D’ailleurs, en justice et de tous temps, le témoignage n’est jamais admis comme preuve irréfutable.
Les intuitions pourraient être exclues a priori de tout rapport avec la réalité et la vérité. Cependant certaines d’entre elles se sont avérées être des faits incontestés. Elles semblent donc provenir d’un autre moyen que notre système de perception. Il y aurait lieu de s’interroger sur ce vecteur inconnu. J’y reviendrai. Mais là aussi, l’accès à une réalité et une vérité incontestables nous échappe.
Les déductions et démonstrations basées sur une réflexion logique peuvent aboutir à des conclusions valides. Cependant, tant qu’elles ne sont pas concrétisées dans les faits, elles sont et restent hypothèses, et non pas réalité et vérité absolue.
Les convictions, par nature, font l’économie de preuve formelle ; elles s’établissent sur les éléments de la liste traitée ici. Elles s’attachent particulièrement aux organisations politiques et religieuses, mais aussi à des choix et orientations personnelles en particulier sur le plan moral. Elles peuvent s’établir fermement, mais quand elles sont imposées de manière formelle, elles deviennent extrémismes et négation de la liberté de conscience. Elles ne peuvent donc pas prétendre à réalité et vérité communes.
La compréhension découvre et établit des liens qui se veulent objectifs entre différents éléments ou systèmes. Elle permet de définir des interactions dynamiques, donc soumises à la temporalité : je comprends maintenant différemment d’hier et de demain. Ainsi, comprendre ne peut être savoirs, réalité, et vérité absolues même s’il s’agit de mettre en œuvre une faculté humaine essentielle qu’est la logique
Les connaissances et savoirs approchent l’hypothèse de vérités établies qui permettraient l’identification du réel de manière absolue est indiscutable.
La considération épistémologique des corpus de connaissances conduit cependant à renoncer. Que ce soit dans le domaine de l’infiniment grand (astrophysique), de l’infiniment petit (physique quantique), ou des sciences du vivant (en particulier génétiques), une connaissance ou un savoir acquis a toujours été remis en question par de nouvelles hypothèses qui leur ont succédé.
Il faut rappeler ici que la quête de connaissances est stimulée par une ambition précise : définir et trouver le réel absolu, qui serait donc vérité. C’est ici que réalité et vérité se mêlent, se complètent et s’opposent. Le réel et, à sa base la matière (ou ‘’la Maya’’ : l’illusion), n’a pas été découvert ; il reste hors de notre portée. La vérité aussi.
Croyances et certitudes.
Mais l’homme ne désarme jamais. Sa quête du réel et de la vérité se poursuit, et pendant l’œuvre en cours, il a trouvé les dogmes et croyances avec leurs enfants, les certitudes, pour préserver son énergie, son espérance et son ambition dans sa quête incessante, obsessionnelle du vrai et de la vérité.
Dès son émergence à la conscience, il a constaté les manifestations de la nature. Elles étaient mystérieuses ; il en a fait des divinités bénéfiques ou maléfiques. Plus tard, il en fera des dieux (anthropomorphisme). Puis il établira le déisme et les principales religions monothéistes.

SYNTHESE
Scientifique, le réel :
Malgré la découverte du boson de HIGGS, le réel de la matière, du monde matériel, n’a pu être identifié. Ce nouveau venu confirme par ses interactions qu’il provoque la masse des particules, mais pas leur existence en tant que matière réelle. L’hypothèse actuelle et que ces interactions se réalisent avec un ‘’champ’’ qui reste à découvrir.
« Hors de la rencontre, rien n’existe ». (A. Jacquard, déjà cité). Sans interaction il n’y a rien. D’où : il n’existe que des interactions, sources des causes et des effets. (Voir approche systémique).
Par ailleurs la science elle-même reconnaît et définit ses limites dans la quête de la matière.
Heisenberg, par le principe d’indétermination,
Gödel, par l’incomplétude des systèmes formels,
Bell, par la loi d’inégalité (équations de Bell).
Bien avant eux, Xénon -490 à -425 avant Jésus-Christ, était parvenu aux mêmes constats, traduits dans ses fameux paradoxes.
La physique a son ‘’Graal’’ : la grande unification du tout.

3

Il s’agit d’assembler les quatre lois (ci-dessus) qui régissent la matière, en une seule qui définirait enfin le réel. Le projet est en cours… Le réel nous reste inconnu.
Fin du mandarom :

SECTE-MANDAROM

Philosophique : la vérité,
Les aspects politiques ont été traités dans mes premiers articles. Ils dégageaient une hypothèse : l’homme en deux : système tête= producteur et système corps= consommateur, est incomplet. Il doit établir (ou rétablir) l’homme en trois, par l’ouverture de son cœur. Il n’en fait pas encore l’outil pour l’œuvre de réalité- vérité.
Les religions, nous l’avons vu, font prétention de vérité (pour ne plus la chercher ?).
Ainsi nous maintenons-nous sur les deux piliers de sable que sont la certitude et la permanence. Ils sont ceux aussi de l’immobilisme, du déclin, donc de la mort.
Quand ils s’écroulent en embrassant les doutes, ils les remplacent par les solides fondations de la liberté, de l’espérance et de la vie.
CONCLUSION
Tout ce qui précède dans les articles de ‘’corpus-humanitatis’’ permet d’identifier avec une raisonnable conviction l’existence d’un monde matériel et d’un autre immatériel. ( id. Platon -428 – 348 avant Jésus-Christ).
La frontière entre les deux est aussi incertaine qu’infranchissable. Ce mur immense, construit par le principe créateur doit être transformé pour devenir un pont.
Les plus récentes découvertes scientifiques sont autant de fenêtres ouvertes dans ce mur, trop étroites pour y passer tout entier.
Elles permettront peut-être de connaître enfin la Réalité et la Vérité :
– La réalité crée-t-elle la vérité ou l’inverse ?
– La matière a-t-elle créé l’esprit, ou l’inverse ?
– Dieu (le créateur) a-t-il créé l’homme, ou l’inverse ?
Dans le dernier article (21/12/2014) qui clôt le premier cycle de ‘’corpus humanitatis’’, j’inviterai à franchir des portes dans le mur, assez larges pour y passer entier, et même avec beaucoup d’autres. Nous serons alors assez nombreux de chaque coté pour construire des ponts.
Le prochain article (21/11/2014), pour sortir des ’’prises de tête’’ évoquera la gestion de nos besoins.

Drivers-croyances-limitantes

Merci, (il y a de quoi), pour votre indulgente consultation.
Auteur : Christian Hyerle

1/4 – toute fin est début

(Naissance)

Big-bang

Bonjour à toutes et à tous,
Comme souhaité en dernière parution le soleil trop absent en juillet se fait pardonner par sa présence généreuse en septembre.
« Toute fin est début »
C’est un peu sur cette base que je reprends l’ouvrage aujourd’hui et puisque ‘’le désir naît du manque’’(J.Lacan), il se peut qu’un automne ensoleillé nous offre plus de plaisirs qu’un été prévu.
Il en va peut-être ainsi de bien des choses et de la vie elle-même.
Il a été exprimé précédemment :
‘’Sans ce qui n’est pas, ce qui est n’est pas.’’
Les quatre articles de ‘’toute fin et début’’ boucleront le cycle prévu initialement pour ‘’corpus-humanitatis’’. Ils seront repris dans le livre en projet de publication ‘’la fonction d’être’’ lui-même faisant suite à : ‘’du paraître à l’être’’ déjà publié.
Globalement, dans ces écrits je me suis efforcé d’être logique, objectif et sincère. Je me suis beaucoup appuyé sur des connaissances validées par des autorités de compétences reconnues et sur des expérimentations incontestées.
Je suis aujourd’hui et pour ces derniers articles dans une disposition un peu différente :
– hypothèse plus nombreuses,
– moins de preuves,
– plus d’expressions personnelles.
Ce n’était pas prévu ainsi. Je rappelle que je ne suis pas universitaire que j’ai quitté l’école très jeune. Cependant les leçons de la vie ont été généreuses en événements pour apprendre et comprendre. Sans prétention d’un savoir absolu et acquis.
…………………………………………………………………………………………………
Je sors de près de cinq mois d’hospitalisation. Certains moments ont été extrêmement difficiles – il y en a eu de très heureux.
Dans le plus pénible d’entre eux, j’ai senti comme un souffle froid passer dans mon dos et j’ai cru que c’était le vent des ailes de la mort le long de ma colonne vertébrale et sur mes omoplates… le froid, la nuit et une terreur absolue, indicible…
Les ailes se sont éloignées. J’ai entendu comme un rire hideux issu de crécelles fabriquées avec des os humains… Puis des mots prononcés comme dans un sifflement :
« Je reviendrai… Alors, prépares-toi… »
Je suis resté terrorisé plusieurs jours, replié en fœtus, muet.
Chacune et chacun imaginera sans doute l’émergence d’un délire provoqué par la situation, les médicaments, l’épuisement ou autres raisons explicatives.
Et je le conçois moi aussi.
Un instant je ne sais plus quand, m’est venue brusquement une idée qui m’a semblé remplir mon cerveau :
« Je décide de vivre. »
Quelques minutes plus tard je me suis laborieusement levé, fragile, fébrile et amaigri.
Moins 18 kg (qui étaient de trop) disparus en deux mois.
Aujourd’hui je suis chez moi. Je reste très affaibli mais je vais mieux de jour en jour.
Rien n’a changé et pourtant tout a changé.
Je n’ai pas changé mes habitudes ; mes amis et relations sont les mêmes et personne ne m’a suggéré un quelconque changement (à par le poids)
Et pourtant tout a changé…
J’ai ressenti d’abord la surprise : « Ce sont les médicaments ça va passer »
Puis l’inquiétude : « qu’est-ce qu’ils m’ont faits ?»
Puis un constat triste : « Ce doit être l’âge qui conduit à des déficiences de l’esprit ; il me faut l’accepter. »
Puis la réflexion m’a conduit à formaliser : « que ce qui change sans changer. »
………
– Avec moi-même je crois que je me suis mis à m’aimer véritablement pour la première fois
– avec l’environnement naturel j’en goûtais déjà la beauté ; désormais, il m’émerveille et me paraît miraculeux.
– Avec les autres mon regard est plus affuté, et plus tolérant.
– Moi qui était impulsif et précipité, je fais tout avec lenteur, comme si je goûtais un plat exceptionnellement délicieux.

Par ailleurs, il m’est venu que la majorité des difficultés réside dans le refus de ce qui est. Ce qui ne m’empêche pas de tenter de changer ce qui peut l’être.
J’ai pu ainsi établir que rien n’avait changé sauf mon regard, mon état d’observateur.
Puis ont commencé à émerger – par isomorphismes – certains attributs de la physique quantique :
L’observateur et partiellement constructeur de la réalité.
Celle–ci n’est pas soumise à un déterminisme absolu, mais résulte de fonctions qui aboutissent à un résultat aléatoire et temporaire, pure création à l’échelle de l’univers, aussitôt disparue…pour qu’en émerge une autre.
« L’immuable c’est la transformation. »
C’est alors que j’ai compris que la naissance est un acte permanent et que ‘’la fin’’ est aussi un des incidents qui maintient l’impermanence dans la danse du changement incessant du TOUT : La cellule, l’individu, les groupes, les sociétés, les planètes, les galaxies, l’univers et
L’ÊTRE
…………………………….
Je reste sur le chemin que j’ai nommé : ‘’la fonction d’être’’. Dans cette période il m’est apparu un autre changement, une autre transformation : c’est dans mon rapport au passé et à l’avenir :
« Il me revient le souvenir de l’époque ou la télévision était inconnue, le réfrigérateur aussi, comme la machine à laver.
Dans ce petit village ou j’ai commencé à être, la radio était seule complice d’évasion, le « garde-manger’’ comme seul frigo : une sorte de cage munie d’un fin grillage, et le « lavoir du village », la seule machine à laver. (Parfois, quand il faisait très chaud, en cachette, c’était la piscine pour les enfants.)
Les soirs d’été, les femmes sortaient leurs chaises devant leur maison. Elles parlaient en tricotant, puis se rapprochaient les unes des autres et les conversations s’animaient.
Nous autres, les enfants, nous allions à la « chasse aux hannetons ». Il y en avait des millions dans les arbres. Ils se laissaient facilement attraper, et il arrivait que nous exercions une cruauté innocente sur eux. Encore enfants, nous ne savions pas la douleur et la souffrance…
Cependant, le ciel était clair et les étoiles étaient bien plus brillantes qu’aujourd’hui.
L’automobile nous était inconnue, et devant les maisons s’imposaient les énormes tas de fumiers qui engraisseraient les sols. Ils étaient transportés par une sorte de chariot dénommés « tombereau », je n’ai jamais su pourquoi, tiré par un cheval.
Nous, les enfants, quand ils étaient vides, nous étions autorisés à monter dedans.
Et c’était une fête ! Quelquefois, l’un d’entre nous pouvait monter à cheval. Alors là !!!
Quelle jalousie !!! Celui-là est choisi ! Et pas moi !?

Amour & élévation – 5/5

Bonjour à toutes et tous,

Cet été ne vous a peut-être pas permis de profiter d’un soleil resplendissant et fidèle. Il se peut cependant que les jours pluvieux permettent des rêveries absentes en d’autres temps. Et certaines et certains qui ne sont pas encore partis peuvent espérer des lendemains plus radieux.

Je vous les souhaite.

Pour moi, hospitalisé depuis le 5 mai jusque fin septembre, il s’agit de retrouver une meilleure santé. C’est aussi l’opportunité d’un regard et d’une réflexion sur un parcours de vie. Il a été dérisoire et exceptionnel, affreux et magnifique, dramatique et jubilatoire.

Il m’a appris, bien que je ne sache rien : sans ce qui n’est pas, ce qui est, n’est pas ;

Sans la haine, point d’amour ; sans mort, point de vie ;

Donc sans fin, point de début…

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5/5 – AMOUR ET ÉLÉVATION

L’illusion d’un amour construit me conduit, pour l’utopie et la distraction, à poursuivre sur une autre idée. Elle procède de la nature et du fonctionnement de notre cerveau. Plus précisément du fait qu’un hémisphère exerce un principe séparateur, qui se rapproche de masculin, l’autre un principe unificateur, féminin.

J’ai proposé, à ce sujet, que le fonctionnement optimum de notre cerveau, donc l’efficacité comportements-solutions, dépendait en partie de la complicité à établir entre ces deux tendances.

Il convient de les définir, nous devons éviter d’être victime de nos représentations.

Selon les uns ou les autres, ces principes sont négatifs ou positifs.

Notre démarche relationnelle a montré la nécessité d’établir l’altérité, préalablement à l’union. C’est ainsi que nous avons réalisé la complémentarité positive de ces deux principes.

Leur existence est d’ailleurs nécessaire pour l’évolution de l’enfant. Ils sont représentés par les parents ou substituts parentaux (nécessité de la relation triangulaire).

C’est pour cela qu’il convient de les envisager de façon égale et non péjorative : en tant que tel ils ne sont ni bons ni mauvais.

Nous sommes porteurs, hommes et femmes, de ces deux principes. En fait, il semble une fois de plus que ce sont leurs interactions qui déterminent pertinence et l’efficacité, ou dysfonctionnements.

Ainsi, exprimé d’une autre manière, ce serait aussi dans l’harmonisation de ma relation-interne-avec ces deux principes que je peux me réaliser.

Il me faut les unir, et accepter, épanouir et exprimer mon identité homme-femme.

Cette idée ne prend pas en compte, bien sûr, et ne remet pas en cause, les pulsions sexuelles. Elle me permet d’imaginer que la relation amoureuse, réussie, est peut-être le moyen le plus efficace pour évoluer dans cette altérité intérieure.

Ainsi, la femme aiderait à l’accomplissement de l’homme-femme, et l’homme à l’accomplissement de la femme-homme.

Cette relation, union et communion, si elle n’est pas fusion, nous rapprocherait de l’unité d’un être humain accompli (on me monterait au ciel qu’à deux.).

Voilà où j’en suis de l’amour cherché, et qui me semble se résumer de cette façon :

bonheur

Se libérer de la peur, donner et partager pour s’unir.

Tout ceci ne propose pas de méthode ou d’assurances relatives à ce sentiment. Cependant, il se pourrait qu’elles aient révélé l’ennemi le plus puissant, souvent discret, caché, inavoué ou refoulés de l’amour, la peur.

Il semble malgré tout que la tentative n’a pas abouti. Elle nous a tout au plus permis une identification plus précise :

L’amour unit ; la peur sépare.

Alors dans le même temps, se présentent un espoir et un nouveau combat : vaincre la peur pour gagner l’amour. Et c’est un vaste chantier qui s’ouvre à ce sujet. La peur, comme les autres sentiments est évidemment subjective, et contient sa part d’irrationnel. Pour ce qui concerne l’amour, cependant, il apparaît la peur de le perdre et, peut-être plus exactement, la peur de perdre l’objet d’amour c’est-à-dire, ce que j’en obtiens, ce que j’en espère. Nous avons identifié que ceci réside dans : donner- recevoir, et donc suggère simultanément l’hypothèse d’un amour qui serait vraiment inconditionnel, totalement gratuit, donc pur et absolu.

L’amour sans objet identifié ne contiendrait pas donner-recevoir et serait hors de la peur.

Il semble en effet que ce soit possible, et ceci nous conduit à une autre forme d’amour -moins accessible- peut-être plus élevée : la compassion, partage universel de joies et de souffrances.

Les paysages visités jusqu’ici nous ont permis de cheminer dans la recherche de Sens et de Devenir. Le parcours nous a montré par instants des décors variés, peut-être intéressants, à d’autres, sombres et inquiétants. Globalement, ils ont proposé épreuves et dépassements. Chacune des étapes nous a confrontés à des difficultés supplémentaires. Il semble qu’à l’approche du sommet, c’est de plus en plus dur. Le parcours se veut donc parcours de vie. Pour le poursuivre, nous devons veiller à conserver l’envie, le plaisir, et notre vocation à être heureux.

Auteur : Christian HYERLÉ

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Esquisses réalisées (généreusement) par FRÉDÉRIC DRAPIER, août 2014

Prochain article : « toute fin est début. »

AMOUR ET ACCOMPLISSEMENT 4/5

Bonjour à toutes et tous,

 grand-amour

 

 4/5  Amour et accomplissement 

S’agissant d’idéaux de bonheur et de réalisation, et de l’infini, l’ineffable, voire l’irrationnel que contiennent ces deux mots, il faut constater l’imperfection des moyens, c’est-à-dire qu’une relation amoureuse parfaite en permanence est sans doute une illusion.

Cependant, dans cette acceptation, et sans espérer la perfection, nous pouvons l’examiner dans sa nature et son efficacité.

En résumé, il y aurait :

L’amour, c’est la vie, l’existence. Moins j’existe, plus j’ai besoin d’amour. Plus j’aime et suis aimé,  plus j’existe.

On s’aime, soi.

Et : ‘’aime ton prochain comme toi-même’’.

–          J’aime l’autre pour autant qu’il me donne des raisons de m’aimer moi-même  (qu’il développe mon existence).

–          l’autre m’aime pour autant que je lui donne des raisons de s’aimer lui-même (qu’il développe son existence)

–          Basé sur le choix de la personne, l’amour est subordonné à la liberté. Je t’aime quand tu me choisis. Je te déteste  quand tu me rejettes.

La question que pose l’efficacité du moyen semble donc s’établir sur l’identification, puis le choix, puis l’approbation, puis les soutiens manifestés de ce que l’autre est, et devient.

Ainsi que sur l’identification, le choix, l’approbation, et les soutiens obtenus depuis l’autre, de ce que je suis et deviens.

Alors :

–          qu’est l’autre pour moi ?

–          que suis-je pour lui/elle ?

–          …….

–          si tu hais l’autre ?

–          si tuer  l’autre ?

–          situer l’autre ?

–          Si tu es l’autre ?

 

Dans nos échanges précédents, au sujet de l’identité, nous avions retenu l’hypothèse de trois en un : tête-cœur-corps.

Notre interrogation s’est traduite d’une part en affirmation de l’unicité de tout être humain, et d’autre part en ‘’devenir permanent’’.

Cependant, notre quête n’a pas abouti. A la naissance, le nourrisson dispose d’une identité génétique, biologique. Cela n’est évidemment pas suffisant pour définir et caractériser notre identité.

Il semble que la presque totalité de celle –ci s’élabore essentiellement à partir des relations avec les parents et proches, et par des relations sociales ensuite.

C’est donc à partir des autres et de mes représentations que je poursuis la construction de mon identité. Elle est le résultat de mes interactions avec eux. C’est en fonction de ces interactions que je me représente ce que je suis, ou ce que je dois être, et ce que je deviens.

C’est ainsi qu’une large part de l’identité réside dans l’individu social que nous sommes tous : préfabriqués, conformes, modélisés, identiques pour une large part.

Je m’interroge ici sur la réalité-vérité de ce ‘’moi’’ social. Est-ce bien moi ? Est-ce un autre ?

Peut-être suis-je contraint d’être un autre que je n’ai même pas choisi. Alors je cherche, avec l’intuition qu’il y a un vrai moi, auquel  j’aspire, dont le moi social ne serait qu’une petite partie.

Pourtant, si  j’avais eu une autre histoire depuis ma naissance, je serais probablement devenu quelqu’un de différent.

Il se présente une possibilité pour réaliser mon identité-unicité : l’expression de mes vérités- différences et que pour cela, il me faut oser me séparer de ce qui n’est pas moi.

Chercher, explorer et exprimer mes véritables pensées, sentiments et désirs-besoins, pour me rapprocher de moi. Ce désir-choix, mutuellement établi et quand il y a lieu, la mise en œuvre des solutions de satisfaction mutuelle, me paraissent de nature à maintenir une relation d’amour, par la recherche d’accomplissement pour chacun des partenaires.

Comme les mondes tête-cœur-corps sont très largement inexplorés, inconnus, peut-être infinis, il y a toujours de quoi faire.

Si cette relation s’instaure, il semble qu’elle peut stimuler chacun dans ce processus de gestation- naissance-accouchement permanent de lui-même, c’est-à-dire son devenir, selon son choix, dans la liberté, pour son accomplissement.

Et donc, que soit établi : tu n’as pas besoin d’être  un(e) autre pour que je t’aime.

Il y faut sans doute une confiance mutuelle totale, c’est-à-dire une absence totale de peur. Et surtout pas la peur de perdre l’autre – qui n’est pas à moi. Peut être abandonner l’idée de devoir garder un jardin secret, puisqu’il y a des univers à découvrir.

Assurer de ne pouvoir le dominer où le posséder, accepter de s’abandonner à l’amour.

Ces quelques réflexions portent sur le sentiment qui unit un couple quand c’est le cas. Elles sont motivées par une recherche d’amour construit, qui serait moins aléatoire. Elles sont tentatives, dérisoires bien sûr, d’introduire quelques pensées, où une logique, dans l’irrationnel d’un sentiment toujours attendu, et toujours imprévu.

Pour ce qui concerne la relation amoureuse, cette étape, en-quête d’Amour, suggère qu’il reste subordonné à la liberté. En effet, quelque tentative qui soit engagée pour l’établir en contrat, elle l’enferme dans une prison où il meurt. Il est, où n’est pas, ne se soumet qu’à lui-même et n’accepte aucune pression qui lui soit extérieure.

Tout contrat qui le conditionne le supprime. Que penser du mariage et de tous les liens contractuels qui accompagnent une vie de couple, et comment les gérer ?

Il semble que l’interaction harmonisée tête-cœur-corps soit plus qu’ailleurs nécessaire. La relation amoureuse est celle qui unit deux cœurs et deux corps. Quand les enjeux ‘’tête’’ s’en mêlent, s’ils ne sont pas distincts et clairs pour les partenaires, la confusion apparaît. Les accords, contrats, promesses, obligations s’engagent, et l’amour disparaît. C’est donc une relation amoureuse sans autre engagement que la vivre qui serait merveilleux, mais la vie et ses nombreuses contraintes et exigences ne le permettent qu’exceptionnellement et temporairement.

Tout autant, l’amour échangé est objet de suspicion. Il dit : « Je t’aime parce que tu m’aimes, et si tu m’aimes. » Illusoire contrat, quoique l’amour partagé – c’est-à-dire sur la base de goûts communs – soit nécessaire à la perpétuation de la relation amoureuse, ou amicale.

Reste l’amour donné, le seul pur et vrai peut-être,

Objet du prochain article :

5/5 : « Amour et élévation »

Amour et besoins 3/5

sc humaines

Bonjour à vous. Ça y est, ou presque, vous vous préparez aux vacances d’été.
C’est pourquoi l’article « amour et besoins » est plus court qu’habituellement.
De plus, il a dû être décalé. (Pour des raisons indépendantes de ma volonté)

3/5 – Amour et besoins

A supposer que l’amour procède de l’amour de soi, il y a à dégager ce que cela peut signifier en exploitant nos échanges précédents. Nous avons admis que les besoins fondamentaux se résument comme suit :
– la fonction d’être d’un être, c’est d’être,
– chacun existe en fonction de la satisfaction ou de l’insatisfaction dans ses désirs et besoins,
– ce qui dépend de la quantité et de la qualité de ses interactions avec l’autre, les autres.
Ce qui permet de poser comme hypothèse qu’aimer, serait permettre à l’autre d’exister le plus possible, c’est-à-dire, simultanément, l’aider à s’accomplir (devenir), dans le sens qui est le sien, et lui permettre d’être satisfait dans ses désirs et besoins.

Cela consiste d’abord à lui permettre d’exprimer :
– ce qu’il/elle pense vraiment, (tête)
– ce qu’il/elle ressent vraiment, (cœur)
– ce qu’il/elle veut vraiment du point de vue concret. (Corps, monde physique)
Nous retrouvons ici une démarche clairement identifiée en première partie du parcours. Et nous avions vu que ceci ne peut fonctionner que dans l’établissement de la/des solutions (S) de satisfaction mutuelle, ceci dépendant de l’égalité, qui garantit le respect mutuel.
Il s’agit aussi de négociations.
Du point de vue des pensées, elles peuvent faire l’objet d’échanges, évoluer, se négocier.
Du point de vue sentiments, ils peuvent être identifiés, et évoluer de l’acceptation à la fraternité.
Du point de vue des besoins concrets, ils peuvent être identifiés et permettre recherche et mise en œuvre des solutions.
Pas au-delà.

Pour l’amour, ça ne marche pas. Parce que ce sentiment ne s’inscrit dans aucune règle. Il ne peut ni s’imposer, ni résulter de la stratégie d’influence personnelle positive. Celle-ci sera tout au plus une aide pour savoir que l’autre m’aime bien mais qu’il/elle n’est pas amoureux de moi
Agaçant, hein !

Eh bien oui. Ça ne fait rien je propose, quand se présente un problème et que je ne vois pas de solution possible, que c’est probablement parce que le problème est mal posé, ou mal identifié.
Alors, reprenons l’ouvrage.

Dans son aspect originel, l’amour est censé apporter simultanément nourriture, sécurité, donc survie. Dans l’assurance qu’il existe, il permet les satisfactions de Désirs et besoins, qui conduisent à l’état de bien-être, assimilé au bonheur.
Ainsi, l’amour est synonyme de vie heureuse. Plus tard, cette notion de bonheur devient plus individuelle et pour chacun, se hiérarchise d’une façon qui lui est propre. Cependant, une classification des désirs et besoins peut servir notre propos :
– besoins élémentaires de base, d’abord, c’est-à-dire besoins physiques et concrets,
– De sécurité ensuite, laquelle me semble pouvoir se distinguer en sécurité individuelle et sécurité collective,
– Puis de confort, c’est-à-dire d’aisance matérielle, de possessions.
– De loisirs, c’est-à-dire d’occupations librement choisies, le plus souvent pour le plaisir partagé.
– D’appartenance, ou grégaire, besoins qui traduisent l’existence d’une identité propre, et contiennent la convivialité, la solidarité, la coresponsabilité,
– De réalisation et d’accomplissement enfin, qui sont désirs de devenir plus et mieux.

Pour un individu cependant, les choses peuvent être différentes. Certains hommes, emprisonnés, et en insatisfaction des besoins élémentaires, se sont néanmoins réalisés (Mandela). Ce qui semble aussi indiquer que la liberté et l’élévation, c’est d’abord la liberté et l’élévation intérieures.
Généralement, un adulte, dans notre système, est satisfait dans ses besoins élémentaires ; amour ou pas.

Il en est de même, globalement, de la sécurité, même si elle n’est pas totale.
Un confort suffisant est acquis pour la majorité, et les loisirs sont relativement indépendants de la relation d’amour, même s’ils incluent affinités et fraternité.
Jusqu’ici, nous voyons que l’état de satisfaction peut être globalement atteint, et que ceci permet d’atteindre un état de non-souffrance, et quelques joies et plaisirs.
Ce qui n’est pas encore un état de bonheur et d’accomplissement.
Il en va différemment des étages suivants. En effet, l’appartenance et l’instinct grégaire sont supports d’identité, qui ne peut se réaliser idéalement puisque celle-ci est potentiel en devenir, largement inconnu.

J’ai déjà évoqué aussi la perte généralisée des appartenances : familiales, religieuses, idéologiques, syndicales, politiques, etc.… à cet égard, le désir se traduit en besoin insatisfait, puis en manque d’existence.
Il y a donc d’une part des manques, sources de désirs et besoins qui peuvent être comblés, amour ou pas, et d’autre part, une quête de bonheur et de réalisation-accomplissement d’identité qui constituent des idéaux, inaccessibles. Il s’agit de vérifier si l’amour est un des moyens, et un support, dans cette quête de bonheur et de réalisation.

Dans les articles précédents, il avait été suggéré que l’amour est un besoin vital. Il se donne, ou se refuse, et dans ce doute, il confronte à l’incertitude et à l’impermanence.
Comment se stabiliser et se renforcer dans cette disposition ?

« L’être accompli ne recherche plus l’amour, il l’est. » (@moraleshabilis).
C’est ce chemin qui nous invite dans les articles suivants :
« Amour et accomplissement » (4/5),
« Amour et élévation » (5/5).

Que vos vacances vous comblent en sérénité, harmonie, joie, et Amour !

L’AMOUR CHERCHÉ – 1/5

Bonjour à toutes et tous,

« L’Être accompli  ne recherche plus l’amour, il l’est. » (@moraleshabilis)

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Après les articles sur « la fonction d’être » et celui sur « de la vie », vous êtes invités à entrer dans le vaste champ, immense et mystérieux, dramatique et passionné,  violent et fait de douceurs, de batailles et de paix, extatique et torturant, empli des rêves de bonheur les plus fous et des pires  désespérances…

De l’amour…

Il y a 16 ans, j’avais traité ce thème dans mon ouvrage «du paraître à l’être» édition « chronique sociale », Lyon.

Il y avait des années que je ne m’étais pas relu, comme si je craignais d’être déçu de moi-même.

Ce n’est pas le cas.

Les articles sur « de l’amour » (un à cinq) seront largement des extraits de ce chapitre.

En effet, c’est un grand voyage qui vous est proposé, le plus important d’une vie : réaliser la rencontre véritable avec soi et ainsi, s’accomplir…

–          l’amour cherché (1/5),

–          L’amour en chemin (2/5),

–          Amour et besoins (3/5),

–          Amour et accomplissement (4/5),

–          Amour et élévation (5/5)

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L’AMOUR CHERCHÉ

« C’est après avoir beaucoup lavé ses yeux que l’on voit plus clair » @moralehabilis

amoureux lune

 De toutes les générations qui nous ont précédées, depuis la totalité des souffrances, des douleurs, des atrocités subies, montent  en silence un hurlement avorté, une plainte immense, désespérée, qui appelle l’amour.

C’est d’abord la plainte de l’enfant qui ne peut survivre sans amour. Et celle du banni chassé de la tribu qui va mourir, seul. Celle du chômeur, exclu, victime de la plus dure des punitions, l’ostracisme, qui le réduit dans son être et dans sa dignité.

C’est une demande d’une telle totalité que pour la plupart, elle est muselée, censurée, ou déviée vers d’illusoires et pitoyables substitutions-compensations.

Et pourtant, l’immensité du vide qu’est le manque d’amour aspire, sans cesse, à être comblée. Il semble donc que dans sa profondeur et son intensité, l’amour soit la vie.

Comme la vie elle-même, il contient succession de joies et de souffrances, d’attachements et de détachements, de liberté et d’emprisonnement.

Il a servi, et sert encore, de prétexte majeur à tous les asservissements, chantages et manipulations, les abus vis-à-vis des consciences et des corps.

Il est imprévisible et insaisissable, se donne, mais ne peut s’exiger, asservit mais ne peut s’asservir.

Alors, c’est presque insulter l’amour de vouloir le comprendre, et sacrilège de vouloir le maîtriser.

J’ai voulu l’amour, comme j’ai voulu la vérité, et je n’ai obtenu ni l’un ni l’autre. Le vouloir-pouvoir n’y peuvent rien.

Alors je crois que je ne peux pas parler de l’amour trouvé. Tout au plus puis-je raconter l’amour cherché.

(cependant : « Il faut un cœur fracassé pour qu’il soit ouvert ») @moraleshabilis

D’ailleurs, les quelques étapes sur ce chemin, même si  je choisis de renoncer à l’amour totalité, m’ont donné et me donnent encore beaucoup de satisfactions.

Les premières parties de notre parcours l’ont montré,  le premier niveau c’est l’acceptation, et quoique cette acceptation du vécu de l’autre soit renoncement à soi, elle est simultanément apprentissage de l’acceptation de soi.

Pour ma part, j’y ai rencontré pièges et épreuves. L’attraction narcissique ou un égocentrisme excessif m’ont quelquefois conduit hors du monde, hors des autres. Ou alors était-ce une trop grande indulgence pour fuir une insolvable culpabilité. Je poursuis néanmoins ma recherche d’acceptation de moi-même ;  mon regard et mon écoute se précisent, mais quoique j’obtienne motifs à autosatisfactions, je ne parviens pas à occulter que bien souvent je me sens coupable à la fois des comportements que je choisis, et des comportements que je ne choisis pas. Le dilemme du choix qui me semble reposer sur l’incertitude des conséquences, l’inconnu du devenir, est à accepter lui aussi.

J’ai découvert ainsi que ma capacité d’acceptation de l’autre est égale à ma capacité d’acceptation de moi-même.

Que celle-ci contient ma capacité de me connaître, de me comprendre et de me pardonner éventuellement, sans faiblesse, ni excès de rigidité. Mais aussi qu’il fallait ajouter réparation pour un pardon acquis.

Pour moi, cela signifie présenter des excuses quand il y a lieu, engagements de progrès, changement quelquefois, et fidélité à moi-même, d’abord, c’est-à-dire à mes convictions et à mes engagements, pour être fidèle dans ma relation à l’autre ensuite. Il m’apparaît, bien sûr, que je n’y parviens pas autant que je le désire, mais je crois que j’avance.

Ce que je constate aussi à ce sujet c’est que la non-acceptation, la contestation, ou le refus de l’autre  conduisent  le plus souvent à la non-acceptation, la contestation ou le refus de mon propre vécu.

L’inverse, autant : l’acceptation du vécu de l’autre, exprimé dans l’écoute authentique, permet d’être mieux accepté soi-même et mutuellement acquise, elle établit le respect mutuel.

Le second niveau qui semble indissociable de la notion de devoirs et de droits, eux-mêmes indissociables est également indispensable. Je me dois de reconnaître à l’autre le droit d’avoir ses propres idées, croyances, valeurs, sentiments, désirs et besoins – quels qu’ils soient. J’ai le droit de refuser qu’il m’impose ses solutions-comportement, et j’ai le devoir d’accepter qu’il s’exprime, et tente de m’influencer. Comme de mon côté, j’ai le droit d’avoir et d’exprimer mes idées, sentiments, besoins et le devoir de ne pas imposer mes solutions. Ainsi peut s’établir le fait de me respecter moi-même et de respecter l’autre.

À supposer franchis et acquis l’acceptation et le respect mutuel, s’ouvre une relation de considération mutuelle. C’est une réelle et complète prise en compte de l’existence, du vécu, des différences mutuelles. Alors émerge la diversité, condition de l’évolution adaptative. Cette disposition implique également l’importance et la valeur que chacun accorde à l’autre, et réalise l’élévation mutuelle.

                                                                           amoureux lune-2

Avec l’acceptation, le respect et la considération, je peux parvenir à l’estime. Elle est  découverte, partages et appréciation des richesses mutuelles. De ce point de vue je constate que le plus fréquemment ces richesses sont cachées mais aussi que, malgré mes doutes quelquefois, elles existent toujours. Je suis désormais assuré que si elles ne sont ni découvertes, ni exprimées, c’est que j’ai échoué, quant à aller plus loin dans la qualité de l’échange.

Dans l’hypothèse d’une relation qui permet acceptation, respect, considération, estime, mutuellement – elle conduit alors naturellement, à la fraternité.

A la différence des niveaux précédents, la fraternité me semble contenir engagements vis-à-vis de l’autre. C’est le moment où chacun choisit de donner objectivement à l’autre – ou éventuellement engage aide et soutien. Elle est passage aux actes, va au-delà de l’instant relationnel et s’inscrit dans une durée. Elle me semble aussi contenir l’identité d’une attente : dans la fraternité, chacun se sent pouvoir compter sur l’autre. Et puis, quoi qu’il y ait peut-être à en douter, elle est une des valeurs républicaines et suggère un devoir commun de fraternité (subordonné néanmoins à égalité).

Si elle se poursuit dans une relation, elle devient amitié.

Dans la démarche relationnelle que j’ai proposée, il me semble possible, le plus fréquemment, de concrétiser délibérément les relations depuis l’acceptation jusqu’à la fraternité. J’y parviens le plus souvent.

« Il faut beaucoup apprendre à aimer afin de le savoir par cœur. » @moraleshabilis

Pour ce qui est de l’amitié une autre composante apparaît c’est la sélectivité, le choix, la préférence. C’est donc une relation privilégiée dans laquelle l’attachement est plus fort et plus durable, et s’il est rare d’aller jusqu’au sacrifice de sa propre vie dans les étapes précédentes, l’histoire témoigne du don de la vie par amitié. Cet aspect « total » suggère que l’amitié c’est probablement l’amour, sans  le sexe. D’ailleurs plus que précédemment, elle s’appuie sur la fidélité.

Elle me paraît proche des sentiments filiaux, auquel s’ajoutent la responsabilité et les devoirs, avec l’intimité et les manifestations de tendresse plus naturelles entre parents et enfants.

Il y a donc différentes formes d’amour, et j’ai défini ce que sont, selon moi, l’acceptation, le respect mutuel, la considération, l’estime, la fraternité, l’amitié et l’amour filial.

Merci de votre consultation.

Prochain article : l’amour en chemin (2/5)

Bonne journée.

L-amour_selon_un_ferrailleur_tr

Une_bougie_vous_parle-Ghi-

https://www.youtube.com/watch?v=2R843THlXjA

https://www.youtube.com/watch?v=2R843THlXjA

 

 

 

De la vie

DE LA VIE ….

terre de feu

1 – NAISSANCE DE LA VIE

2 – BIOLOGIE HUMAINE

3 – VIVRE POURQUOI ?

4 – VIVRE COMMENT ?

Bonjour à toutes et tous,

Vous êtes bienvenus depuis votre naissance et bienvenus ici.

Recevez ma gratitude pour ce que vous êtes, et pour votre consultation.

Elle est une preuve que vous êtes en vie.

Cet article est destiné à l’évoquer. Le fait de vivre paraît une chose si ordinaire et évidente qu’il est le plus souvent considéré qu’il n’est pas utile d’y penser, ou d’en parler, ou d’écrire à ce sujet.

1 – NAISSANCE DE LA VIE

Bébé nageur

Le passage de l’inanimé à l’animé il y a environ 3,5 milliards d’années est un événement qui a fait l’objet de plusieurs recherches explicatives. Une expérience a tenté de démontrer cette émergence de la vie (UREY et Miller, 1953, USA)

Mais toutes ces recherches, théories, et expérience n’ont pas permis d’établir une certitude sur l’émergence de la vie. Elle conserve donc son mystère et peut être considérée comme merveilleuse et pour l’instant exceptionnelle. En effet, même si l’existence de très nombreuses exo-planètes est prouvée, il semble que les conditions nécessaires à la naissance de la vie sont peut-être uniques dans notre univers. Et nous sommes le résultat d’une très longue évolution du vivant (végétal, animal, humain), sur 3,5 milliards d’années :

  • d’abord des algues bleues,

  • puis les organismes pré- biotiques,

  • puis les bactéries,

  • puis les premières organisations cellulaires,

  • puis le règne animal, les dinosaures,

  • puis les mammifères,

  • puis les primates,

  • et parmi ceux-ci l’homme.

Une des hypothèses propose que l’émergence de la vie sur terre nous vienne de l’espace et des météorites. Nous serions poussières d’étoiles (Hubert Reeves)

De l’uniforme à la diversité

Dans l’évolution du vivant, il semble qu’une étape déterminante a été franchie quand le mode de reproduction est passé de la scissiparité (uniformité dans la reproduction à l’identique) à la modification des gènes et leur recomposition différenciée par la sexualité. Ainsi sommes-nous allés du gène à l’hétérogène …

S’il est une suggestion à faire de la définition de la vie ça peut être :

« Organismes uni et multicellulaires auto-organisés et auto-animés. »

Ce qui pourrait contenir la différenciation entre matière animée et inanimée.

Néanmoins, la physique moderne a établi que la matière inanimée, au niveau atomique et moléculaire est aussi auto-animée. Les roches elles-mêmes évoluent et se transforment.

A notre niveau nous pouvons cependant considérer que la vie est mouvement, du plus simple au plus complexe.

2 – BIOLOGIE HUMAINE

Ainsi, chaque naissance d’un être humain, sur les 107 milliards qui sont apparus sur la terre est une singularité unique dans les 6 millions d’années d’histoire de l’humanité.

Elle débute par l’union de deux codes génétiques, qui va donner naissance à un être différent et nouveau, résultat d’une rencontre entre une femme et un homme.

(Ici, une réflexion annexe qui se rapporte à « l’Excellence Relationnelle » et à la coévolution : la négociation dans l’aspect relationnel consiste à trouver et mettre en œuvre la troisième voie mutuellement satisfaisante, au lieu de celles de A et B)

Donc, il résulte de cette union un être nouveau, qui est d’abord un embryon. Il lui faudra 40 à 42 jours pour commencer à être identifiable en tant que futur être humain. Auparavant, il est similaire à tout embryon de mammifère. A partir de 40 jours débute la formation d’organes différenciés.

Pour autant, il semble que cet être futur va repasser par une sorte d’évolution épi-génétique : IL était poisson, puis têtard, puis primate puis fœtus humain formé.

foetus

Néanmoins la complexité de notre code génétique nous différencie plus qu’elle ne le fait pour les autres mammifères. Mais de quelle complexité s’agit-il ?

Physiologiquement nous sommes mammifères, comme les autres. La particularité réside dans l’importance de notre cerveau, capable de traiter, analyser et transmettre beaucoup plus d’informations que tous les autres mammifères.

L’évolution du vivant peut se résumer au développement de la quantité et de la complexité de l’information génétique. Cette évolution a permis de former des sociétés complexes et des civilisations qui à leur tour instaurent des acquis sociaux. Les plus récentes recherches génétiques permettent de poser valablement l’hypothèse d’une inscription génétique des acquis sociaux.

Il convient d’introduire ici une nuance de taille : la déperdition d’information qui mène inéluctablement à la fin physique et l’existence aléatoire de gènes récessifs.

Quoique SHINYA YAMANAKA, chercheurs japonais, prix Nobel 2012, a réussi à faire des cellules pluripotentes avec des cellules spécialisées, en reprogrammant leur code génétique pour qu’elles soient capables de fabriquer n’importe quel organe. Ceci ouvre des perspectives médicales extraordinaires. Auparavant il n’y avait que celles d’embryon et de cordon ombilical qui avaient ces caractéristiques.

Comme affirmé ci-dessus, l’humain se caractérise par son cerveau. (Il est commenté dans des articles précédents). Il en tire souvent fierté, prétention ou orgueil.

D’autres découvertes récentes ont établi que le nombre de bactéries qui vivent dans notre système digestif atteint 1000 milliards d’unité, soit dix fois plus que le nombre de cellules d’un corps humain adulte.

Alors, est-ce nous qui faisons vivre ces bactéries, où ces bactéries qui nous font vivre ?

Voici de quoi retrouver une certaine humilité…

Pour ma part je préfère penser que ce sont les deux puisque je suis adepte de la coévolution symbiotique.

Ces recherches ont aussi montré que l’état de ces bactéries influence notre humeur, notre santé physique, psychologique et psychique. Et certains chercheurs émettent l’hypothèse qu’elles permettraient à distance la transmission d’émotions qui deviennent synchrones.

(Ce qui confirmerait l’intérêt de la méditation transcendantale)

Ce paragraphe sur la biologie humaine introduit un changement massif de paradigme : pour la première fois dans son histoire, l’humain est capable de changer sa propre nature génétique. Un certain nombre considère ceci comme une transgression suprême, qui doit être interdite parce que devant appartenir à Dieu, ou au hasard ou à la nécessité adaptative naturelle. Ainsi sont apparues les institutions et lois sur la bioéthique, et les positions ne sont pas unanimes. Pour ma part je pense qu’une évolution comportementale positive doit être liée à ces évolutions (cf. Excellence Relationnelle)

3- VIVRE POURQUOI ?

L’existence de la vie ne nécessite pas du tout celle de l’humain ; des centaines de milliers d’années de domination par les dinosaures, avant l’émergence d’Homo sapiens-sapiens en témoignent clairement.

Une réflexion et analyse approfondies pourraient conduire à la conclusion qu’il pourrait même être de trop pour le bien de la planète.

Il paraît donc justifié de s’interroger sur son utilité. Si nous nous limitons aux aspects matériels, ça va être dur ; sur ce plan, il exerce une vaste entreprise de destruction.

Il y a 2400 ans, Platon, enseigné par Socrate, distingue trois composantes de la nature humaine (reprises dans l’excellence relationnelle), le système « tête- cœur- corps ». Mais aussi l’hypothèse globale de l’existence simultanée dans un monde matériel et un monde immatériel.

Par conséquent, si nous sommes animés d’une conscience éveillée, nous devrions évidemment choisir de préserver notre monde matériel …

Là, j’ai des doutes…

À moins que le monde immatériel ne propose une ouverture pour un réel progrès de l’être humain. Pourquoi pas ? Mais il faudrait dans ce cas définir autant que possible ce qu’est ce monde immatériel. Il ne s’agit pas de l’échange de biens physiques ; ils sont matériels. Alors, les paroles ?

Et bien non, elles sont propagations dans le monde physique de l’air (cf. la force de la parole créatrice). Ca se rétrécit, et je ne vois ici qu’une hypothèse : le monde immatériel est celui – pas exclusivement – des sentiments, des émotions, de la sensibilité.

Oui, peut-être, direz-vous, cependant il existe des sentiments qui mènent à des comportements destructeurs : la peur, la colère, la tristesse, l’orgueil, la jalousie…

Sans doute, mais il existe aussi la compassion, la tendresse, l’amitié et l’amour (prochain article)

La nature de la vie suggère ici une vocation à développer ou renforcer : développer l’amour pour être heureux et rendre heureux. J’y reviendrai.

4 – VIVRE COMMENT ?

Cinq étapes de vie peuvent être distinguées, même si elles sont et restent simultanées :

1 – un temps pour apprendre,

2 – un temps pour agir,

3 – un temps pour comprendre,

4 – un temps pour transmettre,

5 – un temps pour partir.

pont vers l'infini

Chacun d’entre nous est né, et quand il est né, il est. Puis il apprend, puis il dit, puis il fait, puis il prévoit, puis il devient et construit, puis il se tait, puis il arrête d’agir et construire, puis il est.

Alors, s’agit-il d’apprendre ou de se rappeler ?

Une ouverture a été proposée par l’article « l’éloge de l’autre ». Il propose qu’apprendre, c’est se rappeler. Se rappeler de quoi ?

Eh bien comme le suggère cet article, se rappeler que chacun est toute l’histoire de l’univers, depuis 13,7 milliards d’années… Poussière d’étoiles… Et peut-être retrouver le premier souffle, le premier son, la première parole, le premier acte : « que la lumière soit ! ».

Dans le quotidien, cela a été développé dans les articles précédents, nous vivons avec trois potentiels : penser, ressentir, agir.

Nous voyons maintenant que pour l’émergence et la régulation des trois potentiels dans leurs interactions, il est pertinent de se baser sur un facteur quatrième. Celui-ci semble résider dans le principe créateur et donc ses intentions. Bien entendu, nous sommes ici dans le monde des convictions et des croyances. De ce point de vue, rien ne peut être prouvé. Cependant, la conscience humaine permet de savoir que le niveau le plus élevé des croyances et convictions réside dans la compassion et l’amour. Non seulement les paroles et actes d’amour, mais l’État d’amour inconditionnel, absolu, Total et éternel qui a créé l’univers, qui a créé l’homme.

En conclusion de cet article je suggère qu’une valeur domine toute les autres et doit faire l’objet d’un enseignement attentif : « respecter, protéger, et aimer la vie ».

AUTEUR : Christian HYERLÉ

Prochain article «DE L’AMOUR»

Liens profitables et agréables :

http://www.youtube.com/watch?v=fadPjE8lyHU

Ferrat : que c’est beau la vie.

http://www.youtube.com/watch?v=XAryWdDvi4I

Souchon rien ne vaut la vie…

http://www.youtube.com/watch?v=i2hEMKQW-0o

qu’est-ce que la vie ?

http://www.youtube.com/watch?v=iW03SQ3wGOk

je t’aime à la folie….

http://www.youtube.com/watch?v=GWuLk3J6Nbs&list=PLgNBcJXNbpVWEjXuLKyKTiCD_6_7-dOFt

le ventre de la terre, chants indiens

LA FONCTION D’ÊTRE 1/2

LA FONCTION D’ÊTRE 1/2

Bonjour à toutes et tous,

se libérer de ses murs…

petithommur

1 – introduction,

2 – naissance de l’être,

3 – élévation de l’être,

(La fonction d’être, deuxième partie, prochain article.)

4 – réalisation de l’être,

5 – conclusion.

——————————————————————————————————————-

1 -introduction,

« la fonction d’être d’un être, c’est d’être. » Henri LABORIT.

Aujourd’hui est le premier anniversaire de ‘’corpus-humanitatis’’. Peut-être vous souvient-il que le 21 décembre 2012 était la date prétendue de la fin du monde. Le choix que j’ai fait ne participait pas, évidemment, d’une croyance à ce sujet. Il avait cependant sa logique : le monde est en mutation.

Ce qui signifie, d’une certaine façon, qu’un monde disparaît et cède la place à un Nouveau Monde.

Cet article comme les autres, publiés le 21 de chaque mois, ne suggère ni vérité absolue, ni leçons qui seraient à recevoir. Tout au plus, les éléments et les concepts précédents peuvent être communément admis, en termes de représentations et interprétations. L’objectivité et la crédibilité sont peut-être mieux établies dans les outils de ‘’l’excellence relationnelle’’, parce qu’ils ont été expérimentés concrètement et positivement par plus de 5000 participants formés.

Les articles abordés à partir d’aujourd’hui sont plus subjectifs et les concepts ne sont supportés d’aucune preuve absolue.

Vous pouvez donc légitimement vous interroger :

« Dans ce cas, à quoi sert-il de consulter ces écrits ? »

Il convient à ce sujet de rappeler la proposition globale suggérée sur ce site : se réaliser et s’accomplir, en coévolution.

De mon point de vue, cette démarche se compose de trois premières marches à gravir :

– celle du quotidien (ontologie pratique), c’est la mise en pratique du programme ‘’l’excellence relationnelle’’.

– Celle des valeurs (philosophie), déjà plus délicate et plus subjective elle participe des choix de chacun et du sens qu’il désire donner à sa vie.

– Celle de la spiritualité ; encore plus douteuse, elle invite à un dépassement du sens individuel, pour atteindre une unité intemporelle et en connexion totale.

Bien entendu même si ces trois composantes sont distinctes, elles sont reliées en permanence par des boucles de rétroactions positives et négatives.

L’escalier ne sera pas parcouru entièrement. C’est un début, les deux marches suivantes vous proposeront : ‘’de la vie’’, puis ‘’de l’amour’’.

Nous en serons à cinq. Il en restera deux pour trouver un palier : ‘’de la mort’’, puis ‘’de l’éternité’’.

Ainsi, après 7 marches, la pause sera méritée. Les trois premières marches sont à re-gravir sans cesse. Elles sont définies comme suit :

– ‘’du paraître à l’être’’ (déjà publié),

– ‘’la fonction d’être’’ (en projet d’édition),

– ‘’Être en vérité’’ (en gestation).

——————————————————————————————————————

2 -naissance de l’être,

Le titre du présent article se compose de deux termes : ‘’La fonction’’, et, ‘’d’être’’.

La fonction est pour moi la manière dont je fonctionne, ma façon de manifester l’être que je suis.

Les penseurs du siècle des lumières grec (4 e, 5 e S. avant Jésus-Christ) ont abordé l’interrogation sur l’être. Ils ont dénommé cette branche de la philosophie ‘’ontologie’’. Pour eux il s’agissait de « la science de toutes les sciences ». Cependant ‘’l’Encyclopaedia Universalis’’ considère que cette science est restée presque vide depuis 2500 ans.

En toute humilité, il peut être considéré que ‘’l’excellence relationnelle’’ constitue une proposition ‘’d’ontologie pratique’’. Ainsi se trouve formulée : « la fonction ».

Quant à la définition de « l’être », l’incertitude, le flou, le doute voire l’égarement se maintiennent.

Le verbe être (substantif) engage une action, un attribut : « Je suis avocat, formateur, architecte, marié, propriétaire, mère de famille, etc.… Et suggère un état « je suis ce que je suis, je suis un être entier, je suis un être humain, je suis triste, je suis heureux…Etc. »……..

Et pourtant…

Chaque union d’un spermatozoïde et d’un ovule produit un miracle de création. Ce miracle c’est vous. Oui, parce que vous êtes unique. Unique dans votre composante génétique. Unique parce qu’aucun être identique à vous ne peut exister. Unique parce que cela n’a jamais été, et cela ne sera jamais. (la complexité du génome permet d’exprimer cette conviction qui a été calculée).

De plus votre histoire est unique : voilà pourquoi toute vie est sacrée.

Cependant, nous l’avons vu dans les premiers articles, l’être humain se caractérise par ses capacités de communication qui lui permettent – plus que d’autres espèces – d’être aussi un être social, pourvu d’un acquis culturel, qui le conditionne, le forme, ou le formate.

Ainsi tentons-nous en permanence de concilier ces deux facettes de notre identité :

Entre unicité et unité. Être et devenir ce que je suis, ou être ce que les autres veulent que je sois.

Alors ? Qui suis-je ? Et que suis-je ?

Existerait-t-il pour un humain un ‘’étant de l’être’’, qui serait fixe, immuable, définissable et absolu ?

Il semble que la seule affirmation historique ou mythique de cette éventualité, soit exprimée dans la Bible, à Moïse qui interroge : « qui es-tu ? » ; Dieu répond : « je suis celui qui est » ; « comment leur dirais-je ? Tu leur diras : « je suis » est venu vers vous.

À ce point de mon exposé, je me sens le besoin d’exprimer que je ne suis pas déiste, et que j’ai le plus total respect pour l’athéisme. Pour éclaircir cet aspect, j’indique que j’ai la conviction (pas le savoir, ni la certitude) qu’il existe un principe créateur, et que le temps est venu d’inventer une spiritualité laïque. J’y reviendrai plus loin.

Reste que le mot ‘’être’’ m’interroge sur ce que je suis. Il s’agit donc de la quête d’identité. Descartes nous défriche un chemin : « je pense, donc je suis ».

Pour ma part, dans mon premier ouvrage, je reprends cette affirmation et y ajoute : « je pense et je ressens, donc j’existe et je deviens ».

Je vis. Non pas parce que je le sais (tête), mais parce que je ressens que je vis (cœur-corps).

Il y a ici la suggestion d’abandon d’un ‘’étant de l’être’’ et un choix proposé d’une dynamique de l’être. L’être est en devenir, (L’immuable c’est la transformation, Yi King). Et ce devenir de ce que je suis est le résultat des choix que je ferai. Il est rappelé ainsi que la certitude et la permanence sont les principales illusions de l’être orgueilleux que nous sommes souvent.

Oui, nous sommes dans l’incertitude et l’impermanence !

‘’Même si je deviens ce que je suis, je ne suis pas celui qui est.’’ (@moraleshabilis)

Et c’est bien ainsi, puisque la naissance de l’Être se réalise chaque jour à chaque instant.

——————————————————————————————————————

3 -élévation de l’être, (schéma extrait ‘’ du paraître à l’être’’)

altérité fondatrice

altérité fondatrice

Le schéma ci-dessus propose une évolution en cinq étapes. Nous serions d’abord désirs-besoins. Ce qui vient à l’esprit à ce sujet concerne les désirs et besoins élémentaires. C’est-à-dire ceux qui permettent la survie. Cependant pour un être humain, il en est d’autres qu’il est également indispensable de satisfaire. Un nourrisson a autant besoin de signes d’existence, d’affection et de communication que de téter le sein ou le biberon.

Plus tard, il saura que ‘’pour un être humain, communiquer est aussi indispensable que se nourrir.’’ (@moraleshabilis).

En seconde évolution, il va apprendre les comportements qui lui permettront d’atteindre la satisfaction, et aussi ceux qui ne le permettent pas. Il acquiert ainsi la capacité d’être acteur.

Puis il sera conduit à faire des choix personnels pour la construction de sa vie. Il devient un peu plus compétent en tant qu’acteur, parce qu’il est dirigé par le bon metteur en scène, c’est-à-dire lui-même.

Cependant la pièce n’est pas précisément écrite, c’est un synopsis qui restera longtemps incomplet. S’il poursuit correctement son chemin, il sera capable de devenir l’auteur de sa vie et de son destin.

Cette pièce écrite a-t-elle déjà été écrite, mise en scène, et jouée par d’autres, aujourd’hui, hier, en d’autres lieux ?

Dans « naissance de l’être », il est précédemment rappelé et affirmé que toute vie est unique.

Elle est donc création. Cette création peut être – est souvent – aléatoire et inconsciente. Pour qu’elle soit consciente, choisie délibérément, il est proposé de définir le sens global de son existence, donc devenir créateur, capable d’identifier à chaque instant s’il est fidèle au sens qu’il a choisi.

Bien entendu, ces étapes ne sont pas successives, je reste désirs-besoins, acteur, metteur en scène, auteur et créateur sans cesse, dans ‘’la fonction d’être’’.

La différence qui apporte satisfaction, c’est qu’au lieu de vivre une vie subie, puisque non choisie, je mets en œuvre la vie que je choisis. Elle est aussi qu’au lieu d’être un acteur mû principalement par d’autres, je deviens acteur mû principalement par moi-même.

Le schéma présenté suggère aussi que nous sommes dans une altérité constructrice et destructrice.

Le mot ’’altérité’’ signifie : « caractère de ce qui est autre ». Pour identifier l’existence de quelque chose d’autre, il faut un ‘’sujet’’ capable de le faire, en identifiant un ‘’objet’’, autre.

A priori, ce qui est autre comme objet ne pose pas question ici. Ce que je possède comme objet, j’en suis le sujet possédant (qui assujettit).

Cependant, en tant qu’humain, créé comme individu unique et libre, je devrais être en permanence sujet de ma propre vie, pour garder mon intégrité telle que l’a voulu le principe créateur.

Il faut malheureusement convenir que les choses ne se passent pas toujours ainsi. Il est même probable que la majorité des rapports humains s’établisse en sujet-à objet, et moins en Sujetà Sujet.

Dans les premiers articles et les suivants, il a été montré que les conditionnements de domination-possession sont les plus fréquemment mis en œuvre. Le projet principal de ce site est de proposer le développement de comportements de coévolution. Ainsi se définissent l’altérité destructrice et l’altérité constructrice.

Le cursus « l’excellence relationnelle » permet d’identifier que les interactions humaines sont « des boucles rétroactives », soit positives, soit négatives.

Les articles « approches sociétales » ont posé une hypothèse principale : à la base de tout ce qui existe deux principes sont en œuvre et en interaction. Le principe séparateur (détachements), et le principe unificateur (attachements). Le diagnostic suggéré était qu’un déséquilibre au profit du principe séparateur provoque les principales difficultés de notre temps. Il se caractérise par des relations sujet—-à objet, indignes de la nature véritable d’Êtres Humains. Par conséquent il est souhaitable de stimuler la mise en œuvre du principe unificateur dans des rapports Sujets à- Sujets. De plus, il était montré que chacun se réalise et s’accomplit mieux – en tant qu’être unique – dans les

« Boucles de rétroactions positives ».

Je clos ici la première partie de « la fonction d’être ». La prochaine évoquera « la réalisation de l’être» et conclura.

«Environ 20 ans pour aller d’enfant à adulte; le reste de la vie pour tenter d’Être Humain. » (@moraleshabilis)

Chers lectrices et lecteurs, merci de votre consultation. Que les fêtes de fin d’années vous comblent de joies partagées, et avec avance, que 2014 vous permette de vous réaliser et de vous accomplir selon vos vœux.

AUTEUR : Christian HYERLÉ

« En laissant briller votre lumière, vous donnerez aux autres la permission de faire de même. »

Votre crainte la plus profonde n’est pas d’être insuffisant. Votre crainte la plus profonde est que vous soyez puissant au-delà de toute mesure.

C’est votre propre lumière, et non pas l’obscurité qui vous fait le plus peur.

Vous vous demandez : qui suis-je, moi, pour être brillant, superbe, talentueux, fabuleux ?

Il faudrait plutôt vous demander : qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Vous êtes enfants du créateur. Vous faire tout petit ne sert pas le monde.

L’illumination n’est pas de vous rapetisser pour éviter d’insécuriser les autres. Elle n’est pas réservée à quelques uns ; elle est en chacun de vous, et, en laissant briller votre propre lumière vous donnez aux autres la permission de faire de même.

En vous libérant de votre propre peur, votre présence, automatiquement libère les autres. »

(Extrait d’un discours de Nelson MANDELA)

 

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