LA FONCTION D’ÊTRE 2/2

’Franchir l’abîme’’

abime

4 – LA FONCTION D’ÊTRE 2/2

  • Introduction,
  • Réalisation,
  • Temporalité de l’être,
  • Être selon mon choix,
  • Le rêve de l’être,
  • Les raisons de l’être,
  • Les façons d’être,

5 – Conclusion :

  • La finalité de l’être.

4/1 – Introduction :

Bonjour à toutes et tous,

Et merci d’être présents et de consulter ce site.

Les statistiques de visite montrent que vous consultez un article pris un peu au hasard selon votre choix ou que vous suivez régulièrement la sortie de chacun.

À ce jour, vous avez réalisé 6000 consultations, et vous êtes plusieurs centaines d’abonnés.

Ceci m’a permis de garder ma motivation.

C’est aussi plus de 100 commentaires positifs qui m’ont beaucoup touché. Ainsi se trouve servie la fonction d’être, pour vous comme pour moi.

4/2 – Réalisation :

Aujourd’hui se présente l’hypothèse de la réalisation de l’être. Et c’est bien une hypothèse ; dans la première partie, il a été montré qu’un « étant de l’être », définissable et immuable est hors de notre portée. Le supposer serait orgueil démesuré -voir sacrilège. Pour autant cette quête peut se représenter comme un chemin, un voyage qu’il est sans doute souhaitable d’accomplir le mieux possible.

Pour y inviter, il convient d’examiner la signification de réel, racine du mot réalisation. Apparemment simple, c’est une question difficile. A priori bien sûr, je sais ce qui est et ce qui n’est pas. Cependant cette quête, qui est celle de l’ontologie évoquée précédemment, n’a pas abouti. L’être humain dans sa nature – ou son orgueil – a initié trois orientations pour tenter de la résoudre :

la recherche scientifique, essentiellement par l’identification précise de ce que serait la matière.

-La quête philosophique, dans une recherche de sens au-delà de la matière.

La spiritualité, dans une espérance infinie que la vie humaine aurait une dimension plus élevée et éternelle.

Aucune de ces trois orientations n’a abouti.

– Pour ce qui est de la matière, même la récente découverte du boson de HIGGS n’en a pas permis l’identification réelle. Ce fameux boson permet seulement d’expliquer la notion de masse. Le réel, la matière donc le vrai, nous échappe toujours.

– Pour ce qui est de la quête philosophique qui consiste à définir des valeurs absolues, il en est de même. Elle peut permettre l’établissement de belles convictions et la tentative de les mettre en œuvre, mais pas de les établir en valeurs absolues.

– la spiritualité constitue une sorte d’issue – ou de sortie – de ces dilemmes. En effet, elle ne participe d’aucune preuve indiscutable. Elle peut donc être rêve, illusion, fuite, ou quête de perfection et d’éternité. Par conséquent, elle ne peut être et n’est pas, l’établissement du réel et de la vérité.

Alors ?

Alors, la réalisation de l’être est une hypothèse au bas mot illusoire, en second degré orgueil de l’humain qui se croit être, et en troisième degré sacrilège dans l’identification à :

« Je suis Celui qui Est. »

Il pourrait y avoir ici désir, tentation, ou décision de baisser les bras. Ce n’est pas mon choix pour le moment. Après avoir examiné l’hypothèse de réalisation de l’être, je propose de revenir à la définition de l’être.

4/3 – Temporalité de l’être :

Nous sommes convenus précédemment que « l’étant de l’être » ne pouvait avoir sens, et qu’il était proposé le choix dynamique du devenir de l’être. Cela ne signifie pas que l’être n’a pas de passé. C’est même sur lui et à partir de lui qu’il construit son devenir. Mais qu’en est-t-il du présent de l’être, Et là encore revient cette aspiration à un «étant de l’être». Et bien, le temps que je le dise ou que je l’écrive, il a disparu dans l’écoulement du temps. Je peux lutter et affirmer : « j’existe maintenant ! »

  • Ah bon, c’est-à-dire quand ?
  • Et bien, dans cet instant, cette minute, je sais que je suis et que j’existe. »
  • Oui mais cette minute va s’écouler et disparaître dans le flux du temps.
  • Peut-être, d’accord, mais à cette seconde, je te parle, et je sais que je suis.
  • Certes, mais cette seconde est passée… »

Si je poursuis ce raisonnement jusqu’au milliardième de seconde, je risque de conclure que je n’existe pas !

Là, ça devient dur…

Pourtant, tout à l’heure, j’étais heureux de recevoir un message affectueux d’un de mes enfants ; et quand je vais arrêter d’écrire, je vais faire ma vaisselle… Donc je sais que j’étais – hier – et que je serai – demain- .

Et bien, résumons, la question est celle du temps, de sa nature, de sa réalité, de son sens, de son utilité.

La définition du temps nous est aussi inaccessible que l’instant de création de l’univers. Pourtant, il est permis une conjecture :

‘’Rien ne peut naître de rien et rien ne peut retourner à rien.’’

(@Moraleshabilis).

L’astrophysique et l’examen des macros-systèmes nous proposent un temps linéaire qui contient l’hypothèse de naissance et mort de chacun des éléments qui le composent. La physique quantique et l’analyse des micros-systèmes proposent un temps non linéaire qui contiendrait en permanence passé, présent et avenir. (La validité de la mécanique quantique a principalement été établie par Alain Aspect, physicien français, en 1986).

Dans les articles « la force créatrice de la parole » et « la fraternité sacrée », les lois principales de la mécanique quantique ont été exprimées. Ces premiers articles (approche sociétale) avaient pour objet de suggérer la nécessité d’un changement de paradigme.

  • Être selon mon choix.

Il existe ce changement, il réside dans la résolution d’une très ancienne opposition : science contre religion. Les plus récentes hypothèses en recherche physique sur la matière semblent établir de nouvelles fondations pour la croyance en un principe créateur intelligent. La quête de la grande théorie de l’unification n’a pas abouti pour l’instant. Cependant des éclairages sont apportés par certains jeunes physiciens (Gregg Bradden, Nassim Haramein, Régis Habitbol, Étienne Klein, Jean-Pierre Pharabod, etc…     (- cf film « What the bleep do we know). Entre autres hypothèses, les trous noirs ne seraient plus des sortes de lieux aspirateurs de toutes réalités, matière, énergie et lumière. Ils seraient en quelque sorte trans-formateurs des éléments qu’ils incorporent, pour les restituer dans une forme différente. Ces ‘’tores transformateurs’’ seraient aussi une redéfinition du tout, à partir d’une base de tétraèdres imbriqués (Nassim Haramein).*

etoile-tetraPour rapporter ces hypothèses théoriques au quotidien, il est possible de considérer que chacune et chacun d’entre nous procède de la même manière. Chaque jour je reçois des énergies positives et négatives ; dans ma relation aux autres, à l’environnement, à ma nourriture, ma boisson, etc.…

Et depuis le torus que je suis, je les restitue.

Si je suis éveillé et connecté, je peux choisir ; et faire de toute énergie négative, des énergies positives. Créer de l’union et réduire la séparation.

Ou je peux rester endormi et séparé dans une existence et danse aléatoires que je ne choisis pas.

‘’Torus ou trou noir’’

  • Le rêve de l’être.

Voici présenté une des fonctions d’être.

La première nous montrait que l’être est devenir. Pour autant, La concrétisation précise de ce devenir est-t-elle définissable et assurée ? Bien sûr que non. Ainsi la, la fonction d’être est aussi un rêve ou une utopie.

Suis-je celui que je veux devenir ? Je m’y efforce, bien sûr, mais Il n’est pas certain que j’y arrive. Et puis, ‘’l’incomplétude des systèmes formels’’, (théorème de Gödel) me démontre que cette quête est un rêve permanent duquel je ne m’éveillerai jamais dans cette vie terrestre.

Ce que je suis et deviens reste probablement le plus grand mystère… ‘’Je’’, reste un autre…

Il y a peut-être la possibilité de considérer la fonction d’être comme un voyage. ‘’Mais il n’est point de vents favorables pour qui ne sait ou il va.’’

  • Les raisons de l’être.

Cependant je ne crois pas que la qualité du voyage réside dans l’atteinte du port, du but, de l’objectif. Je crois plutôt qu’elle réside dans l’utilisation que je fais des expériences qu’il me fait vivre. Bien sûr, elles seront plus enseignantes et plus claires si j’ai fixé le cap.

Il y aurait sans doute autant de caps à choisir qu’il y a d’êtres humains sur terre. Cependant nous étions convenus précédemment qu’un principe de base définit – au plus près admissible – la nature de tout ce qui existe : un principe unificateur et un principe séparateur en interaction. C’est un système dont il convient de mesurer s’il sert correctement sa finalité.

Ce n’est plus le cas.

Le principe séparateur domine excessivement. Pour moi, le choix est simple, le cap est défini : tout faire pour le développement de la fraternité universelle.

Encore faudrait-il que j’y trouve véritablement mon compte pour me maintenir sur le cap. Ceci est résumé dans une des valeurs proposées dans « l’excellence relationnelle » :

« Ce que je fais de bien à l’être de l’autre, dans son rapport avec lui-même, élève et grandit mon être ; ce que je fais de mal à l’être de l’autre, dans son rapport avec lui-même réduit et avilit mon être. »

  • Les façons d’être.

Il s’agit en cela d’un domaine extrêmement délicat. Il n’est pas un être humain qui pourrait avoir prétentions à dicter sa conduite, ses idées, ses croyances et ses actes, à un autre humain. Par conséquent, il ne peut être question que de les suggérer. Là encore, dans quel but ? Dans quelle orientation ? Et pourquoi ?

Au risque de choquer, je vais citer Maharishi Mahesch Yogi, initiateur de la méditation transcendantale:

« On aime que soi ! »

Cette affirmation provocante invite cependant à réflexion. J’aime un certain nombre de personnes, mais qu’est-ce que j’aime ? Bien sûr, elles ont d’importantes et appréciables qualités… Mais j’aime avant tout l’image de moi qu’elles restituent dans leur regard et leurs comportements…

Puisqu’il est question ici des façons d’être, elles incluent principalement la manière d’être par rapport aux autres.

Il est proposé dans les outils de ‘’l’excellence relationnelle’’ de concrétiser : tu es toi, je suis moi, et puisque tu es toi et que je suis moi, alors nous sommes. Et dans ce ‘’nous sommes, je suis toi, et tu es moi. Ainsi est atteint le Millenium : la coévolution d’êtres humains, sujets d’eux-mêmes pour devenir citoyens du monde : un ‘’corpus humanitatis’’, voué au bonheur et à l’accomplissement de chaque individu. (cf. Du paraître à l’être).

  • La finalité de l’être.

Vient le moment d’aborder le plus difficile dans le questionnement : pourquoi suis-je ? Le tableau global de l’altérité nous a présenté une proposition : tout humain et vie humaine est unique et donc création. Ce qui précède dans cet article suggère que rien ne retourne à rien. Ceci exclut qu’une création soit éphémère, fugace, et disparaisse dans le brouillard d’un temps linéaire qui effacerait tout.

Mais alors, où va-t-elle ? La physique quantique permet de formuler une hypothèse : toute création rejoint l’infinité des potentiels possibles d’univers qui peuvent émerger, et puisqu’il n’en existe qu’un seul manifesté, (principe de l’effondrement des possibles) je peux décider de participer à celui que je choisis et décide, ou ignorer mon immense responsabilité.

Ainsi se résume pour moi ‘’être ou ne pas être’’.

Anecdote personnelle :

Lumières…

Un site visité récemment suggère une photo d’ampoules électriques comme la lumière de chacun à rendre plus forte par leur rassemblement.

A partir de cette image, une conversation tenue avec un ami en déjeuner commun hier me revient en tête.

Je souhaitais lui transmettre la différence entre une connaissance intellectuelle partagée et la vibration d’un cœur « éveillé et connecté ».

J’ai donc exprimé qu’une ampoule électrique ne peut absolument pas allumer une autre ampoule électrique.

Alors qu’une seule bougie peut permettre d’en allumer cent, mille, des centaines de milliers et bien plus encore !

Et même si elle venait à s’éteindre, sa lumière continuerait à briller par celles qu’elle aura allumées…

C’est ainsi que pour moi se compare la lumière de l’esprit, toujours limitée et discutable, et la lumière du cœur, faible et puissante, fragile et infinie, fugace pour l’humain et éternelle dans l’ultime de l’être, qu’est l’Être ultime.

« Tu ne changeras jamais, Christian ; rêveur, utopiste et naïf ! Mais je t’aime tout de même! »

Étonnant ! lui ai-je répondu ; en ajoutant : moi, je sais que de plus en plus de bougies s’allument sur la terre, et qu’un jour elles seront plus étincelantes que toutes les ampoules électriques…

Tu es l’une de ces bougies, vacillante et forte, vivante et patiente, en doute et assurée.

Que tes jours soient illuminés. Puisque tu es ‘’Fleur de Lumière’’ !

bougies 1

prochain article : « de la vie »

Auteur : Christian HYERLÉ

 Partenaire de votre mieux-être : Entretien individuel d’aide et accompagnement en coaching systémique

06 10 02 72 89

fleurdelumiere

Étonnez-vous, émerveillez-vous…

http://www.youtube.com/watch?v=8ebi2z33N0c

Articles récents

Lettre à Monsieur le Président de la République

Christian HYERLÉ           à l’attention de       Monsieur Emmanuel MACRON
52 rue Voltaire                                                Président de la république
69310 Pierre-Bénite                                       55 rue du faubourg Saint Honoré
75008 PARIS

Lettre ouverte et Contribution bénévole à  »La République En Marche »

(lecture complète : environ 7 mn ou pages 6 et 7 = 1 mn)

MUTATION – TRANSITION

« EN MARCHE »    → Pourquoi ?
→ Pour…quoi ?
→ Sur quel chemin ?

   ————->  Vers où ? 

Bonjour Monsieur le Président,

La majorité des citoyens votants de notre pays vous a porté à la plus haute fonction de l’État. Ils n’ont pas été motivés par une conviction unique pour cela. Certains, animés par une adhésion réelle à votre projet, d’autres à l’homme que vous êtes, d’autres dans l’espérance d’un avenir meilleur, mais beaucoup aussi par crainte d’un avenir encore plus sombre, parce qu’ils sont inquiets, désemparés, et révoltés ou exacerbés par les partis dits « historiques ».
Votre magnifique réussite reste cependant le résultat de vos efforts, de votre travail, de vos qualités et talents et de votre ambition de servir le peuple, le pays, L’Europe…
Elle a eu des conséquences imprévisibles et y a trois ou six mois :
– Un bouleversement et une confusion ont fait imploser la quasi-totalité des partis traditionnels. Il se révèle ainsi que le « système » n’assurait plus depuis longtemps sa fonction principale qui est de servir le peuple, la seconde de servir la France… Et quand un système n’assure plus ses fonctions, il tend à disparaître .
– Elle a fait émerger de manière tranchante les contradictions (apparentes) entre mondialisation et repli sur soi, entre l’individuel et le collectif, entre travail et capital, entre épanouissement individuel et bien-être général.

Elle réinterroge le sens et le devenir de l’homme, de la France, de l’humanité et de la vie sur la planète.
Elle révèle qu’au-delà ou à côté d’attentes et aspirations matérielles – travail, emploi logement, argent, confort, etc… Les femmes et hommes aspirent à devenir plus et mieux dans l’espérance discrète d’accomplissement et de réalisation de soi : Être humain ; …même et encore plus sur les ruines de certitudes écroulées.

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Citoyen quelconque, retraité depuis 8 ans , cette situation m’a stimulé dans le désir encore présent de suggérer quelques réflexions. Sans ambition d’image, de notoriété, prestige, et sans désirs ou besoins matériels – je me satisfaits d’une modeste pension – je crois disposer d’assez de liberté et d’aisance pour être sincère et clair dans mon propos.
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« En marche » pourquoi ?

Au-delà des raisons de communication médiatique ce slogan suggère le mouvement, une dynamique, un chemin, des objectifs, un projet, une finalité, alors que nos organisations, nos systèmes, nos lois, nos principes, nos modes de vie semblent s’être établis dans une fixité, une permanence, une pérennité assurées. Nous sommes donc dans une sourde et obsessionnelle illusion-espérance :
 » la certitude donc la Vérité et la permanence existent. »
Cependant, « L’immuable, c’est la transformation » selon le YI King.
Et l’histoire, les sciences dures, les sciences sociales, les sciences du vivant nous démontrent l’inexistence irrémédiable d’une vérité absolue donc de la certitude et de la permanence. Au point le plus profond de nos recherches, il n’y a que mouvements et interactions. (un unique principe unificateur – séparateur )
Nous sommes dans l’incertitude et dans l’impermanence. (heureusement j’ai un doute…)
 » Sois heureux tout de suite, tu n’as que maintenant. » (pas sûr non plus…)
Ainsi peut se définir pourquoi « en marche » : parce que nous le sommes tout simplement, que nous le voulions ou non.

« En marche » mais pour… quoi ?

Au début de l’histoire de l’humanité il fallait dominer sur un territoire pour survivre et faire survivre ses congénères, et surtout pour assurer la reproduction de l’espèce par la possession du territoire et des individus de sexe féminin. Dominer et posséder ont ainsi édifié les fondations comportementales. Puis les civilisations débutantes ont inscrit : Tu possèdes et tu domineras les plantes , les animaux, la planète. C’était il y a longtemps… et c’est aujourd’hui. Ces pulsions comportementales continuent à animer les hommes . Seuls les moyens ont changé.
– le pouvoir par la force ou la manipulation,
– le pouvoir et la possession par l’argent,
– (et quelquefois par un honnête travail, si…si…)
Et nous en sommes venus à nommer ces comportements : quête de bonheur, et plus : moteurs de l’évolution. A quoi nous ont-ils menés ?

« En marche » sur quel chemin ?

A la moitié du 19e siècle, époque de la première révolution industrielle, les objectifs restaient clairs : dominer et utiliser la nature pour le bien-être des hommes. Et cela a été relativement efficace jusqu’à la moitié du 20e siècle. Une seconde révolution industrielle naît simultanément à la multiplication des désirs et besoins de produits fabriqués. Les progrès scientifiques et technologiques permettent alors un développement exponentiel des capacités de production et des désirs de consommation. Ceci pour une population mondiale en développement exponentiel également. L’homme moderne s’est ainsi donné une nouvelle fonction quasi exclusive : celle de producteur-consommateur et exploiteur-dominateur-destructeur de son environnement.
L’apothéose du principe séparateur est atteinte par la fission et la fusion nucléaire. Une autre évolution scientifique et technique va bouleverser les relations inter-humaines. La planète dit-on, devient un village et toute l’humanité est interconnectée par des interactions artificielles, et gérée par des algorithmes. C’est la troisième révolution industrielle qui verrouille et stimule encore plus nos identités de producteurs-consommateurs…
Dans des risques permanents de guerre nucléaire et de catastrophes écologiques.

Les conséquences de ces changements et évolutions sont aussi pour beaucoup l’amélioration d’un confort matériel (toujours éphémère), pour la plupart l’espérance de l’obtenir, et pour un petit nombre un enrichissement hors de toute raison, de toute mesure. (et pour presque tous une solitude croissante). Cette situation a donc inscrit des formatages gagnants/perdants et perdants/gagnants dans toutes les interactions. Principalement les hommes entre eux et les hommes avec la planète. L’histoire de l’humanité montre avec évidence que les interactions gagnants/perdants aboutissent inévitablement à des états perdants-perdants.
Il apparaît aussi en ce début de 21e siècle qu’une inégalité scandaleuse s’est   instaurée : il y a désormais des êtres humains qui ont plus de valeur que d’autres et pire : que certains n’auraient pas de valeur ni importance du tout.
9 à 12 millions de pauvres dans notre pays paraît-t-il… Nos valeurs républicaines sont bafouées. l’ordre dans lequel elles ont été gravées aurait pourtant permis de le prévoir : Dans une relation de liberté (1), la porte est ouverte pour des relations (interactions) :  » je suis plus, tu es moins ». L’égalité (2) est donc compromise et les gains et pertes qui en résultent compromettent la fraternité (3), et limitent la liberté.
Alors faudrait-il briser les frontons de nos mairies ? Peut-être, pour inscrire que l’égalité (1) est première afin qu’apparaisse en second la fraternité (2) qui permet, dans la découverte de différences, l’élargissement des choix donc l’expansion de         la liberté (3), en troisième.
Le premier panneau d’information sur ce chemin pour être  »en marche » indique que :

« Tous les Êtres Humains ont une égale valeur et importance potentielles. »

C’est dans les interactions fraternelles avec lui-même, avec les autres et avec la nature qu’un être humain existe pleinement.
(Henri Laborit : « la fonction d’être d’un être, c’est d’ être. »)
(Albert Jacquart :  »Rien n’existe hors de la rencontre »)
Nous existons simultanément dans trois mondes en interactions : celui du mental (1), celui des émotions (2), celui du corps (3). (cerveau reptilien – cerveau limbique – néocortex). Ceci est un système dont le bon fonctionnement interne dépend du bon fonctionnement de chaque élément qui le compose. Il est montré précédemment que l’interaction exclusive est devenue le mental (1), (par la production) avec le physique (3), (par la consommation).
Le monde des émotions, lorsqu’il est pris en compte, c’est pour l’exploiter financièrement (et politiquement). Pour le reste il disparaît dans l’ignorance ou le mépris. Dans ces « dispositions formatées », l’être est amputé de l’essentiel et le plus élevé qui le constituent : son cœur, sa sensibilité. En plus de cela, ces dispositions réduisent la créativité, l’inventivité et l’anticipation, si nécessaires aujourd’hui.
La qualité et la quantité des interactions internes déterminent la qualité et la quantité des interactions externes.
Mais le modèle premier est devenu un méta-modèle qui détermine un seul mode d’interaction : dominer-posséder d’une part, se soumettre ou se révolter d’autre part. il est verrouillé avec tant de force que la plupart affirme : « On n’y peut rien. » Cependant bon nombre de philosophes, scientifiques, penseurs nous alertent et nous montrent que la perpétuation de ce modèle compromet l’avenir de l’humanité et de la vie sur la planète … et à court terme.
Ce risque est devenu majeur, et la pulsion individuelle de dominer-posséder entre en profonde et violente opposition avec la nécessité de restaurer et réguler le fonctionnement écologique. Les solutions globales semblent peu efficaces. Pour ma part, je crois que l’homme entretient des interactions similaires avec lui-même, avec les autres et avec son environnement.
(j’ai observé que mes élèves et participants devenaient spontanément plus respectueux avec l’environnement quand ils avaient développé le respect et l’estime d’eux-mêmes et des autres.)
C’est donc par une éducation et formation basées sur l’individu et sa véritable nature que peut se concrétiser l’amour respectueux de la nature. Et le parcours du vivant témoigne de ses capacités d’évolution.

De la première bactérie à l’homme, quel chemin !
il semble que l’évolution soit aussi une élévation, une sorte de perfectionnement qui s’est effectuée par la transmission d’informations et par la sélection naturelle ; ceci principalement animé par les nécessités d’adaptation dans les changements environnementaux naturels. Aujourd’hui les changements environnementaux sont largement dus aux activités humaines donc artificiels. Ces changements sont de plus en plus importants, de plus en plus nombreux et de plus en plus rapides. Ils nous convoquent à des performances d’adaptation. Il en résulte que le changement évolutif pour l’adaptation doit être artificiel, lucide, délibéré, choisi par l’homme :

Mutation ou transition ?
S’il est admis que l’être humain a pour fonction d’évoluer, voire de s’élever et de permettre le maximum de bien-être pour le plus grand nombre, il devient évident qu’un changement de programme comportemental librement choisi est souhaitable, plus : nécessaire, pour être gagnants – gagnants. Cet objectif ne doit pas être la proposition d’un modèle-formatage supplémentaire, mais plutôt être un modèle pour démodéliser.
Cette trans-formation demandera du temps. Il convient de la définir, l’organiser, montrer le chemin, faire le premier pas et contrôler. Selon moi, elle commence par l’éducation et la formation ; les jeunes, et simultanément , les adultes confrontés à des besoins de performances relationnelles, pour assurer et assumer « la fonction d’Être ».
Le programme existe. Il a été éprouvé positivement (par plus de 5000 personnes depuis 1985). il s’agit essentiellement de développer les qualités des interactions humaines, surtout les trois principales : Écouter, s’exprimer, résoudre, et les trois autres : écrire pour être lu, captiver un auditoire, apprécier sans flatter. (programme détaillé sur mon blog.)

Dans ce qui précède, le chemin est suggéré ; nous avons considéré « pourquoi en marche »,  »pour…quoi en marche »,  »sur quel chemin ? », il reste à proposer :
« En marche « Vers … où ? »
Que tous les êtres humains soient égaux dans leur valeur et importance ne signifie pas qu’ils doivent abandonner leur évolution qui consiste à « devenir plus et mieux » dans une saine compétition avec soi-même. (« devenir plus et servir, sans imposer , ni subir ») Ici se présentent des hypothèses philosophiques voire spirituelles, qui peuvent s’exprimer sous la forme d’un désir d’épanouissement et d’accomplissement. Le méta-modèle cité précédemment bloque la réalisation de ce désir. Il entretient des relations sujets→objets. L’état d’objet est indigne de l’Être humain. Les relations sujets ↔ sujets sont les seules qui permettent la dignité intrinsèque de chacune et chacun.

Un autre caractère particulier de l’homme réside dans son attirance pour l’inconnu, pour le mystère ; pour les connaître, et « lever le voile ». Aujourd’hui les sciences restent indécises sur la nature et l’existence de la matière, du temps, de l’espace, de l’énergie, de la vie et tout autant sur la naissance de notre univers. La physique quantique en particulier nous confronte sur notre connaissance de « la réalité. » Rien n’existe isolé, hors du tout, donc tout est relié ( intrication). L’observateur que nous sommes tous est co-créateur de son observation.
Simultanément les manipulations génétiques alimentent le projet trans-humaniste (encore la quête de certitudes, de permanence et de pouvoir), par les manipulations de l’ADN qui permettent désormais une maîtrise précise sur des segments, choisis par quoi ?, par qui ?, dans quelles intentions ? (protocole CRISPR).

Une alternative semble se préciser : une mutation provoquée par un changement physique, matériel aux résultats douteux, définis par qui et pourquoi ? D’une part, ou une transition, basée sur des choix conscients, librement consentis, immatériels, par l’éducation et la formation, d’autre part.
Il devient possible aussi d’édifier, chacun par soi-même, à partir de ces concepts « une spiritualité laïque » respectueuse et stimulante de toutes les autres spiritualités. De ce qui précède, il résulte que l’ensemble des désirs et besoins humains peuvent se résumer ainsi :
Satisfaire LA FONCTION D’ÊTRE HUMAIN.

Et cette fonction dispose d’une puissance considérable :
Des terroristes tuent et se tuent pour la servir
(envisager un programme de déradicalisation sur ces bases ?)

Et au-delà le rêve, l’illusion, l’utopie : l’ultime de l’être, c’est l’Être ultime. (Créateur)
« En marche », nous le sommes, parce qu’à la croisée de deux chemins, l’un pour rester producteurs-consommateurs-destructeurs, l’autre pour devenir Êtres Humains, capables d’être et de faire être.

D’abord par l’éducation et la formation.
« En marche » est un projet ; la transition proposée ici est une vision. Notre pays, celui des « droits de l’Homme » a le devoir et la mission de proposer, humblement, cette vision pour tous les peuples, parce que nous sommes la France. En coévolution dans l’Europe et dans le monde. Ainsi sera « rassemblé ce qui est épars. » Mais ce chantier ne pourra être ouvert que par des hommes exceptionnellement lucides et courageux…

Monsieur le Président, Il est très peu probable que ce texte, bien trop long (je deviens un vieil homme prolixe et radoteur) vous parvienne. Et si c’est le cas, votre temps est sans doute trop limité pour vous permettre de le lire. Néanmoins, il se peut que le hasard, la providence, ou quelque bizarre « synchronicité » vous permette sa consultation et peut-être vous aura-t-il distrait quelques instants. C’est ce que je souhaite, en vous assurant de ma profonde considération, et si ce n’est pas trop familier, de ma sympathie. Je crois en vous et en votre projet, comme je crois en la vision que je suis heureux de vous soumettre, même si je sais que je ne serai probablement plus là quand elle se concrétisera.

 »À l’exception de la coexistence symbiotique, toute l’évolution a reposé jusqu’ici sur le principe de la sélection naturelle, dans des rapports exclusifs de domination-possession. Le constat actuel est que ce principe qui était support d ‘évolution, est devenu support de régression et facteur de risques pour toute l’humanité et pour la vie sur la planète.
Ce qui conduit à proposer un principe différent à mettre en œuvre dans l’ensemble des interactions : La coévolution d’êtres humains, sujets d’eux-mêmes, pour devenir citoyens du monde ; un « corpus-humanitatis », voué au bonheur et à l’accomplissement de chaque individu ».*

* extraits :  »du paraître à l’être », christian Hyerlé – 1999.

Christian HYERLÉ le 11 juin 2017, site : corpus-humanitatis.com

Copies prévues : Mouvement  »République En Marche »,
Médiapart,
Rue 89,
Agoravox

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