Lettre à Monsieur le Président de la République

Christian HYERLÉ           à l’attention de       Monsieur Emmanuel MACRON
52 rue Voltaire                                                Président de la république
69310 Pierre-Bénite                                       55 rue du faubourg Saint Honoré
75008 PARIS

Lettre ouverte et Contribution bénévole à  »La République En Marche »

(lecture complète : environ 7 mn ou pages 6 et 7 = 1 mn)

MUTATION – TRANSITION

« EN MARCHE »    → Pourquoi ?
→ Pour…quoi ?
→ Sur quel chemin ?

   ————->  Vers où ? 

Bonjour Monsieur le Président,

La majorité des citoyens votants de notre pays vous a porté à la plus haute fonction de l’État. Ils n’ont pas été motivés par une conviction unique pour cela. Certains, animés par une adhésion réelle à votre projet, d’autres à l’homme que vous êtes, d’autres dans l’espérance d’un avenir meilleur, mais beaucoup aussi par crainte d’un avenir encore plus sombre, parce qu’ils sont inquiets, désemparés, et révoltés ou exacerbés par les partis dits « historiques ».
Votre magnifique réussite reste cependant le résultat de vos efforts, de votre travail, de vos qualités et talents et de votre ambition de servir le peuple, le pays, L’Europe…
Elle a eu des conséquences imprévisibles et y a trois ou six mois :
– Un bouleversement et une confusion ont fait imploser la quasi-totalité des partis traditionnels. Il se révèle ainsi que le « système » n’assurait plus depuis longtemps sa fonction principale qui est de servir le peuple, la seconde de servir la France… Et quand un système n’assure plus ses fonctions, il tend à disparaître .
– Elle a fait émerger de manière tranchante les contradictions (apparentes) entre mondialisation et repli sur soi, entre l’individuel et le collectif, entre travail et capital, entre épanouissement individuel et bien-être général.

Elle réinterroge le sens et le devenir de l’homme, de la France, de l’humanité et de la vie sur la planète.
Elle révèle qu’au-delà ou à côté d’attentes et aspirations matérielles – travail, emploi logement, argent, confort, etc… Les femmes et hommes aspirent à devenir plus et mieux dans l’espérance discrète d’accomplissement et de réalisation de soi : Être humain ; …même et encore plus sur les ruines de certitudes écroulées.

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Citoyen quelconque, retraité depuis 8 ans , cette situation m’a stimulé dans le désir encore présent de suggérer quelques réflexions. Sans ambition d’image, de notoriété, prestige, et sans désirs ou besoins matériels – je me satisfaits d’une modeste pension – je crois disposer d’assez de liberté et d’aisance pour être sincère et clair dans mon propos.
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« En marche » pourquoi ?

Au-delà des raisons de communication médiatique ce slogan suggère le mouvement, une dynamique, un chemin, des objectifs, un projet, une finalité, alors que nos organisations, nos systèmes, nos lois, nos principes, nos modes de vie semblent s’être établis dans une fixité, une permanence, une pérennité assurées. Nous sommes donc dans une sourde et obsessionnelle illusion-espérance :
 » la certitude donc la Vérité et la permanence existent. »
Cependant, « L’immuable, c’est la transformation » selon le YI King.
Et l’histoire, les sciences dures, les sciences sociales, les sciences du vivant nous démontrent l’inexistence irrémédiable d’une vérité absolue donc de la certitude et de la permanence. Au point le plus profond de nos recherches, il n’y a que mouvements et interactions. (un unique principe unificateur – séparateur )
Nous sommes dans l’incertitude et dans l’impermanence. (heureusement j’ai un doute…)
 » Sois heureux tout de suite, tu n’as que maintenant. » (pas sûr non plus…)
Ainsi peut se définir pourquoi « en marche » : parce que nous le sommes tout simplement, que nous le voulions ou non.

« En marche » mais pour… quoi ?

Au début de l’histoire de l’humanité il fallait dominer sur un territoire pour survivre et faire survivre ses congénères, et surtout pour assurer la reproduction de l’espèce par la possession du territoire et des individus de sexe féminin. Dominer et posséder ont ainsi édifié les fondations comportementales. Puis les civilisations débutantes ont inscrit : Tu possèdes et tu domineras les plantes , les animaux, la planète. C’était il y a longtemps… et c’est aujourd’hui. Ces pulsions comportementales continuent à animer les hommes . Seuls les moyens ont changé.
– le pouvoir par la force ou la manipulation,
– le pouvoir et la possession par l’argent,
– (et quelquefois par un honnête travail, si…si…)
Et nous en sommes venus à nommer ces comportements : quête de bonheur, et plus : moteurs de l’évolution. A quoi nous ont-ils menés ?

« En marche » sur quel chemin ?

A la moitié du 19e siècle, époque de la première révolution industrielle, les objectifs restaient clairs : dominer et utiliser la nature pour le bien-être des hommes. Et cela a été relativement efficace jusqu’à la moitié du 20e siècle. Une seconde révolution industrielle naît simultanément à la multiplication des désirs et besoins de produits fabriqués. Les progrès scientifiques et technologiques permettent alors un développement exponentiel des capacités de production et des désirs de consommation. Ceci pour une population mondiale en développement exponentiel également. L’homme moderne s’est ainsi donné une nouvelle fonction quasi exclusive : celle de producteur-consommateur et exploiteur-dominateur-destructeur de son environnement.
L’apothéose du principe séparateur est atteinte par la fission et la fusion nucléaire. Une autre évolution scientifique et technique va bouleverser les relations inter-humaines. La planète dit-on, devient un village et toute l’humanité est interconnectée par des interactions artificielles, et gérée par des algorithmes. C’est la troisième révolution industrielle qui verrouille et stimule encore plus nos identités de producteurs-consommateurs…
Dans des risques permanents de guerre nucléaire et de catastrophes écologiques.

Les conséquences de ces changements et évolutions sont aussi pour beaucoup l’amélioration d’un confort matériel (toujours éphémère), pour la plupart l’espérance de l’obtenir, et pour un petit nombre un enrichissement hors de toute raison, de toute mesure. (et pour presque tous une solitude croissante). Cette situation a donc inscrit des formatages gagnants/perdants et perdants/gagnants dans toutes les interactions. Principalement les hommes entre eux et les hommes avec la planète. L’histoire de l’humanité montre avec évidence que les interactions gagnants/perdants aboutissent inévitablement à des états perdants-perdants.
Il apparaît aussi en ce début de 21e siècle qu’une inégalité scandaleuse s’est   instaurée : il y a désormais des êtres humains qui ont plus de valeur que d’autres et pire : que certains n’auraient pas de valeur ni importance du tout.
9 à 12 millions de pauvres dans notre pays paraît-t-il… Nos valeurs républicaines sont bafouées. l’ordre dans lequel elles ont été gravées aurait pourtant permis de le prévoir : Dans une relation de liberté (1), la porte est ouverte pour des relations (interactions) :  » je suis plus, tu es moins ». L’égalité (2) est donc compromise et les gains et pertes qui en résultent compromettent la fraternité (3), et limitent la liberté.
Alors faudrait-il briser les frontons de nos mairies ? Peut-être, pour inscrire que l’égalité (1) est première afin qu’apparaisse en second la fraternité (2) qui permet, dans la découverte de différences, l’élargissement des choix donc l’expansion de         la liberté (3), en troisième.
Le premier panneau d’information sur ce chemin pour être  »en marche » indique que :

« Tous les Êtres Humains ont une égale valeur et importance potentielles. »

C’est dans les interactions fraternelles avec lui-même, avec les autres et avec la nature qu’un être humain existe pleinement.
(Henri Laborit : « la fonction d’être d’un être, c’est d’ être. »)
(Albert Jacquart :  »Rien n’existe hors de la rencontre »)
Nous existons simultanément dans trois mondes en interactions : celui du mental (1), celui des émotions (2), celui du corps (3). (cerveau reptilien – cerveau limbique – néocortex). Ceci est un système dont le bon fonctionnement interne dépend du bon fonctionnement de chaque élément qui le compose. Il est montré précédemment que l’interaction exclusive est devenue le mental (1), (par la production) avec le physique (3), (par la consommation).
Le monde des émotions, lorsqu’il est pris en compte, c’est pour l’exploiter financièrement (et politiquement). Pour le reste il disparaît dans l’ignorance ou le mépris. Dans ces « dispositions formatées », l’être est amputé de l’essentiel et le plus élevé qui le constituent : son cœur, sa sensibilité. En plus de cela, ces dispositions réduisent la créativité, l’inventivité et l’anticipation, si nécessaires aujourd’hui.
La qualité et la quantité des interactions internes déterminent la qualité et la quantité des interactions externes.
Mais le modèle premier est devenu un méta-modèle qui détermine un seul mode d’interaction : dominer-posséder d’une part, se soumettre ou se révolter d’autre part. il est verrouillé avec tant de force que la plupart affirme : « On n’y peut rien. » Cependant bon nombre de philosophes, scientifiques, penseurs nous alertent et nous montrent que la perpétuation de ce modèle compromet l’avenir de l’humanité et de la vie sur la planète … et à court terme.
Ce risque est devenu majeur, et la pulsion individuelle de dominer-posséder entre en profonde et violente opposition avec la nécessité de restaurer et réguler le fonctionnement écologique. Les solutions globales semblent peu efficaces. Pour ma part, je crois que l’homme entretient des interactions similaires avec lui-même, avec les autres et avec son environnement.
(j’ai observé que mes élèves et participants devenaient spontanément plus respectueux avec l’environnement quand ils avaient développé le respect et l’estime d’eux-mêmes et des autres.)
C’est donc par une éducation et formation basées sur l’individu et sa véritable nature que peut se concrétiser l’amour respectueux de la nature. Et le parcours du vivant témoigne de ses capacités d’évolution.

De la première bactérie à l’homme, quel chemin !
il semble que l’évolution soit aussi une élévation, une sorte de perfectionnement qui s’est effectuée par la transmission d’informations et par la sélection naturelle ; ceci principalement animé par les nécessités d’adaptation dans les changements environnementaux naturels. Aujourd’hui les changements environnementaux sont largement dus aux activités humaines donc artificiels. Ces changements sont de plus en plus importants, de plus en plus nombreux et de plus en plus rapides. Ils nous convoquent à des performances d’adaptation. Il en résulte que le changement évolutif pour l’adaptation doit être artificiel, lucide, délibéré, choisi par l’homme :

Mutation ou transition ?
S’il est admis que l’être humain a pour fonction d’évoluer, voire de s’élever et de permettre le maximum de bien-être pour le plus grand nombre, il devient évident qu’un changement de programme comportemental librement choisi est souhaitable, plus : nécessaire, pour être gagnants – gagnants. Cet objectif ne doit pas être la proposition d’un modèle-formatage supplémentaire, mais plutôt être un modèle pour démodéliser.
Cette trans-formation demandera du temps. Il convient de la définir, l’organiser, montrer le chemin, faire le premier pas et contrôler. Selon moi, elle commence par l’éducation et la formation ; les jeunes, et simultanément , les adultes confrontés à des besoins de performances relationnelles, pour assurer et assumer « la fonction d’Être ».
Le programme existe. Il a été éprouvé positivement (par plus de 5000 personnes depuis 1985). il s’agit essentiellement de développer les qualités des interactions humaines, surtout les trois principales : Écouter, s’exprimer, résoudre, et les trois autres : écrire pour être lu, captiver un auditoire, apprécier sans flatter. (programme détaillé sur mon blog.)

Dans ce qui précède, le chemin est suggéré ; nous avons considéré « pourquoi en marche »,  »pour…quoi en marche »,  »sur quel chemin ? », il reste à proposer :
« En marche « Vers … où ? »
Que tous les êtres humains soient égaux dans leur valeur et importance ne signifie pas qu’ils doivent abandonner leur évolution qui consiste à « devenir plus et mieux » dans une saine compétition avec soi-même. (« devenir plus et servir, sans imposer , ni subir ») Ici se présentent des hypothèses philosophiques voire spirituelles, qui peuvent s’exprimer sous la forme d’un désir d’épanouissement et d’accomplissement. Le méta-modèle cité précédemment bloque la réalisation de ce désir. Il entretient des relations sujets→objets. L’état d’objet est indigne de l’Être humain. Les relations sujets ↔ sujets sont les seules qui permettent la dignité intrinsèque de chacune et chacun.

Un autre caractère particulier de l’homme réside dans son attirance pour l’inconnu, pour le mystère ; pour les connaître, et « lever le voile ». Aujourd’hui les sciences restent indécises sur la nature et l’existence de la matière, du temps, de l’espace, de l’énergie, de la vie et tout autant sur la naissance de notre univers. La physique quantique en particulier nous confronte sur notre connaissance de « la réalité. » Rien n’existe isolé, hors du tout, donc tout est relié ( intrication). L’observateur que nous sommes tous est co-créateur de son observation.
Simultanément les manipulations génétiques alimentent le projet trans-humaniste (encore la quête de certitudes, de permanence et de pouvoir), par les manipulations de l’ADN qui permettent désormais une maîtrise précise sur des segments, choisis par quoi ?, par qui ?, dans quelles intentions ? (protocole CRISPR).

Une alternative semble se préciser : une mutation provoquée par un changement physique, matériel aux résultats douteux, définis par qui et pourquoi ? D’une part, ou une transition, basée sur des choix conscients, librement consentis, immatériels, par l’éducation et la formation, d’autre part.
Il devient possible aussi d’édifier, chacun par soi-même, à partir de ces concepts « une spiritualité laïque » respectueuse et stimulante de toutes les autres spiritualités. De ce qui précède, il résulte que l’ensemble des désirs et besoins humains peuvent se résumer ainsi :
Satisfaire LA FONCTION D’ÊTRE HUMAIN.

Et cette fonction dispose d’une puissance considérable :
Des terroristes tuent et se tuent pour la servir
(envisager un programme de déradicalisation sur ces bases ?)

Et au-delà le rêve, l’illusion, l’utopie : l’ultime de l’être, c’est l’Être ultime. (Créateur)
« En marche », nous le sommes, parce qu’à la croisée de deux chemins, l’un pour rester producteurs-consommateurs-destructeurs, l’autre pour devenir Êtres Humains, capables d’être et de faire être.

D’abord par l’éducation et la formation.
« En marche » est un projet ; la transition proposée ici est une vision. Notre pays, celui des « droits de l’Homme » a le devoir et la mission de proposer, humblement, cette vision pour tous les peuples, parce que nous sommes la France. En coévolution dans l’Europe et dans le monde. Ainsi sera « rassemblé ce qui est épars. » Mais ce chantier ne pourra être ouvert que par des hommes exceptionnellement lucides et courageux…

Monsieur le Président, Il est très peu probable que ce texte, bien trop long (je deviens un vieil homme prolixe et radoteur) vous parvienne. Et si c’est le cas, votre temps est sans doute trop limité pour vous permettre de le lire. Néanmoins, il se peut que le hasard, la providence, ou quelque bizarre « synchronicité » vous permette sa consultation et peut-être vous aura-t-il distrait quelques instants. C’est ce que je souhaite, en vous assurant de ma profonde considération, et si ce n’est pas trop familier, de ma sympathie. Je crois en vous et en votre projet, comme je crois en la vision que je suis heureux de vous soumettre, même si je sais que je ne serai probablement plus là quand elle se concrétisera.

 »À l’exception de la coexistence symbiotique, toute l’évolution a reposé jusqu’ici sur le principe de la sélection naturelle, dans des rapports exclusifs de domination-possession. Le constat actuel est que ce principe qui était support d ‘évolution, est devenu support de régression et facteur de risques pour toute l’humanité et pour la vie sur la planète.
Ce qui conduit à proposer un principe différent à mettre en œuvre dans l’ensemble des interactions : La coévolution d’êtres humains, sujets d’eux-mêmes, pour devenir citoyens du monde ; un « corpus-humanitatis », voué au bonheur et à l’accomplissement de chaque individu ».*

* extraits :  »du paraître à l’être », christian Hyerlé – 1999.

Christian HYERLÉ le 11 juin 2017, site : corpus-humanitatis.com

Copies prévues : Mouvement  »République En Marche »,
Médiapart,
Rue 89,
Agoravox

LES CROYANCES art 2 de  »toute fin est début »

LES CROYANCES
(art 2 de « toute fin est début »)

Bonjour à toutes et tous,
Dans la série des articles relatifs à ‘’toute fin est début’’, il peut paraître inapproprié ou ‘’décalé’’ de traiter ce sujet.
L’histoire de l’humanité témoigne de millions d’êtres humains sacrifiés sur l’autel des croyances; ce qui, selon moi, justifie interrogations et réflexions. Il apparaît également que l’actualité nous sollicite devant des horreurs commises actuellement pour les mêmes motifs.
En préalable, il convient de hiérarchiser ce qui correspond à des croyances, où peut être interprété comme tel.
Je retiens, et ce n’est pas exhaustif :
– Les perceptions,
– Les intuitions,
– les déductions,
– les convictions,
– La compréhension (la logique et démonstrations),
– Les connaissances et savoirs,
– Les certitudes et croyances.
La raison et la passion constituent les bases à partir desquelles se différencient croyances et savoirs. De tous les êtres vivants l’homme est le seul pourvu d’une conscience qui lui permet d’apprendre, de savoir, de douter, et de croire.
Même si les mammifères supérieurs peuvent hésiter, ils ne connaissent pas le doute ; en particulier ces doutes existentiels qui ont stimulé sans cesse l’homme dans une quête incessante de savoir. Aussi divers soient-ils, ils peuvent se synthétiser dans la poursuite de deux objectifs : la réalité, la vérité.
Bien que cette quête existe depuis quelques milliers d’années (Égypte, Amérique centrale, Chine, Grèce …), Ce n’était probablement pas son objet lorsque l’homme accède à la conscience et au langage. Conformément aux suggestions de Maslow (1908-1970, psychologue, concepteur de la ‘’pyramide des motivations), il a utilisé cette faculté particulière pour satisfaire ses besoins, du plus élémentaire au plus complexe.
La quête du réel et de la vérité a commencé probablement quand il a sacralisé la mort. (Cérémonie funéraire).
Plus tard, trois grands courants de pensées vont s’attacher aux objectifs de la quête :
– Scientifiques
– Philosophiques
– Spirituels.
Chacun de ces courants a permis des évolutions et révolutions qui ont marqué l’histoire de l’homme et de l’humanité.
L’impact des évolutions scientifiques est assez évident pour qu’il ne soit pas nécessaire de le détailler ici. Cependant elles n’ont pas atteint le ‘’graal’’ que serait réalité et vérité absolue.
Dans le domaine philosophique, à supposer qu’y soit incluse l’évolution morale de l’homme étonné qui constate les phases lunaires, au contemporain qui s’interroge sur le sens de la vie et de l’univers.
Les convictions spirituelles et religieuses prétendent avoir abouti dans la quête et proposent différentes réalités-vérités tout en prétendant qu’il n’en existerait qu’une.

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Les perceptions sont sujettes à caution. Ce ne sont pas nos yeux qui voient, nos oreilles qui entendent, notre nez qui perçoit les odeurs, nos papilles qui goûtent et nos doigts qui touchent. Nos sens sont les vecteurs d’intériorisation d’une supposée réalité extérieure ; les traductions et interprétations qu’en donne notre cerveau sont strictement personnelles. D’ailleurs, en justice et de tous temps, le témoignage n’est jamais admis comme preuve irréfutable.
Les intuitions pourraient être exclues a priori de tout rapport avec la réalité et la vérité. Cependant certaines d’entre elles se sont avérées être des faits incontestés. Elles semblent donc provenir d’un autre moyen que notre système de perception. Il y aurait lieu de s’interroger sur ce vecteur inconnu. J’y reviendrai. Mais là aussi, l’accès à une réalité et une vérité incontestables nous échappe.
Les déductions et démonstrations basées sur une réflexion logique peuvent aboutir à des conclusions valides. Cependant, tant qu’elles ne sont pas concrétisées dans les faits, elles sont et restent hypothèses, et non pas réalité et vérité absolue.
Les convictions, par nature, font l’économie de preuve formelle ; elles s’établissent sur les éléments de la liste traitée ici. Elles s’attachent particulièrement aux organisations politiques et religieuses, mais aussi à des choix et orientations personnelles en particulier sur le plan moral. Elles peuvent s’établir fermement, mais quand elles sont imposées de manière formelle, elles deviennent extrémismes et négation de la liberté de conscience. Elles ne peuvent donc pas prétendre à réalité et vérité communes.
La compréhension découvre et établit des liens qui se veulent objectifs entre différents éléments ou systèmes. Elle permet de définir des interactions dynamiques, donc soumises à la temporalité : je comprends maintenant différemment d’hier et de demain. Ainsi, comprendre ne peut être savoirs, réalité, et vérité absolues même s’il s’agit de mettre en œuvre une faculté humaine essentielle qu’est la logique
Les connaissances et savoirs approchent l’hypothèse de vérités établies qui permettraient l’identification du réel de manière absolue est indiscutable.
La considération épistémologique des corpus de connaissances conduit cependant à renoncer. Que ce soit dans le domaine de l’infiniment grand (astrophysique), de l’infiniment petit (physique quantique), ou des sciences du vivant (en particulier génétiques), une connaissance ou un savoir acquis a toujours été remis en question par de nouvelles hypothèses qui leur ont succédé.
Il faut rappeler ici que la quête de connaissances est stimulée par une ambition précise : définir et trouver le réel absolu, qui serait donc vérité. C’est ici que réalité et vérité se mêlent, se complètent et s’opposent. Le réel et, à sa base la matière (ou ‘’la Maya’’ : l’illusion), n’a pas été découvert ; il reste hors de notre portée. La vérité aussi.
Croyances et certitudes.
Mais l’homme ne désarme jamais. Sa quête du réel et de la vérité se poursuit, et pendant l’œuvre en cours, il a trouvé les dogmes et croyances avec leurs enfants, les certitudes, pour préserver son énergie, son espérance et son ambition dans sa quête incessante, obsessionnelle du vrai et de la vérité.
Dès son émergence à la conscience, il a constaté les manifestations de la nature. Elles étaient mystérieuses ; il en a fait des divinités bénéfiques ou maléfiques. Plus tard, il en fera des dieux (anthropomorphisme). Puis il établira le déisme et les principales religions monothéistes.

SYNTHESE
Scientifique, le réel :
Malgré la découverte du boson de HIGGS, le réel de la matière, du monde matériel, n’a pu être identifié. Ce nouveau venu confirme par ses interactions qu’il provoque la masse des particules, mais pas leur existence en tant que matière réelle. L’hypothèse actuelle et que ces interactions se réalisent avec un ‘’champ’’ qui reste à découvrir.
« Hors de la rencontre, rien n’existe ». (A. Jacquard, déjà cité). Sans interaction il n’y a rien. D’où : il n’existe que des interactions, sources des causes et des effets. (Voir approche systémique).
Par ailleurs la science elle-même reconnaît et définit ses limites dans la quête de la matière.
Heisenberg, par le principe d’indétermination,
Gödel, par l’incomplétude des systèmes formels,
Bell, par la loi d’inégalité (équations de Bell).
Bien avant eux, Xénon -490 à -425 avant Jésus-Christ, était parvenu aux mêmes constats, traduits dans ses fameux paradoxes.
La physique a son ‘’Graal’’ : la grande unification du tout.

3

Il s’agit d’assembler les quatre lois (ci-dessus) qui régissent la matière, en une seule qui définirait enfin le réel. Le projet est en cours… Le réel nous reste inconnu.
Fin du mandarom :

SECTE-MANDAROM

Philosophique : la vérité,
Les aspects politiques ont été traités dans mes premiers articles. Ils dégageaient une hypothèse : l’homme en deux : système tête= producteur et système corps= consommateur, est incomplet. Il doit établir (ou rétablir) l’homme en trois, par l’ouverture de son cœur. Il n’en fait pas encore l’outil pour l’œuvre de réalité- vérité.
Les religions, nous l’avons vu, font prétention de vérité (pour ne plus la chercher ?).
Ainsi nous maintenons-nous sur les deux piliers de sable que sont la certitude et la permanence. Ils sont ceux aussi de l’immobilisme, du déclin, donc de la mort.
Quand ils s’écroulent en embrassant les doutes, ils les remplacent par les solides fondations de la liberté, de l’espérance et de la vie.
CONCLUSION
Tout ce qui précède dans les articles de ‘’corpus-humanitatis’’ permet d’identifier avec une raisonnable conviction l’existence d’un monde matériel et d’un autre immatériel. ( id. Platon -428 – 348 avant Jésus-Christ).
La frontière entre les deux est aussi incertaine qu’infranchissable. Ce mur immense, construit par le principe créateur doit être transformé pour devenir un pont.
Les plus récentes découvertes scientifiques sont autant de fenêtres ouvertes dans ce mur, trop étroites pour y passer tout entier.
Elles permettront peut-être de connaître enfin la Réalité et la Vérité :
– La réalité crée-t-elle la vérité ou l’inverse ?
– La matière a-t-elle créé l’esprit, ou l’inverse ?
– Dieu (le créateur) a-t-il créé l’homme, ou l’inverse ?
Dans le dernier article (21/12/2014) qui clôt le premier cycle de ‘’corpus humanitatis’’, j’inviterai à franchir des portes dans le mur, assez larges pour y passer entier, et même avec beaucoup d’autres. Nous serons alors assez nombreux de chaque coté pour construire des ponts.
Le prochain article (21/11/2014), pour sortir des ’’prises de tête’’ évoquera la gestion de nos besoins.

Drivers-croyances-limitantes

Merci, (il y a de quoi), pour votre indulgente consultation.
Auteur : Christian Hyerle

1/4 – toute fin est début

(Naissance)

Big-bang

Bonjour à toutes et à tous,
Comme souhaité en dernière parution le soleil trop absent en juillet se fait pardonner par sa présence généreuse en septembre.
« Toute fin est début »
C’est un peu sur cette base que je reprends l’ouvrage aujourd’hui et puisque ‘’le désir naît du manque’’(J.Lacan), il se peut qu’un automne ensoleillé nous offre plus de plaisirs qu’un été prévu.
Il en va peut-être ainsi de bien des choses et de la vie elle-même.
Il a été exprimé précédemment :
‘’Sans ce qui n’est pas, ce qui est n’est pas.’’
Les quatre articles de ‘’toute fin et début’’ boucleront le cycle prévu initialement pour ‘’corpus-humanitatis’’. Ils seront repris dans le livre en projet de publication ‘’la fonction d’être’’ lui-même faisant suite à : ‘’du paraître à l’être’’ déjà publié.
Globalement, dans ces écrits je me suis efforcé d’être logique, objectif et sincère. Je me suis beaucoup appuyé sur des connaissances validées par des autorités de compétences reconnues et sur des expérimentations incontestées.
Je suis aujourd’hui et pour ces derniers articles dans une disposition un peu différente :
– hypothèse plus nombreuses,
– moins de preuves,
– plus d’expressions personnelles.
Ce n’était pas prévu ainsi. Je rappelle que je ne suis pas universitaire que j’ai quitté l’école très jeune. Cependant les leçons de la vie ont été généreuses en événements pour apprendre et comprendre. Sans prétention d’un savoir absolu et acquis.
…………………………………………………………………………………………………
Je sors de près de cinq mois d’hospitalisation. Certains moments ont été extrêmement difficiles – il y en a eu de très heureux.
Dans le plus pénible d’entre eux, j’ai senti comme un souffle froid passer dans mon dos et j’ai cru que c’était le vent des ailes de la mort le long de ma colonne vertébrale et sur mes omoplates… le froid, la nuit et une terreur absolue, indicible…
Les ailes se sont éloignées. J’ai entendu comme un rire hideux issu de crécelles fabriquées avec des os humains… Puis des mots prononcés comme dans un sifflement :
« Je reviendrai… Alors, prépares-toi… »
Je suis resté terrorisé plusieurs jours, replié en fœtus, muet.
Chacune et chacun imaginera sans doute l’émergence d’un délire provoqué par la situation, les médicaments, l’épuisement ou autres raisons explicatives.
Et je le conçois moi aussi.
Un instant je ne sais plus quand, m’est venue brusquement une idée qui m’a semblé remplir mon cerveau :
« Je décide de vivre. »
Quelques minutes plus tard je me suis laborieusement levé, fragile, fébrile et amaigri.
Moins 18 kg (qui étaient de trop) disparus en deux mois.
Aujourd’hui je suis chez moi. Je reste très affaibli mais je vais mieux de jour en jour.
Rien n’a changé et pourtant tout a changé.
Je n’ai pas changé mes habitudes ; mes amis et relations sont les mêmes et personne ne m’a suggéré un quelconque changement (à par le poids)
Et pourtant tout a changé…
J’ai ressenti d’abord la surprise : « Ce sont les médicaments ça va passer »
Puis l’inquiétude : « qu’est-ce qu’ils m’ont faits ?»
Puis un constat triste : « Ce doit être l’âge qui conduit à des déficiences de l’esprit ; il me faut l’accepter. »
Puis la réflexion m’a conduit à formaliser : « que ce qui change sans changer. »
………
– Avec moi-même je crois que je me suis mis à m’aimer véritablement pour la première fois
– avec l’environnement naturel j’en goûtais déjà la beauté ; désormais, il m’émerveille et me paraît miraculeux.
– Avec les autres mon regard est plus affuté, et plus tolérant.
– Moi qui était impulsif et précipité, je fais tout avec lenteur, comme si je goûtais un plat exceptionnellement délicieux.

Par ailleurs, il m’est venu que la majorité des difficultés réside dans le refus de ce qui est. Ce qui ne m’empêche pas de tenter de changer ce qui peut l’être.
J’ai pu ainsi établir que rien n’avait changé sauf mon regard, mon état d’observateur.
Puis ont commencé à émerger – par isomorphismes – certains attributs de la physique quantique :
L’observateur et partiellement constructeur de la réalité.
Celle–ci n’est pas soumise à un déterminisme absolu, mais résulte de fonctions qui aboutissent à un résultat aléatoire et temporaire, pure création à l’échelle de l’univers, aussitôt disparue…pour qu’en émerge une autre.
« L’immuable c’est la transformation. »
C’est alors que j’ai compris que la naissance est un acte permanent et que ‘’la fin’’ est aussi un des incidents qui maintient l’impermanence dans la danse du changement incessant du TOUT : La cellule, l’individu, les groupes, les sociétés, les planètes, les galaxies, l’univers et
L’ÊTRE
…………………………….
Je reste sur le chemin que j’ai nommé : ‘’la fonction d’être’’. Dans cette période il m’est apparu un autre changement, une autre transformation : c’est dans mon rapport au passé et à l’avenir :
« Il me revient le souvenir de l’époque ou la télévision était inconnue, le réfrigérateur aussi, comme la machine à laver.
Dans ce petit village ou j’ai commencé à être, la radio était seule complice d’évasion, le « garde-manger’’ comme seul frigo : une sorte de cage munie d’un fin grillage, et le « lavoir du village », la seule machine à laver. (Parfois, quand il faisait très chaud, en cachette, c’était la piscine pour les enfants.)
Les soirs d’été, les femmes sortaient leurs chaises devant leur maison. Elles parlaient en tricotant, puis se rapprochaient les unes des autres et les conversations s’animaient.
Nous autres, les enfants, nous allions à la « chasse aux hannetons ». Il y en avait des millions dans les arbres. Ils se laissaient facilement attraper, et il arrivait que nous exercions une cruauté innocente sur eux. Encore enfants, nous ne savions pas la douleur et la souffrance…
Cependant, le ciel était clair et les étoiles étaient bien plus brillantes qu’aujourd’hui.
L’automobile nous était inconnue, et devant les maisons s’imposaient les énormes tas de fumiers qui engraisseraient les sols. Ils étaient transportés par une sorte de chariot dénommés « tombereau », je n’ai jamais su pourquoi, tiré par un cheval.
Nous, les enfants, quand ils étaient vides, nous étions autorisés à monter dedans.
Et c’était une fête ! Quelquefois, l’un d’entre nous pouvait monter à cheval. Alors là !!!
Quelle jalousie !!! Celui-là est choisi ! Et pas moi !?

Amour & élévation – 5/5

Bonjour à toutes et tous,

Cet été ne vous a peut-être pas permis de profiter d’un soleil resplendissant et fidèle. Il se peut cependant que les jours pluvieux permettent des rêveries absentes en d’autres temps. Et certaines et certains qui ne sont pas encore partis peuvent espérer des lendemains plus radieux.

Je vous les souhaite.

Pour moi, hospitalisé depuis le 5 mai jusque fin septembre, il s’agit de retrouver une meilleure santé. C’est aussi l’opportunité d’un regard et d’une réflexion sur un parcours de vie. Il a été dérisoire et exceptionnel, affreux et magnifique, dramatique et jubilatoire.

Il m’a appris, bien que je ne sache rien : sans ce qui n’est pas, ce qui est, n’est pas ;

Sans la haine, point d’amour ; sans mort, point de vie ;

Donc sans fin, point de début…

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5/5 – AMOUR ET ÉLÉVATION

L’illusion d’un amour construit me conduit, pour l’utopie et la distraction, à poursuivre sur une autre idée. Elle procède de la nature et du fonctionnement de notre cerveau. Plus précisément du fait qu’un hémisphère exerce un principe séparateur, qui se rapproche de masculin, l’autre un principe unificateur, féminin.

J’ai proposé, à ce sujet, que le fonctionnement optimum de notre cerveau, donc l’efficacité comportements-solutions, dépendait en partie de la complicité à établir entre ces deux tendances.

Il convient de les définir, nous devons éviter d’être victime de nos représentations.

Selon les uns ou les autres, ces principes sont négatifs ou positifs.

Notre démarche relationnelle a montré la nécessité d’établir l’altérité, préalablement à l’union. C’est ainsi que nous avons réalisé la complémentarité positive de ces deux principes.

Leur existence est d’ailleurs nécessaire pour l’évolution de l’enfant. Ils sont représentés par les parents ou substituts parentaux (nécessité de la relation triangulaire).

C’est pour cela qu’il convient de les envisager de façon égale et non péjorative : en tant que tel ils ne sont ni bons ni mauvais.

Nous sommes porteurs, hommes et femmes, de ces deux principes. En fait, il semble une fois de plus que ce sont leurs interactions qui déterminent pertinence et l’efficacité, ou dysfonctionnements.

Ainsi, exprimé d’une autre manière, ce serait aussi dans l’harmonisation de ma relation-interne-avec ces deux principes que je peux me réaliser.

Il me faut les unir, et accepter, épanouir et exprimer mon identité homme-femme.

Cette idée ne prend pas en compte, bien sûr, et ne remet pas en cause, les pulsions sexuelles. Elle me permet d’imaginer que la relation amoureuse, réussie, est peut-être le moyen le plus efficace pour évoluer dans cette altérité intérieure.

Ainsi, la femme aiderait à l’accomplissement de l’homme-femme, et l’homme à l’accomplissement de la femme-homme.

Cette relation, union et communion, si elle n’est pas fusion, nous rapprocherait de l’unité d’un être humain accompli (on me monterait au ciel qu’à deux.).

Voilà où j’en suis de l’amour cherché, et qui me semble se résumer de cette façon :

bonheur

Se libérer de la peur, donner et partager pour s’unir.

Tout ceci ne propose pas de méthode ou d’assurances relatives à ce sentiment. Cependant, il se pourrait qu’elles aient révélé l’ennemi le plus puissant, souvent discret, caché, inavoué ou refoulés de l’amour, la peur.

Il semble malgré tout que la tentative n’a pas abouti. Elle nous a tout au plus permis une identification plus précise :

L’amour unit ; la peur sépare.

Alors dans le même temps, se présentent un espoir et un nouveau combat : vaincre la peur pour gagner l’amour. Et c’est un vaste chantier qui s’ouvre à ce sujet. La peur, comme les autres sentiments est évidemment subjective, et contient sa part d’irrationnel. Pour ce qui concerne l’amour, cependant, il apparaît la peur de le perdre et, peut-être plus exactement, la peur de perdre l’objet d’amour c’est-à-dire, ce que j’en obtiens, ce que j’en espère. Nous avons identifié que ceci réside dans : donner- recevoir, et donc suggère simultanément l’hypothèse d’un amour qui serait vraiment inconditionnel, totalement gratuit, donc pur et absolu.

L’amour sans objet identifié ne contiendrait pas donner-recevoir et serait hors de la peur.

Il semble en effet que ce soit possible, et ceci nous conduit à une autre forme d’amour -moins accessible- peut-être plus élevée : la compassion, partage universel de joies et de souffrances.

Les paysages visités jusqu’ici nous ont permis de cheminer dans la recherche de Sens et de Devenir. Le parcours nous a montré par instants des décors variés, peut-être intéressants, à d’autres, sombres et inquiétants. Globalement, ils ont proposé épreuves et dépassements. Chacune des étapes nous a confrontés à des difficultés supplémentaires. Il semble qu’à l’approche du sommet, c’est de plus en plus dur. Le parcours se veut donc parcours de vie. Pour le poursuivre, nous devons veiller à conserver l’envie, le plaisir, et notre vocation à être heureux.

Auteur : Christian HYERLÉ

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Esquisses réalisées (généreusement) par FRÉDÉRIC DRAPIER, août 2014

Prochain article : « toute fin est début. »

AMOUR ET ACCOMPLISSEMENT 4/5

Bonjour à toutes et tous,

 grand-amour

 

 4/5  Amour et accomplissement 

S’agissant d’idéaux de bonheur et de réalisation, et de l’infini, l’ineffable, voire l’irrationnel que contiennent ces deux mots, il faut constater l’imperfection des moyens, c’est-à-dire qu’une relation amoureuse parfaite en permanence est sans doute une illusion.

Cependant, dans cette acceptation, et sans espérer la perfection, nous pouvons l’examiner dans sa nature et son efficacité.

En résumé, il y aurait :

L’amour, c’est la vie, l’existence. Moins j’existe, plus j’ai besoin d’amour. Plus j’aime et suis aimé,  plus j’existe.

On s’aime, soi.

Et : ‘’aime ton prochain comme toi-même’’.

–          J’aime l’autre pour autant qu’il me donne des raisons de m’aimer moi-même  (qu’il développe mon existence).

–          l’autre m’aime pour autant que je lui donne des raisons de s’aimer lui-même (qu’il développe son existence)

–          Basé sur le choix de la personne, l’amour est subordonné à la liberté. Je t’aime quand tu me choisis. Je te déteste  quand tu me rejettes.

La question que pose l’efficacité du moyen semble donc s’établir sur l’identification, puis le choix, puis l’approbation, puis les soutiens manifestés de ce que l’autre est, et devient.

Ainsi que sur l’identification, le choix, l’approbation, et les soutiens obtenus depuis l’autre, de ce que je suis et deviens.

Alors :

–          qu’est l’autre pour moi ?

–          que suis-je pour lui/elle ?

–          …….

–          si tu hais l’autre ?

–          si tuer  l’autre ?

–          situer l’autre ?

–          Si tu es l’autre ?

 

Dans nos échanges précédents, au sujet de l’identité, nous avions retenu l’hypothèse de trois en un : tête-cœur-corps.

Notre interrogation s’est traduite d’une part en affirmation de l’unicité de tout être humain, et d’autre part en ‘’devenir permanent’’.

Cependant, notre quête n’a pas abouti. A la naissance, le nourrisson dispose d’une identité génétique, biologique. Cela n’est évidemment pas suffisant pour définir et caractériser notre identité.

Il semble que la presque totalité de celle –ci s’élabore essentiellement à partir des relations avec les parents et proches, et par des relations sociales ensuite.

C’est donc à partir des autres et de mes représentations que je poursuis la construction de mon identité. Elle est le résultat de mes interactions avec eux. C’est en fonction de ces interactions que je me représente ce que je suis, ou ce que je dois être, et ce que je deviens.

C’est ainsi qu’une large part de l’identité réside dans l’individu social que nous sommes tous : préfabriqués, conformes, modélisés, identiques pour une large part.

Je m’interroge ici sur la réalité-vérité de ce ‘’moi’’ social. Est-ce bien moi ? Est-ce un autre ?

Peut-être suis-je contraint d’être un autre que je n’ai même pas choisi. Alors je cherche, avec l’intuition qu’il y a un vrai moi, auquel  j’aspire, dont le moi social ne serait qu’une petite partie.

Pourtant, si  j’avais eu une autre histoire depuis ma naissance, je serais probablement devenu quelqu’un de différent.

Il se présente une possibilité pour réaliser mon identité-unicité : l’expression de mes vérités- différences et que pour cela, il me faut oser me séparer de ce qui n’est pas moi.

Chercher, explorer et exprimer mes véritables pensées, sentiments et désirs-besoins, pour me rapprocher de moi. Ce désir-choix, mutuellement établi et quand il y a lieu, la mise en œuvre des solutions de satisfaction mutuelle, me paraissent de nature à maintenir une relation d’amour, par la recherche d’accomplissement pour chacun des partenaires.

Comme les mondes tête-cœur-corps sont très largement inexplorés, inconnus, peut-être infinis, il y a toujours de quoi faire.

Si cette relation s’instaure, il semble qu’elle peut stimuler chacun dans ce processus de gestation- naissance-accouchement permanent de lui-même, c’est-à-dire son devenir, selon son choix, dans la liberté, pour son accomplissement.

Et donc, que soit établi : tu n’as pas besoin d’être  un(e) autre pour que je t’aime.

Il y faut sans doute une confiance mutuelle totale, c’est-à-dire une absence totale de peur. Et surtout pas la peur de perdre l’autre – qui n’est pas à moi. Peut être abandonner l’idée de devoir garder un jardin secret, puisqu’il y a des univers à découvrir.

Assurer de ne pouvoir le dominer où le posséder, accepter de s’abandonner à l’amour.

Ces quelques réflexions portent sur le sentiment qui unit un couple quand c’est le cas. Elles sont motivées par une recherche d’amour construit, qui serait moins aléatoire. Elles sont tentatives, dérisoires bien sûr, d’introduire quelques pensées, où une logique, dans l’irrationnel d’un sentiment toujours attendu, et toujours imprévu.

Pour ce qui concerne la relation amoureuse, cette étape, en-quête d’Amour, suggère qu’il reste subordonné à la liberté. En effet, quelque tentative qui soit engagée pour l’établir en contrat, elle l’enferme dans une prison où il meurt. Il est, où n’est pas, ne se soumet qu’à lui-même et n’accepte aucune pression qui lui soit extérieure.

Tout contrat qui le conditionne le supprime. Que penser du mariage et de tous les liens contractuels qui accompagnent une vie de couple, et comment les gérer ?

Il semble que l’interaction harmonisée tête-cœur-corps soit plus qu’ailleurs nécessaire. La relation amoureuse est celle qui unit deux cœurs et deux corps. Quand les enjeux ‘’tête’’ s’en mêlent, s’ils ne sont pas distincts et clairs pour les partenaires, la confusion apparaît. Les accords, contrats, promesses, obligations s’engagent, et l’amour disparaît. C’est donc une relation amoureuse sans autre engagement que la vivre qui serait merveilleux, mais la vie et ses nombreuses contraintes et exigences ne le permettent qu’exceptionnellement et temporairement.

Tout autant, l’amour échangé est objet de suspicion. Il dit : « Je t’aime parce que tu m’aimes, et si tu m’aimes. » Illusoire contrat, quoique l’amour partagé – c’est-à-dire sur la base de goûts communs – soit nécessaire à la perpétuation de la relation amoureuse, ou amicale.

Reste l’amour donné, le seul pur et vrai peut-être,

Objet du prochain article :

5/5 : « Amour et élévation »

Amour et besoins 3/5

sc humaines

Bonjour à vous. Ça y est, ou presque, vous vous préparez aux vacances d’été.
C’est pourquoi l’article « amour et besoins » est plus court qu’habituellement.
De plus, il a dû être décalé. (Pour des raisons indépendantes de ma volonté)

3/5 – Amour et besoins

A supposer que l’amour procède de l’amour de soi, il y a à dégager ce que cela peut signifier en exploitant nos échanges précédents. Nous avons admis que les besoins fondamentaux se résument comme suit :
– la fonction d’être d’un être, c’est d’être,
– chacun existe en fonction de la satisfaction ou de l’insatisfaction dans ses désirs et besoins,
– ce qui dépend de la quantité et de la qualité de ses interactions avec l’autre, les autres.
Ce qui permet de poser comme hypothèse qu’aimer, serait permettre à l’autre d’exister le plus possible, c’est-à-dire, simultanément, l’aider à s’accomplir (devenir), dans le sens qui est le sien, et lui permettre d’être satisfait dans ses désirs et besoins.

Cela consiste d’abord à lui permettre d’exprimer :
– ce qu’il/elle pense vraiment, (tête)
– ce qu’il/elle ressent vraiment, (cœur)
– ce qu’il/elle veut vraiment du point de vue concret. (Corps, monde physique)
Nous retrouvons ici une démarche clairement identifiée en première partie du parcours. Et nous avions vu que ceci ne peut fonctionner que dans l’établissement de la/des solutions (S) de satisfaction mutuelle, ceci dépendant de l’égalité, qui garantit le respect mutuel.
Il s’agit aussi de négociations.
Du point de vue des pensées, elles peuvent faire l’objet d’échanges, évoluer, se négocier.
Du point de vue sentiments, ils peuvent être identifiés, et évoluer de l’acceptation à la fraternité.
Du point de vue des besoins concrets, ils peuvent être identifiés et permettre recherche et mise en œuvre des solutions.
Pas au-delà.

Pour l’amour, ça ne marche pas. Parce que ce sentiment ne s’inscrit dans aucune règle. Il ne peut ni s’imposer, ni résulter de la stratégie d’influence personnelle positive. Celle-ci sera tout au plus une aide pour savoir que l’autre m’aime bien mais qu’il/elle n’est pas amoureux de moi
Agaçant, hein !

Eh bien oui. Ça ne fait rien je propose, quand se présente un problème et que je ne vois pas de solution possible, que c’est probablement parce que le problème est mal posé, ou mal identifié.
Alors, reprenons l’ouvrage.

Dans son aspect originel, l’amour est censé apporter simultanément nourriture, sécurité, donc survie. Dans l’assurance qu’il existe, il permet les satisfactions de Désirs et besoins, qui conduisent à l’état de bien-être, assimilé au bonheur.
Ainsi, l’amour est synonyme de vie heureuse. Plus tard, cette notion de bonheur devient plus individuelle et pour chacun, se hiérarchise d’une façon qui lui est propre. Cependant, une classification des désirs et besoins peut servir notre propos :
– besoins élémentaires de base, d’abord, c’est-à-dire besoins physiques et concrets,
– De sécurité ensuite, laquelle me semble pouvoir se distinguer en sécurité individuelle et sécurité collective,
– Puis de confort, c’est-à-dire d’aisance matérielle, de possessions.
– De loisirs, c’est-à-dire d’occupations librement choisies, le plus souvent pour le plaisir partagé.
– D’appartenance, ou grégaire, besoins qui traduisent l’existence d’une identité propre, et contiennent la convivialité, la solidarité, la coresponsabilité,
– De réalisation et d’accomplissement enfin, qui sont désirs de devenir plus et mieux.

Pour un individu cependant, les choses peuvent être différentes. Certains hommes, emprisonnés, et en insatisfaction des besoins élémentaires, se sont néanmoins réalisés (Mandela). Ce qui semble aussi indiquer que la liberté et l’élévation, c’est d’abord la liberté et l’élévation intérieures.
Généralement, un adulte, dans notre système, est satisfait dans ses besoins élémentaires ; amour ou pas.

Il en est de même, globalement, de la sécurité, même si elle n’est pas totale.
Un confort suffisant est acquis pour la majorité, et les loisirs sont relativement indépendants de la relation d’amour, même s’ils incluent affinités et fraternité.
Jusqu’ici, nous voyons que l’état de satisfaction peut être globalement atteint, et que ceci permet d’atteindre un état de non-souffrance, et quelques joies et plaisirs.
Ce qui n’est pas encore un état de bonheur et d’accomplissement.
Il en va différemment des étages suivants. En effet, l’appartenance et l’instinct grégaire sont supports d’identité, qui ne peut se réaliser idéalement puisque celle-ci est potentiel en devenir, largement inconnu.

J’ai déjà évoqué aussi la perte généralisée des appartenances : familiales, religieuses, idéologiques, syndicales, politiques, etc.… à cet égard, le désir se traduit en besoin insatisfait, puis en manque d’existence.
Il y a donc d’une part des manques, sources de désirs et besoins qui peuvent être comblés, amour ou pas, et d’autre part, une quête de bonheur et de réalisation-accomplissement d’identité qui constituent des idéaux, inaccessibles. Il s’agit de vérifier si l’amour est un des moyens, et un support, dans cette quête de bonheur et de réalisation.

Dans les articles précédents, il avait été suggéré que l’amour est un besoin vital. Il se donne, ou se refuse, et dans ce doute, il confronte à l’incertitude et à l’impermanence.
Comment se stabiliser et se renforcer dans cette disposition ?

« L’être accompli ne recherche plus l’amour, il l’est. » (@moraleshabilis).
C’est ce chemin qui nous invite dans les articles suivants :
« Amour et accomplissement » (4/5),
« Amour et élévation » (5/5).

Que vos vacances vous comblent en sérénité, harmonie, joie, et Amour !

L’AMOUR CHERCHÉ – 1/5

Bonjour à toutes et tous,

« L’Être accompli  ne recherche plus l’amour, il l’est. » (@moraleshabilis)

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Après les articles sur « la fonction d’être » et celui sur « de la vie », vous êtes invités à entrer dans le vaste champ, immense et mystérieux, dramatique et passionné,  violent et fait de douceurs, de batailles et de paix, extatique et torturant, empli des rêves de bonheur les plus fous et des pires  désespérances…

De l’amour…

Il y a 16 ans, j’avais traité ce thème dans mon ouvrage «du paraître à l’être» édition « chronique sociale », Lyon.

Il y avait des années que je ne m’étais pas relu, comme si je craignais d’être déçu de moi-même.

Ce n’est pas le cas.

Les articles sur « de l’amour » (un à cinq) seront largement des extraits de ce chapitre.

En effet, c’est un grand voyage qui vous est proposé, le plus important d’une vie : réaliser la rencontre véritable avec soi et ainsi, s’accomplir…

–          l’amour cherché (1/5),

–          L’amour en chemin (2/5),

–          Amour et besoins (3/5),

–          Amour et accomplissement (4/5),

–          Amour et élévation (5/5)

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L’AMOUR CHERCHÉ

« C’est après avoir beaucoup lavé ses yeux que l’on voit plus clair » @moralehabilis

amoureux lune

 De toutes les générations qui nous ont précédées, depuis la totalité des souffrances, des douleurs, des atrocités subies, montent  en silence un hurlement avorté, une plainte immense, désespérée, qui appelle l’amour.

C’est d’abord la plainte de l’enfant qui ne peut survivre sans amour. Et celle du banni chassé de la tribu qui va mourir, seul. Celle du chômeur, exclu, victime de la plus dure des punitions, l’ostracisme, qui le réduit dans son être et dans sa dignité.

C’est une demande d’une telle totalité que pour la plupart, elle est muselée, censurée, ou déviée vers d’illusoires et pitoyables substitutions-compensations.

Et pourtant, l’immensité du vide qu’est le manque d’amour aspire, sans cesse, à être comblée. Il semble donc que dans sa profondeur et son intensité, l’amour soit la vie.

Comme la vie elle-même, il contient succession de joies et de souffrances, d’attachements et de détachements, de liberté et d’emprisonnement.

Il a servi, et sert encore, de prétexte majeur à tous les asservissements, chantages et manipulations, les abus vis-à-vis des consciences et des corps.

Il est imprévisible et insaisissable, se donne, mais ne peut s’exiger, asservit mais ne peut s’asservir.

Alors, c’est presque insulter l’amour de vouloir le comprendre, et sacrilège de vouloir le maîtriser.

J’ai voulu l’amour, comme j’ai voulu la vérité, et je n’ai obtenu ni l’un ni l’autre. Le vouloir-pouvoir n’y peuvent rien.

Alors je crois que je ne peux pas parler de l’amour trouvé. Tout au plus puis-je raconter l’amour cherché.

(cependant : « Il faut un cœur fracassé pour qu’il soit ouvert ») @moraleshabilis

D’ailleurs, les quelques étapes sur ce chemin, même si  je choisis de renoncer à l’amour totalité, m’ont donné et me donnent encore beaucoup de satisfactions.

Les premières parties de notre parcours l’ont montré,  le premier niveau c’est l’acceptation, et quoique cette acceptation du vécu de l’autre soit renoncement à soi, elle est simultanément apprentissage de l’acceptation de soi.

Pour ma part, j’y ai rencontré pièges et épreuves. L’attraction narcissique ou un égocentrisme excessif m’ont quelquefois conduit hors du monde, hors des autres. Ou alors était-ce une trop grande indulgence pour fuir une insolvable culpabilité. Je poursuis néanmoins ma recherche d’acceptation de moi-même ;  mon regard et mon écoute se précisent, mais quoique j’obtienne motifs à autosatisfactions, je ne parviens pas à occulter que bien souvent je me sens coupable à la fois des comportements que je choisis, et des comportements que je ne choisis pas. Le dilemme du choix qui me semble reposer sur l’incertitude des conséquences, l’inconnu du devenir, est à accepter lui aussi.

J’ai découvert ainsi que ma capacité d’acceptation de l’autre est égale à ma capacité d’acceptation de moi-même.

Que celle-ci contient ma capacité de me connaître, de me comprendre et de me pardonner éventuellement, sans faiblesse, ni excès de rigidité. Mais aussi qu’il fallait ajouter réparation pour un pardon acquis.

Pour moi, cela signifie présenter des excuses quand il y a lieu, engagements de progrès, changement quelquefois, et fidélité à moi-même, d’abord, c’est-à-dire à mes convictions et à mes engagements, pour être fidèle dans ma relation à l’autre ensuite. Il m’apparaît, bien sûr, que je n’y parviens pas autant que je le désire, mais je crois que j’avance.

Ce que je constate aussi à ce sujet c’est que la non-acceptation, la contestation, ou le refus de l’autre  conduisent  le plus souvent à la non-acceptation, la contestation ou le refus de mon propre vécu.

L’inverse, autant : l’acceptation du vécu de l’autre, exprimé dans l’écoute authentique, permet d’être mieux accepté soi-même et mutuellement acquise, elle établit le respect mutuel.

Le second niveau qui semble indissociable de la notion de devoirs et de droits, eux-mêmes indissociables est également indispensable. Je me dois de reconnaître à l’autre le droit d’avoir ses propres idées, croyances, valeurs, sentiments, désirs et besoins – quels qu’ils soient. J’ai le droit de refuser qu’il m’impose ses solutions-comportement, et j’ai le devoir d’accepter qu’il s’exprime, et tente de m’influencer. Comme de mon côté, j’ai le droit d’avoir et d’exprimer mes idées, sentiments, besoins et le devoir de ne pas imposer mes solutions. Ainsi peut s’établir le fait de me respecter moi-même et de respecter l’autre.

À supposer franchis et acquis l’acceptation et le respect mutuel, s’ouvre une relation de considération mutuelle. C’est une réelle et complète prise en compte de l’existence, du vécu, des différences mutuelles. Alors émerge la diversité, condition de l’évolution adaptative. Cette disposition implique également l’importance et la valeur que chacun accorde à l’autre, et réalise l’élévation mutuelle.

                                                                           amoureux lune-2

Avec l’acceptation, le respect et la considération, je peux parvenir à l’estime. Elle est  découverte, partages et appréciation des richesses mutuelles. De ce point de vue je constate que le plus fréquemment ces richesses sont cachées mais aussi que, malgré mes doutes quelquefois, elles existent toujours. Je suis désormais assuré que si elles ne sont ni découvertes, ni exprimées, c’est que j’ai échoué, quant à aller plus loin dans la qualité de l’échange.

Dans l’hypothèse d’une relation qui permet acceptation, respect, considération, estime, mutuellement – elle conduit alors naturellement, à la fraternité.

A la différence des niveaux précédents, la fraternité me semble contenir engagements vis-à-vis de l’autre. C’est le moment où chacun choisit de donner objectivement à l’autre – ou éventuellement engage aide et soutien. Elle est passage aux actes, va au-delà de l’instant relationnel et s’inscrit dans une durée. Elle me semble aussi contenir l’identité d’une attente : dans la fraternité, chacun se sent pouvoir compter sur l’autre. Et puis, quoi qu’il y ait peut-être à en douter, elle est une des valeurs républicaines et suggère un devoir commun de fraternité (subordonné néanmoins à égalité).

Si elle se poursuit dans une relation, elle devient amitié.

Dans la démarche relationnelle que j’ai proposée, il me semble possible, le plus fréquemment, de concrétiser délibérément les relations depuis l’acceptation jusqu’à la fraternité. J’y parviens le plus souvent.

« Il faut beaucoup apprendre à aimer afin de le savoir par cœur. » @moraleshabilis

Pour ce qui est de l’amitié une autre composante apparaît c’est la sélectivité, le choix, la préférence. C’est donc une relation privilégiée dans laquelle l’attachement est plus fort et plus durable, et s’il est rare d’aller jusqu’au sacrifice de sa propre vie dans les étapes précédentes, l’histoire témoigne du don de la vie par amitié. Cet aspect « total » suggère que l’amitié c’est probablement l’amour, sans  le sexe. D’ailleurs plus que précédemment, elle s’appuie sur la fidélité.

Elle me paraît proche des sentiments filiaux, auquel s’ajoutent la responsabilité et les devoirs, avec l’intimité et les manifestations de tendresse plus naturelles entre parents et enfants.

Il y a donc différentes formes d’amour, et j’ai défini ce que sont, selon moi, l’acceptation, le respect mutuel, la considération, l’estime, la fraternité, l’amitié et l’amour filial.

Merci de votre consultation.

Prochain article : l’amour en chemin (2/5)

Bonne journée.

L-amour_selon_un_ferrailleur_tr

Une_bougie_vous_parle-Ghi-

https://www.youtube.com/watch?v=2R843THlXjA

https://www.youtube.com/watch?v=2R843THlXjA

 

 

 

De la vie

DE LA VIE ….

terre de feu

1 – NAISSANCE DE LA VIE

2 – BIOLOGIE HUMAINE

3 – VIVRE POURQUOI ?

4 – VIVRE COMMENT ?

Bonjour à toutes et tous,

Vous êtes bienvenus depuis votre naissance et bienvenus ici.

Recevez ma gratitude pour ce que vous êtes, et pour votre consultation.

Elle est une preuve que vous êtes en vie.

Cet article est destiné à l’évoquer. Le fait de vivre paraît une chose si ordinaire et évidente qu’il est le plus souvent considéré qu’il n’est pas utile d’y penser, ou d’en parler, ou d’écrire à ce sujet.

1 – NAISSANCE DE LA VIE

Bébé nageur

Le passage de l’inanimé à l’animé il y a environ 3,5 milliards d’années est un événement qui a fait l’objet de plusieurs recherches explicatives. Une expérience a tenté de démontrer cette émergence de la vie (UREY et Miller, 1953, USA)

Mais toutes ces recherches, théories, et expérience n’ont pas permis d’établir une certitude sur l’émergence de la vie. Elle conserve donc son mystère et peut être considérée comme merveilleuse et pour l’instant exceptionnelle. En effet, même si l’existence de très nombreuses exo-planètes est prouvée, il semble que les conditions nécessaires à la naissance de la vie sont peut-être uniques dans notre univers. Et nous sommes le résultat d’une très longue évolution du vivant (végétal, animal, humain), sur 3,5 milliards d’années :

  • d’abord des algues bleues,

  • puis les organismes pré- biotiques,

  • puis les bactéries,

  • puis les premières organisations cellulaires,

  • puis le règne animal, les dinosaures,

  • puis les mammifères,

  • puis les primates,

  • et parmi ceux-ci l’homme.

Une des hypothèses propose que l’émergence de la vie sur terre nous vienne de l’espace et des météorites. Nous serions poussières d’étoiles (Hubert Reeves)

De l’uniforme à la diversité

Dans l’évolution du vivant, il semble qu’une étape déterminante a été franchie quand le mode de reproduction est passé de la scissiparité (uniformité dans la reproduction à l’identique) à la modification des gènes et leur recomposition différenciée par la sexualité. Ainsi sommes-nous allés du gène à l’hétérogène …

S’il est une suggestion à faire de la définition de la vie ça peut être :

« Organismes uni et multicellulaires auto-organisés et auto-animés. »

Ce qui pourrait contenir la différenciation entre matière animée et inanimée.

Néanmoins, la physique moderne a établi que la matière inanimée, au niveau atomique et moléculaire est aussi auto-animée. Les roches elles-mêmes évoluent et se transforment.

A notre niveau nous pouvons cependant considérer que la vie est mouvement, du plus simple au plus complexe.

2 – BIOLOGIE HUMAINE

Ainsi, chaque naissance d’un être humain, sur les 107 milliards qui sont apparus sur la terre est une singularité unique dans les 6 millions d’années d’histoire de l’humanité.

Elle débute par l’union de deux codes génétiques, qui va donner naissance à un être différent et nouveau, résultat d’une rencontre entre une femme et un homme.

(Ici, une réflexion annexe qui se rapporte à « l’Excellence Relationnelle » et à la coévolution : la négociation dans l’aspect relationnel consiste à trouver et mettre en œuvre la troisième voie mutuellement satisfaisante, au lieu de celles de A et B)

Donc, il résulte de cette union un être nouveau, qui est d’abord un embryon. Il lui faudra 40 à 42 jours pour commencer à être identifiable en tant que futur être humain. Auparavant, il est similaire à tout embryon de mammifère. A partir de 40 jours débute la formation d’organes différenciés.

Pour autant, il semble que cet être futur va repasser par une sorte d’évolution épi-génétique : IL était poisson, puis têtard, puis primate puis fœtus humain formé.

foetus

Néanmoins la complexité de notre code génétique nous différencie plus qu’elle ne le fait pour les autres mammifères. Mais de quelle complexité s’agit-il ?

Physiologiquement nous sommes mammifères, comme les autres. La particularité réside dans l’importance de notre cerveau, capable de traiter, analyser et transmettre beaucoup plus d’informations que tous les autres mammifères.

L’évolution du vivant peut se résumer au développement de la quantité et de la complexité de l’information génétique. Cette évolution a permis de former des sociétés complexes et des civilisations qui à leur tour instaurent des acquis sociaux. Les plus récentes recherches génétiques permettent de poser valablement l’hypothèse d’une inscription génétique des acquis sociaux.

Il convient d’introduire ici une nuance de taille : la déperdition d’information qui mène inéluctablement à la fin physique et l’existence aléatoire de gènes récessifs.

Quoique SHINYA YAMANAKA, chercheurs japonais, prix Nobel 2012, a réussi à faire des cellules pluripotentes avec des cellules spécialisées, en reprogrammant leur code génétique pour qu’elles soient capables de fabriquer n’importe quel organe. Ceci ouvre des perspectives médicales extraordinaires. Auparavant il n’y avait que celles d’embryon et de cordon ombilical qui avaient ces caractéristiques.

Comme affirmé ci-dessus, l’humain se caractérise par son cerveau. (Il est commenté dans des articles précédents). Il en tire souvent fierté, prétention ou orgueil.

D’autres découvertes récentes ont établi que le nombre de bactéries qui vivent dans notre système digestif atteint 1000 milliards d’unité, soit dix fois plus que le nombre de cellules d’un corps humain adulte.

Alors, est-ce nous qui faisons vivre ces bactéries, où ces bactéries qui nous font vivre ?

Voici de quoi retrouver une certaine humilité…

Pour ma part je préfère penser que ce sont les deux puisque je suis adepte de la coévolution symbiotique.

Ces recherches ont aussi montré que l’état de ces bactéries influence notre humeur, notre santé physique, psychologique et psychique. Et certains chercheurs émettent l’hypothèse qu’elles permettraient à distance la transmission d’émotions qui deviennent synchrones.

(Ce qui confirmerait l’intérêt de la méditation transcendantale)

Ce paragraphe sur la biologie humaine introduit un changement massif de paradigme : pour la première fois dans son histoire, l’humain est capable de changer sa propre nature génétique. Un certain nombre considère ceci comme une transgression suprême, qui doit être interdite parce que devant appartenir à Dieu, ou au hasard ou à la nécessité adaptative naturelle. Ainsi sont apparues les institutions et lois sur la bioéthique, et les positions ne sont pas unanimes. Pour ma part je pense qu’une évolution comportementale positive doit être liée à ces évolutions (cf. Excellence Relationnelle)

3- VIVRE POURQUOI ?

L’existence de la vie ne nécessite pas du tout celle de l’humain ; des centaines de milliers d’années de domination par les dinosaures, avant l’émergence d’Homo sapiens-sapiens en témoignent clairement.

Une réflexion et analyse approfondies pourraient conduire à la conclusion qu’il pourrait même être de trop pour le bien de la planète.

Il paraît donc justifié de s’interroger sur son utilité. Si nous nous limitons aux aspects matériels, ça va être dur ; sur ce plan, il exerce une vaste entreprise de destruction.

Il y a 2400 ans, Platon, enseigné par Socrate, distingue trois composantes de la nature humaine (reprises dans l’excellence relationnelle), le système « tête- cœur- corps ». Mais aussi l’hypothèse globale de l’existence simultanée dans un monde matériel et un monde immatériel.

Par conséquent, si nous sommes animés d’une conscience éveillée, nous devrions évidemment choisir de préserver notre monde matériel …

Là, j’ai des doutes…

À moins que le monde immatériel ne propose une ouverture pour un réel progrès de l’être humain. Pourquoi pas ? Mais il faudrait dans ce cas définir autant que possible ce qu’est ce monde immatériel. Il ne s’agit pas de l’échange de biens physiques ; ils sont matériels. Alors, les paroles ?

Et bien non, elles sont propagations dans le monde physique de l’air (cf. la force de la parole créatrice). Ca se rétrécit, et je ne vois ici qu’une hypothèse : le monde immatériel est celui – pas exclusivement – des sentiments, des émotions, de la sensibilité.

Oui, peut-être, direz-vous, cependant il existe des sentiments qui mènent à des comportements destructeurs : la peur, la colère, la tristesse, l’orgueil, la jalousie…

Sans doute, mais il existe aussi la compassion, la tendresse, l’amitié et l’amour (prochain article)

La nature de la vie suggère ici une vocation à développer ou renforcer : développer l’amour pour être heureux et rendre heureux. J’y reviendrai.

4 – VIVRE COMMENT ?

Cinq étapes de vie peuvent être distinguées, même si elles sont et restent simultanées :

1 – un temps pour apprendre,

2 – un temps pour agir,

3 – un temps pour comprendre,

4 – un temps pour transmettre,

5 – un temps pour partir.

pont vers l'infini

Chacun d’entre nous est né, et quand il est né, il est. Puis il apprend, puis il dit, puis il fait, puis il prévoit, puis il devient et construit, puis il se tait, puis il arrête d’agir et construire, puis il est.

Alors, s’agit-il d’apprendre ou de se rappeler ?

Une ouverture a été proposée par l’article « l’éloge de l’autre ». Il propose qu’apprendre, c’est se rappeler. Se rappeler de quoi ?

Eh bien comme le suggère cet article, se rappeler que chacun est toute l’histoire de l’univers, depuis 13,7 milliards d’années… Poussière d’étoiles… Et peut-être retrouver le premier souffle, le premier son, la première parole, le premier acte : « que la lumière soit ! ».

Dans le quotidien, cela a été développé dans les articles précédents, nous vivons avec trois potentiels : penser, ressentir, agir.

Nous voyons maintenant que pour l’émergence et la régulation des trois potentiels dans leurs interactions, il est pertinent de se baser sur un facteur quatrième. Celui-ci semble résider dans le principe créateur et donc ses intentions. Bien entendu, nous sommes ici dans le monde des convictions et des croyances. De ce point de vue, rien ne peut être prouvé. Cependant, la conscience humaine permet de savoir que le niveau le plus élevé des croyances et convictions réside dans la compassion et l’amour. Non seulement les paroles et actes d’amour, mais l’État d’amour inconditionnel, absolu, Total et éternel qui a créé l’univers, qui a créé l’homme.

En conclusion de cet article je suggère qu’une valeur domine toute les autres et doit faire l’objet d’un enseignement attentif : « respecter, protéger, et aimer la vie ».

AUTEUR : Christian HYERLÉ

Prochain article «DE L’AMOUR»

Liens profitables et agréables :

http://www.youtube.com/watch?v=fadPjE8lyHU

Ferrat : que c’est beau la vie.

http://www.youtube.com/watch?v=XAryWdDvi4I

Souchon rien ne vaut la vie…

http://www.youtube.com/watch?v=i2hEMKQW-0o

qu’est-ce que la vie ?

http://www.youtube.com/watch?v=iW03SQ3wGOk

je t’aime à la folie….

http://www.youtube.com/watch?v=GWuLk3J6Nbs&list=PLgNBcJXNbpVWEjXuLKyKTiCD_6_7-dOFt

le ventre de la terre, chants indiens

LA FONCTION D’ÊTRE 1/2

LA FONCTION D’ÊTRE 1/2

Bonjour à toutes et tous,

se libérer de ses murs…

petithommur

1 – introduction,

2 – naissance de l’être,

3 – élévation de l’être,

(La fonction d’être, deuxième partie, prochain article.)

4 – réalisation de l’être,

5 – conclusion.

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1 -introduction,

« la fonction d’être d’un être, c’est d’être. » Henri LABORIT.

Aujourd’hui est le premier anniversaire de ‘’corpus-humanitatis’’. Peut-être vous souvient-il que le 21 décembre 2012 était la date prétendue de la fin du monde. Le choix que j’ai fait ne participait pas, évidemment, d’une croyance à ce sujet. Il avait cependant sa logique : le monde est en mutation.

Ce qui signifie, d’une certaine façon, qu’un monde disparaît et cède la place à un Nouveau Monde.

Cet article comme les autres, publiés le 21 de chaque mois, ne suggère ni vérité absolue, ni leçons qui seraient à recevoir. Tout au plus, les éléments et les concepts précédents peuvent être communément admis, en termes de représentations et interprétations. L’objectivité et la crédibilité sont peut-être mieux établies dans les outils de ‘’l’excellence relationnelle’’, parce qu’ils ont été expérimentés concrètement et positivement par plus de 5000 participants formés.

Les articles abordés à partir d’aujourd’hui sont plus subjectifs et les concepts ne sont supportés d’aucune preuve absolue.

Vous pouvez donc légitimement vous interroger :

« Dans ce cas, à quoi sert-il de consulter ces écrits ? »

Il convient à ce sujet de rappeler la proposition globale suggérée sur ce site : se réaliser et s’accomplir, en coévolution.

De mon point de vue, cette démarche se compose de trois premières marches à gravir :

– celle du quotidien (ontologie pratique), c’est la mise en pratique du programme ‘’l’excellence relationnelle’’.

– Celle des valeurs (philosophie), déjà plus délicate et plus subjective elle participe des choix de chacun et du sens qu’il désire donner à sa vie.

– Celle de la spiritualité ; encore plus douteuse, elle invite à un dépassement du sens individuel, pour atteindre une unité intemporelle et en connexion totale.

Bien entendu même si ces trois composantes sont distinctes, elles sont reliées en permanence par des boucles de rétroactions positives et négatives.

L’escalier ne sera pas parcouru entièrement. C’est un début, les deux marches suivantes vous proposeront : ‘’de la vie’’, puis ‘’de l’amour’’.

Nous en serons à cinq. Il en restera deux pour trouver un palier : ‘’de la mort’’, puis ‘’de l’éternité’’.

Ainsi, après 7 marches, la pause sera méritée. Les trois premières marches sont à re-gravir sans cesse. Elles sont définies comme suit :

– ‘’du paraître à l’être’’ (déjà publié),

– ‘’la fonction d’être’’ (en projet d’édition),

– ‘’Être en vérité’’ (en gestation).

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2 -naissance de l’être,

Le titre du présent article se compose de deux termes : ‘’La fonction’’, et, ‘’d’être’’.

La fonction est pour moi la manière dont je fonctionne, ma façon de manifester l’être que je suis.

Les penseurs du siècle des lumières grec (4 e, 5 e S. avant Jésus-Christ) ont abordé l’interrogation sur l’être. Ils ont dénommé cette branche de la philosophie ‘’ontologie’’. Pour eux il s’agissait de « la science de toutes les sciences ». Cependant ‘’l’Encyclopaedia Universalis’’ considère que cette science est restée presque vide depuis 2500 ans.

En toute humilité, il peut être considéré que ‘’l’excellence relationnelle’’ constitue une proposition ‘’d’ontologie pratique’’. Ainsi se trouve formulée : « la fonction ».

Quant à la définition de « l’être », l’incertitude, le flou, le doute voire l’égarement se maintiennent.

Le verbe être (substantif) engage une action, un attribut : « Je suis avocat, formateur, architecte, marié, propriétaire, mère de famille, etc.… Et suggère un état « je suis ce que je suis, je suis un être entier, je suis un être humain, je suis triste, je suis heureux…Etc. »……..

Et pourtant…

Chaque union d’un spermatozoïde et d’un ovule produit un miracle de création. Ce miracle c’est vous. Oui, parce que vous êtes unique. Unique dans votre composante génétique. Unique parce qu’aucun être identique à vous ne peut exister. Unique parce que cela n’a jamais été, et cela ne sera jamais. (la complexité du génome permet d’exprimer cette conviction qui a été calculée).

De plus votre histoire est unique : voilà pourquoi toute vie est sacrée.

Cependant, nous l’avons vu dans les premiers articles, l’être humain se caractérise par ses capacités de communication qui lui permettent – plus que d’autres espèces – d’être aussi un être social, pourvu d’un acquis culturel, qui le conditionne, le forme, ou le formate.

Ainsi tentons-nous en permanence de concilier ces deux facettes de notre identité :

Entre unicité et unité. Être et devenir ce que je suis, ou être ce que les autres veulent que je sois.

Alors ? Qui suis-je ? Et que suis-je ?

Existerait-t-il pour un humain un ‘’étant de l’être’’, qui serait fixe, immuable, définissable et absolu ?

Il semble que la seule affirmation historique ou mythique de cette éventualité, soit exprimée dans la Bible, à Moïse qui interroge : « qui es-tu ? » ; Dieu répond : « je suis celui qui est » ; « comment leur dirais-je ? Tu leur diras : « je suis » est venu vers vous.

À ce point de mon exposé, je me sens le besoin d’exprimer que je ne suis pas déiste, et que j’ai le plus total respect pour l’athéisme. Pour éclaircir cet aspect, j’indique que j’ai la conviction (pas le savoir, ni la certitude) qu’il existe un principe créateur, et que le temps est venu d’inventer une spiritualité laïque. J’y reviendrai plus loin.

Reste que le mot ‘’être’’ m’interroge sur ce que je suis. Il s’agit donc de la quête d’identité. Descartes nous défriche un chemin : « je pense, donc je suis ».

Pour ma part, dans mon premier ouvrage, je reprends cette affirmation et y ajoute : « je pense et je ressens, donc j’existe et je deviens ».

Je vis. Non pas parce que je le sais (tête), mais parce que je ressens que je vis (cœur-corps).

Il y a ici la suggestion d’abandon d’un ‘’étant de l’être’’ et un choix proposé d’une dynamique de l’être. L’être est en devenir, (L’immuable c’est la transformation, Yi King). Et ce devenir de ce que je suis est le résultat des choix que je ferai. Il est rappelé ainsi que la certitude et la permanence sont les principales illusions de l’être orgueilleux que nous sommes souvent.

Oui, nous sommes dans l’incertitude et l’impermanence !

‘’Même si je deviens ce que je suis, je ne suis pas celui qui est.’’ (@moraleshabilis)

Et c’est bien ainsi, puisque la naissance de l’Être se réalise chaque jour à chaque instant.

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3 -élévation de l’être, (schéma extrait ‘’ du paraître à l’être’’)

altérité fondatrice

altérité fondatrice

Le schéma ci-dessus propose une évolution en cinq étapes. Nous serions d’abord désirs-besoins. Ce qui vient à l’esprit à ce sujet concerne les désirs et besoins élémentaires. C’est-à-dire ceux qui permettent la survie. Cependant pour un être humain, il en est d’autres qu’il est également indispensable de satisfaire. Un nourrisson a autant besoin de signes d’existence, d’affection et de communication que de téter le sein ou le biberon.

Plus tard, il saura que ‘’pour un être humain, communiquer est aussi indispensable que se nourrir.’’ (@moraleshabilis).

En seconde évolution, il va apprendre les comportements qui lui permettront d’atteindre la satisfaction, et aussi ceux qui ne le permettent pas. Il acquiert ainsi la capacité d’être acteur.

Puis il sera conduit à faire des choix personnels pour la construction de sa vie. Il devient un peu plus compétent en tant qu’acteur, parce qu’il est dirigé par le bon metteur en scène, c’est-à-dire lui-même.

Cependant la pièce n’est pas précisément écrite, c’est un synopsis qui restera longtemps incomplet. S’il poursuit correctement son chemin, il sera capable de devenir l’auteur de sa vie et de son destin.

Cette pièce écrite a-t-elle déjà été écrite, mise en scène, et jouée par d’autres, aujourd’hui, hier, en d’autres lieux ?

Dans « naissance de l’être », il est précédemment rappelé et affirmé que toute vie est unique.

Elle est donc création. Cette création peut être – est souvent – aléatoire et inconsciente. Pour qu’elle soit consciente, choisie délibérément, il est proposé de définir le sens global de son existence, donc devenir créateur, capable d’identifier à chaque instant s’il est fidèle au sens qu’il a choisi.

Bien entendu, ces étapes ne sont pas successives, je reste désirs-besoins, acteur, metteur en scène, auteur et créateur sans cesse, dans ‘’la fonction d’être’’.

La différence qui apporte satisfaction, c’est qu’au lieu de vivre une vie subie, puisque non choisie, je mets en œuvre la vie que je choisis. Elle est aussi qu’au lieu d’être un acteur mû principalement par d’autres, je deviens acteur mû principalement par moi-même.

Le schéma présenté suggère aussi que nous sommes dans une altérité constructrice et destructrice.

Le mot ’’altérité’’ signifie : « caractère de ce qui est autre ». Pour identifier l’existence de quelque chose d’autre, il faut un ‘’sujet’’ capable de le faire, en identifiant un ‘’objet’’, autre.

A priori, ce qui est autre comme objet ne pose pas question ici. Ce que je possède comme objet, j’en suis le sujet possédant (qui assujettit).

Cependant, en tant qu’humain, créé comme individu unique et libre, je devrais être en permanence sujet de ma propre vie, pour garder mon intégrité telle que l’a voulu le principe créateur.

Il faut malheureusement convenir que les choses ne se passent pas toujours ainsi. Il est même probable que la majorité des rapports humains s’établisse en sujet-à objet, et moins en Sujetà Sujet.

Dans les premiers articles et les suivants, il a été montré que les conditionnements de domination-possession sont les plus fréquemment mis en œuvre. Le projet principal de ce site est de proposer le développement de comportements de coévolution. Ainsi se définissent l’altérité destructrice et l’altérité constructrice.

Le cursus « l’excellence relationnelle » permet d’identifier que les interactions humaines sont « des boucles rétroactives », soit positives, soit négatives.

Les articles « approches sociétales » ont posé une hypothèse principale : à la base de tout ce qui existe deux principes sont en œuvre et en interaction. Le principe séparateur (détachements), et le principe unificateur (attachements). Le diagnostic suggéré était qu’un déséquilibre au profit du principe séparateur provoque les principales difficultés de notre temps. Il se caractérise par des relations sujet—-à objet, indignes de la nature véritable d’Êtres Humains. Par conséquent il est souhaitable de stimuler la mise en œuvre du principe unificateur dans des rapports Sujets à- Sujets. De plus, il était montré que chacun se réalise et s’accomplit mieux – en tant qu’être unique – dans les

« Boucles de rétroactions positives ».

Je clos ici la première partie de « la fonction d’être ». La prochaine évoquera « la réalisation de l’être» et conclura.

«Environ 20 ans pour aller d’enfant à adulte; le reste de la vie pour tenter d’Être Humain. » (@moraleshabilis)

Chers lectrices et lecteurs, merci de votre consultation. Que les fêtes de fin d’années vous comblent de joies partagées, et avec avance, que 2014 vous permette de vous réaliser et de vous accomplir selon vos vœux.

AUTEUR : Christian HYERLÉ

« En laissant briller votre lumière, vous donnerez aux autres la permission de faire de même. »

Votre crainte la plus profonde n’est pas d’être insuffisant. Votre crainte la plus profonde est que vous soyez puissant au-delà de toute mesure.

C’est votre propre lumière, et non pas l’obscurité qui vous fait le plus peur.

Vous vous demandez : qui suis-je, moi, pour être brillant, superbe, talentueux, fabuleux ?

Il faudrait plutôt vous demander : qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Vous êtes enfants du créateur. Vous faire tout petit ne sert pas le monde.

L’illumination n’est pas de vous rapetisser pour éviter d’insécuriser les autres. Elle n’est pas réservée à quelques uns ; elle est en chacun de vous, et, en laissant briller votre propre lumière vous donnez aux autres la permission de faire de même.

En vous libérant de votre propre peur, votre présence, automatiquement libère les autres. »

(Extrait d’un discours de Nelson MANDELA)

 

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