LES CROYANCES

LES CROYANCES
(art 2 de « toute fin est début »)

Bonjour à toutes et tous,
Dans la série des articles relatifs à ‘’toute fin est début’’, il peut paraître inapproprié ou ‘’décalé’’ de traiter ce sujet.
L’histoire de l’humanité témoigne de millions d’êtres humains sacrifiés sur l’autel des croyances; ce qui, selon moi, justifie interrogations et réflexions. Il apparaît également que l’actualité nous sollicite devant des horreurs commises actuellement pour les mêmes motifs.
En préalable, il convient de hiérarchiser ce qui correspond à des croyances, où peut être interprété comme tel.
Je retiens, et ce n’est pas exhaustif :
– Les perceptions,
– Les intuitions,
– les déductions,
– les convictions,
– La compréhension (la logique et démonstrations),
– Les connaissances et savoirs,
– Les certitudes et croyances.
La raison et la passion constituent les bases à partir desquelles se différencient croyances et savoirs. De tous les êtres vivants l’homme est le seul pourvu d’une conscience qui lui permet d’apprendre, de savoir, de douter, et de croire.
Même si les mammifères supérieurs peuvent hésiter, ils ne connaissent pas le doute ; en particulier ces doutes existentiels qui ont stimulé sans cesse l’homme dans une quête incessante de savoir. Aussi divers soient-ils, ils peuvent se synthétiser dans la poursuite de deux objectifs : la réalité, la vérité.
Bien que cette quête existe depuis quelques milliers d’années (Égypte, Amérique centrale, Chine, Grèce …), Ce n’était probablement pas son objet lorsque l’homme accède à la conscience et au langage. Conformément aux suggestions de Maslow (1908-1970, psychologue, concepteur de la ‘’pyramide des motivations), il a utilisé cette faculté particulière pour satisfaire ses besoins, du plus élémentaire au plus complexe.
La quête du réel et de la vérité a commencé probablement quand il a sacralisé la mort. (Cérémonie funéraire).
Plus tard, trois grands courants de pensées vont s’attacher aux objectifs de la quête :
– Scientifiques
– Philosophiques
– Spirituels.
Chacun de ces courants a permis des évolutions et révolutions qui ont marqué l’histoire de l’homme et de l’humanité.
L’impact des évolutions scientifiques est assez évident pour qu’il ne soit pas nécessaire de le détailler ici. Cependant elles n’ont pas atteint le ‘’graal’’ que serait réalité et vérité absolue.
Dans le domaine philosophique, à supposer qu’y soit incluse l’évolution morale de l’homme étonné qui constate les phases lunaires, au contemporain qui s’interroge sur le sens de la vie et de l’univers.
Les convictions spirituelles et religieuses prétendent avoir abouti dans la quête et proposent différentes réalités-vérités tout en prétendant qu’il n’en existerait qu’une.
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Les perceptions sont sujettes à caution. Ce ne sont pas nos yeux qui voient, nos oreilles qui entendent, notre nez qui perçoit les odeurs, nos papilles qui goûtent et nos doigts qui touchent. Nos sens sont les vecteurs d’intériorisation d’une supposée réalité extérieure ; les traductions et interprétations qu’en donne notre cerveau sont strictement personnelles. D’ailleurs, en justice et de tous temps, le témoignage n’est jamais admis comme preuve irréfutable.
Les intuitions pourraient être exclues a priori de tout rapport avec la réalité et la vérité. Cependant certaines d’entre elles se sont avérées être des faits incontestés. Elles semblent donc provenir d’un autre moyen que notre système de perception. Il y aurait lieu de s’interroger sur ce vecteur inconnu. J’y reviendrai. Mais là aussi, l’accès à une réalité et une vérité incontestables nous échappe.
Les déductions et démonstrations basées sur une réflexion logique peuvent aboutir à des conclusions valides. Cependant, tant qu’elles ne sont pas concrétisées dans les faits, elles sont et restent hypothèses, et non pas réalité et vérité absolue.
Les convictions, par nature, font l’économie de preuve formelle ; elles s’établissent sur les éléments de la liste traitée ici. Elles s’attachent particulièrement aux organisations politiques et religieuses, mais aussi à des choix et orientations personnelles en particulier sur le plan moral. Elles peuvent s’établir fermement, mais quand elles sont imposées de manière formelle, elles deviennent extrémismes et négation de la liberté de conscience. Elles ne peuvent donc pas prétendre à réalité et vérité communes.
La compréhension découvre et établit des liens qui se veulent objectifs entre différents éléments ou systèmes. Elle permet de définir des interactions dynamiques, donc soumises à la temporalité : je comprends maintenant différemment d’hier et de demain. Ainsi, comprendre ne peut être savoirs, réalité, et vérité absolues même s’il s’agit de mettre en œuvre une faculté humaine essentielle qu’est la logique.
Les connaissances et savoirs approchent l’hypothèse de vérités établies qui permettraient l’identification du réel de manière absolue et indiscutable.
La considération épistémologique des corpus de connaissances conduit cependant à renoncer. Que ce soit dans le domaine de l’infiniment grand (astrophysique), de l’infiniment petit (physique quantique), ou des sciences du vivant (en particulier génétiques), une connaissance ou un savoir acquis a toujours été remis en question par de nouvelles hypothèses qui leur ont succédé.
Il faut rappeler ici que la quête de connaissances est stimulée par une ambition précise : définir et trouver le réel absolu, qui serait donc vérité. C’est ici que réalité et vérité se mêlent, se complètent et s’opposent. Le réel et, à sa base la matière (ou ‘’la Maya’’ : l’illusion), n’a pas été découvert ; il reste hors de notre portée. La vérité aussi.
Croyances et certitudes.
Mais l’homme ne désarme jamais. Sa quête du réel et de la vérité se poursuit, et pendant l’œuvre en cours, il a trouvé les dogmes et croyances avec leurs enfants, les certitudes, pour préserver son énergie, son espérance et son ambition dans sa quête incessante, obsessionnelle du vrai et de la vérité.
Dès son émergence à la conscience, il a constaté les manifestations de la nature. Elles étaient mystérieuses ; il en a fait des divinités bénéfiques ou maléfiques. Plus tard, il en fera des dieux (anthropomorphisme). Puis il établira le déisme et les principales religions monothéistes.

SYNTHESE
Scientifique, le réel :
Malgré la découverte du boson de HIGGS, le réel de la matière, du monde matériel, n’a pu être identifié. Ce nouveau venu confirme par ses interactions qu’il provoque la masse des particules, mais pas leur existence en tant que matière réelle. L’hypothèse actuelle est que ces interactions se réalisent avec un ‘’champ’’ qui reste à découvrir.
« Hors de la rencontre, rien n’existe ». (A. Jacquard, déjà cité). Sans interaction il n’y a rien. D’où : il n’existe que des interactions, sources des causes et des effets. (Voir approche systémique).
Par ailleurs la science elle-même reconnaît et définit ses limites dans la quête de la matière.
Heisenberg, par le principe d’indétermination,
Gödel, par l’incomplétude des systèmes formels,
Bell, par la loi d’inégalité (équations de Bell).
Bien avant eux, Xénon -490 à -425 avant Jésus-Christ, était parvenu aux mêmes constats, traduits dans ses fameux paradoxes.
La physique a son ‘’Graal’’ : la grande unification du tout.

3

Il s’agit d’assembler les quatre lois (ci-dessus) qui régissent la matière, en une seule qui définirait enfin le réel. Le projet est en cours… Le réel nous reste inconnu.
Fin du mandarom :

SECTE-MANDAROM

Philosophique : la vérité,
Les aspects politiques ont été traités dans mes premiers articles. Ils dégageaient une hypothèse : l’homme en deux : système tête= producteur et système corps= consommateur, est incomplet. Il doit établir (ou rétablir) l’homme en trois, par l’ouverture de son cœur. Il n’en fait pas encore l’outil pour l’œuvre de réalité- vérité.
Les religions, nous l’avons vu, font prétention de vérité (pour ne plus la chercher ?).
Ainsi nous maintenons-nous sur les deux piliers de sable que sont la certitude et la permanence. Ils sont ceux aussi de l’immobilisme, du déclin, donc de la mort.
Quand ils s’écroulent en embrassant les doutes, ils les remplacent par les solides fondations de la liberté, de l’espérance et de la vie.
CONCLUSION
Tout ce qui précède dans les articles de ‘’corpus-humanitatis’’ permet d’identifier avec une raisonnable conviction l’existence d’un monde matériel et d’un autre immatériel. ( id. Platon -428 – 348 avant Jésus-Christ).
La frontière entre les deux est aussi incertaine qu’infranchissable. Ce mur immense, construit par le principe créateur doit être transformé pour devenir un pont.
Les plus récentes découvertes scientifiques sont autant de fenêtres ouvertes dans ce mur, trop étroites pour y passer tout entier.
Elles permettront peut-être de connaître enfin la Réalité et la Vérité :
– La réalité crée-t-elle la vérité ou l’inverse ?
– La matière a-t-elle créé l’esprit, ou l’inverse ?
– Dieu (le créateur) a-t-il créé l’homme, ou l’inverse ?
Dans le dernier article (21/12/2014) qui clôt le premier cycle de ‘’corpus humanitatis’’, j’inviterai à franchir des portes dans le mur, assez larges pour y passer entier, et même avec beaucoup d’autres. Nous serons alors assez nombreux de chaque coté pour construire des ponts.
Le prochain article (21/11/2014), pour sortir des ’’prises de tête’’ évoquera la gestion de nos besoins.

Drivers-croyances-limitantes

Merci, (il y a de quoi), pour votre indulgente consultation.
Auteur : Christian Hyerle

Une réflexion au sujet de « LES CROYANCES »

  1. bonjour Christian; j’ai hâte de lire la suite et de franchir des portes avec toi…merci de nous faire partager tes travaux; à bientôt;PHILIPPE

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