LA FONCTION D’ÊTRE 2/2

’Franchir l’abîme’’

abime

4 – LA FONCTION D’ÊTRE 2/2

  • Introduction,
  • Réalisation,
  • Temporalité de l’être,
  • Être selon mon choix,
  • Le rêve de l’être,
  • Les raisons de l’être,
  • Les façons d’être,

5 – Conclusion :

  • La finalité de l’être.

4/1 – Introduction :

Bonjour à toutes et tous,

Et merci d’être présents et de consulter ce site.

Les statistiques de visite montrent que vous consultez un article pris un peu au hasard selon votre choix ou que vous suivez régulièrement la sortie de chacun.

À ce jour, vous avez réalisé 6000 consultations, et vous êtes plusieurs centaines d’abonnés.

Ceci m’a permis de garder ma motivation.

C’est aussi plus de 100 commentaires positifs qui m’ont beaucoup touché. Ainsi se trouve servie la fonction d’être, pour vous comme pour moi.

4/2 – Réalisation :

Aujourd’hui se présente l’hypothèse de la réalisation de l’être. Et c’est bien une hypothèse ; dans la première partie, il a été montré qu’un « étant de l’être », définissable et immuable est hors de notre portée. Le supposer serait orgueil démesuré -voir sacrilège. Pour autant cette quête peut se représenter comme un chemin, un voyage qu’il est sans doute souhaitable d’accomplir le mieux possible.

Pour y inviter, il convient d’examiner la signification de réel, racine du mot réalisation. Apparemment simple, c’est une question difficile. A priori bien sûr, je sais ce qui est et ce qui n’est pas. Cependant cette quête, qui est celle de l’ontologie évoquée précédemment, n’a pas abouti. L’être humain dans sa nature – ou son orgueil – a initié trois orientations pour tenter de la résoudre :

la recherche scientifique, essentiellement par l’identification précise de ce que serait la matière.

-La quête philosophique, dans une recherche de sens au-delà de la matière.

La spiritualité, dans une espérance infinie que la vie humaine aurait une dimension plus élevée et éternelle.

Aucune de ces trois orientations n’a abouti.

– Pour ce qui est de la matière, même la récente découverte du boson de HIGGS n’en a pas permis l’identification réelle. Ce fameux boson permet seulement d’expliquer la notion de masse. Le réel, la matière donc le vrai, nous échappe toujours.

– Pour ce qui est de la quête philosophique qui consiste à définir des valeurs absolues, il en est de même. Elle peut permettre l’établissement de belles convictions et la tentative de les mettre en œuvre, mais pas de les établir en valeurs absolues.

– la spiritualité constitue une sorte d’issue – ou de sortie – de ces dilemmes. En effet, elle ne participe d’aucune preuve indiscutable. Elle peut donc être rêve, illusion, fuite, ou quête de perfection et d’éternité. Par conséquent, elle ne peut être et n’est pas, l’établissement du réel et de la vérité.

Alors ?

Alors, la réalisation de l’être est une hypothèse au bas mot illusoire, en second degré orgueil de l’humain qui se croit être, et en troisième degré sacrilège dans l’identification à :

« Je suis Celui qui Est. »

Il pourrait y avoir ici désir, tentation, ou décision de baisser les bras. Ce n’est pas mon choix pour le moment. Après avoir examiné l’hypothèse de réalisation de l’être, je propose de revenir à la définition de l’être.

4/3 – Temporalité de l’être :

Nous sommes convenus précédemment que « l’étant de l’être » ne pouvait avoir sens, et qu’il était proposé le choix dynamique du devenir de l’être. Cela ne signifie pas que l’être n’a pas de passé. C’est même sur lui et à partir de lui qu’il construit son devenir. Mais qu’en est-t-il du présent de l’être, Et là encore revient cette aspiration à un «étant de l’être». Et bien, le temps que je le dise ou que je l’écrive, il a disparu dans l’écoulement du temps. Je peux lutter et affirmer : « j’existe maintenant ! »

  • Ah bon, c’est-à-dire quand ?
  • Et bien, dans cet instant, cette minute, je sais que je suis et que j’existe. »
  • Oui mais cette minute va s’écouler et disparaître dans le flux du temps.
  • Peut-être, d’accord, mais à cette seconde, je te parle, et je sais que je suis.
  • Certes, mais cette seconde est passée… »

Si je poursuis ce raisonnement jusqu’au milliardième de seconde, je risque de conclure que je n’existe pas !

Là, ça devient dur…

Pourtant, tout à l’heure, j’étais heureux de recevoir un message affectueux d’un de mes enfants ; et quand je vais arrêter d’écrire, je vais faire ma vaisselle… Donc je sais que j’étais – hier – et que je serai – demain- .

Et bien, résumons, la question est celle du temps, de sa nature, de sa réalité, de son sens, de son utilité.

La définition du temps nous est aussi inaccessible que l’instant de création de l’univers. Pourtant, il est permis une conjecture :

‘’Rien ne peut naître de rien et rien ne peut retourner à rien.’’

(@Moraleshabilis).

L’astrophysique et l’examen des macros-systèmes nous proposent un temps linéaire qui contient l’hypothèse de naissance et mort de chacun des éléments qui le composent. La physique quantique et l’analyse des micros-systèmes proposent un temps non linéaire qui contiendrait en permanence passé, présent et avenir. (La validité de la mécanique quantique a principalement été établie par Alain Aspect, physicien français, en 1986).

Dans les articles « la force créatrice de la parole » et « la fraternité sacrée », les lois principales de la mécanique quantique ont été exprimées. Ces premiers articles (approche sociétale) avaient pour objet de suggérer la nécessité d’un changement de paradigme.

  • Être selon mon choix.

Il existe ce changement, il réside dans la résolution d’une très ancienne opposition : science contre religion. Les plus récentes hypothèses en recherche physique sur la matière semblent établir de nouvelles fondations pour la croyance en un principe créateur intelligent. La quête de la grande théorie de l’unification n’a pas abouti pour l’instant. Cependant des éclairages sont apportés par certains jeunes physiciens (Gregg Bradden, Nassim Haramein, Régis Habitbol, Étienne Klein, Jean-Pierre Pharabod, etc…     (- cf film « What the bleep do we know). Entre autres hypothèses, les trous noirs ne seraient plus des sortes de lieux aspirateurs de toutes réalités, matière, énergie et lumière. Ils seraient en quelque sorte trans-formateurs des éléments qu’ils incorporent, pour les restituer dans une forme différente. Ces ‘’tores transformateurs’’ seraient aussi une redéfinition du tout, à partir d’une base de tétraèdres imbriqués (Nassim Haramein).*

etoile-tetraPour rapporter ces hypothèses théoriques au quotidien, il est possible de considérer que chacune et chacun d’entre nous procède de la même manière. Chaque jour je reçois des énergies positives et négatives ; dans ma relation aux autres, à l’environnement, à ma nourriture, ma boisson, etc.…

Et depuis le torus que je suis, je les restitue.

Si je suis éveillé et connecté, je peux choisir ; et faire de toute énergie négative, des énergies positives. Créer de l’union et réduire la séparation.

Ou je peux rester endormi et séparé dans une existence et danse aléatoires que je ne choisis pas.

‘’Torus ou trou noir’’

  • Le rêve de l’être.

Voici présenté une des fonctions d’être.

La première nous montrait que l’être est devenir. Pour autant, La concrétisation précise de ce devenir est-t-elle définissable et assurée ? Bien sûr que non. Ainsi la, la fonction d’être est aussi un rêve ou une utopie.

Suis-je celui que je veux devenir ? Je m’y efforce, bien sûr, mais Il n’est pas certain que j’y arrive. Et puis, ‘’l’incomplétude des systèmes formels’’, (théorème de Gödel) me démontre que cette quête est un rêve permanent duquel je ne m’éveillerai jamais dans cette vie terrestre.

Ce que je suis et deviens reste probablement le plus grand mystère… ‘’Je’’, reste un autre…

Il y a peut-être la possibilité de considérer la fonction d’être comme un voyage. ‘’Mais il n’est point de vents favorables pour qui ne sait ou il va.’’

  • Les raisons de l’être.

Cependant je ne crois pas que la qualité du voyage réside dans l’atteinte du port, du but, de l’objectif. Je crois plutôt qu’elle réside dans l’utilisation que je fais des expériences qu’il me fait vivre. Bien sûr, elles seront plus enseignantes et plus claires si j’ai fixé le cap.

Il y aurait sans doute autant de caps à choisir qu’il y a d’êtres humains sur terre. Cependant nous étions convenus précédemment qu’un principe de base définit – au plus près admissible – la nature de tout ce qui existe : un principe unificateur et un principe séparateur en interaction. C’est un système dont il convient de mesurer s’il sert correctement sa finalité.

Ce n’est plus le cas.

Le principe séparateur domine excessivement. Pour moi, le choix est simple, le cap est défini : tout faire pour le développement de la fraternité universelle.

Encore faudrait-il que j’y trouve véritablement mon compte pour me maintenir sur le cap. Ceci est résumé dans une des valeurs proposées dans « l’excellence relationnelle » :

« Ce que je fais de bien à l’être de l’autre, dans son rapport avec lui-même, élève et grandit mon être ; ce que je fais de mal à l’être de l’autre, dans son rapport avec lui-même réduit et avilit mon être. »

  • Les façons d’être.

Il s’agit en cela d’un domaine extrêmement délicat. Il n’est pas un être humain qui pourrait avoir prétentions à dicter sa conduite, ses idées, ses croyances et ses actes, à un autre humain. Par conséquent, il ne peut être question que de les suggérer. Là encore, dans quel but ? Dans quelle orientation ? Et pourquoi ?

Au risque de choquer, je vais citer Maharishi Mahesch Yogi, initiateur de la méditation transcendantale:

« On aime que soi ! »

Cette affirmation provocante invite cependant à réflexion. J’aime un certain nombre de personnes, mais qu’est-ce que j’aime ? Bien sûr, elles ont d’importantes et appréciables qualités… Mais j’aime avant tout l’image de moi qu’elles restituent dans leur regard et leurs comportements…

Puisqu’il est question ici des façons d’être, elles incluent principalement la manière d’être par rapport aux autres.

Il est proposé dans les outils de ‘’l’excellence relationnelle’’ de concrétiser : tu es toi, je suis moi, et puisque tu es toi et que je suis moi, alors nous sommes. Et dans ce ‘’nous sommes, je suis toi, et tu es moi. Ainsi est atteint le Millenium : la coévolution d’êtres humains, sujets d’eux-mêmes pour devenir citoyens du monde : un ‘’corpus humanitatis’’, voué au bonheur et à l’accomplissement de chaque individu. (cf. Du paraître à l’être).

  • La finalité de l’être.

Vient le moment d’aborder le plus difficile dans le questionnement : pourquoi suis-je ? Le tableau global de l’altérité nous a présenté une proposition : tout humain et vie humaine est unique et donc création. Ce qui précède dans cet article suggère que rien ne retourne à rien. Ceci exclut qu’une création soit éphémère, fugace, et disparaisse dans le brouillard d’un temps linéaire qui effacerait tout.

Mais alors, où va-t-elle ? La physique quantique permet de formuler une hypothèse : toute création rejoint l’infinité des potentiels possibles d’univers qui peuvent émerger, et puisqu’il n’en existe qu’un seul manifesté, (principe de l’effondrement des possibles) je peux décider de participer à celui que je choisis et décide, ou ignorer mon immense responsabilité.

Ainsi se résume pour moi ‘’être ou ne pas être’’.

Anecdote personnelle :

Lumières…

Un site visité récemment suggère une photo d’ampoules électriques comme la lumière de chacun à rendre plus forte par leur rassemblement.

A partir de cette image, une conversation tenue avec un ami en déjeuner commun hier me revient en tête.

Je souhaitais lui transmettre la différence entre une connaissance intellectuelle partagée et la vibration d’un cœur « éveillé et connecté ».

J’ai donc exprimé qu’une ampoule électrique ne peut absolument pas allumer une autre ampoule électrique.

Alors qu’une seule bougie peut permettre d’en allumer cent, mille, des centaines de milliers et bien plus encore !

Et même si elle venait à s’éteindre, sa lumière continuerait à briller par celles qu’elle aura allumées…

C’est ainsi que pour moi se compare la lumière de l’esprit, toujours limitée et discutable, et la lumière du cœur, faible et puissante, fragile et infinie, fugace pour l’humain et éternelle dans l’ultime de l’être, qu’est l’Être ultime.

« Tu ne changeras jamais, Christian ; rêveur, utopiste et naïf ! Mais je t’aime tout de même! »

Étonnant ! lui ai-je répondu ; en ajoutant : moi, je sais que de plus en plus de bougies s’allument sur la terre, et qu’un jour elles seront plus étincelantes que toutes les ampoules électriques…

Tu es l’une de ces bougies, vacillante et forte, vivante et patiente, en doute et assurée.

Que tes jours soient illuminés. Puisque tu es ‘’Fleur de Lumière’’ !

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prochain article : « de la vie »

Auteur : Christian HYERLÉ

 Partenaire de votre mieux-être : Entretien individuel d’aide et accompagnement en coaching systémique

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Étonnez-vous, émerveillez-vous…

http://www.youtube.com/watch?v=8ebi2z33N0c

Articles récents

Vive 2018 !!!

A chacune et chacun d’entre vous, celles et ceux que je connais, celles et ceux que je ne connais pas,
je souhaite une heureuse année 2018 ; qu’elle vous donne le meilleur : ce que vous êtes ; qu’elle vous garde en bonne santé et dans l’amour de la Vie. Qu’elle vous maintienne en état de désir, c’est à dire dans l’espérance, avec de petits ou grands projets. Et qu’elle vous permette de rêver…

L’article  « d’aujourd’hui@demain »  vous est soumis après quelques corrections. Je souhaite qu’il vous donne paix intérieure et joie durable.

Il m’a conduit à un message et une décision pour un des « débuts après la fin » :

Échanger, partager, transmettre … Ces passions ont fait mon métier de formateur et enrichi mon existence. Elles n’ont pas vieilli. Elles se sont embellies par d’autres expériences, d’autres découvertes…
Alors, bien que j’ai plus de 70 ans, J’ai choisi récemment de proposer à nouveau de servir.
Il s’agit du programme  « l’excellence relationnelle »  .
Une réunion d’information aura lieu le 24 janvier prochain à 19 h (78, Bd Émile Zola 69600 Oullins)
L’espace est limité, bien sûr. Si vous souhaitez venir, merci de me prévenir par courriel : christian.hyerle@club-internet.fr.
Un premier groupe de participants sera ouvert en février.
Merci à toi, lectrice, lecteur, qui a bien voulu m’accompagner jusqu’ici par ta lecture de ce rêve et cette utopie. Elle a porté plusieurs noms :  « la fonction d’être »  ,  « la coévolution coresponsable »  ,   « artisans de fraternité »  , réunis sous un seul : corpus-humanitatis.
S’il advenait que certaines ou certains que j’ai croisés sur ma route concrétisent la diffusion de cette espérance magnifique qui a guidé toute ma vie, ce sera très probablement sans moi. Mais je crois que de là ou je serai je les regarderai et les accompagnerai dans la réalisation de l’Oeuvre. Ce sera inconscient bien sûr…
Quoique ma voix lointaine leur chuchotera peut-être : Gratitude! Gratitude! Gratitude!…
à vous tous. Par toi j’ai été, par toi je suis devenu, par toi j’ai ouvert cette route, et par toi elle s’accomplit. Ce message s’adresse à toutes et tous bien sûr, mais plus particulièrement aux quelques 6000 participants qui m’ont formé.
Je vous aime tous.
Bonne année.

D’AUJOURD’HUI @ DEMAIN

1 – crise et transition,
2 – ontologie et altérité,
3 – le réel,
4 – rêve ou utopie.
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France Inter, 18 juin 2016,  « plus de 500 morts dans la rue ont été recensés en 2015, mais en réalité, il y en aurait beaucoup plus. »
En 2015 les revenus les plus élevés atteignent 1000 fois le SMIG…
Début 2018, rien n’a vraiment changé.
Les comportements de domination-possession détruisent l’homme et l’environnement. Un comportement de coévolution coresponsable peut les sauver. Cette mutation que la situation actuelle requiert devra être choisie et décidée.

1 – CRISE ET TRANSITION :

Il est sans doute inutile de rappeler en détail les risques qui menacent nos civilisations et nos enfants. Même si votre attention n’est pas tournée sans cesse sur l’actualité et les évolutions (involutions…) en cours, vous êtes informés sur les plus importantes d’entre elles : pollutions, climats, risques nucléaires, génétiques, chaîne du vivant…Soit destruction progressive de notre environnement ; et encore, inégalités révoltantes, modes de vie compromis, intolérances et rejets, émigrations massives, conflits idéologiques et religieux.

Les évolutions technologiques elles-mêmes, dont nous pouvions espérer l’émergence d’une humanité connectée, l’amélioration des connaissances, de la culture et du bien-être de tous, sont devenues des moyens de surveiller et contrôler les peuples, et d’accumuler les profits financiers.
Les valeurs fondamentales qui ont permis d’accomplir le long voyage du primate à l’homme se sont effondrées, remplacées par la course au profit alimentée par un appétit insatiable de consommation. Il s’agit d’un bouleversement global des conditions de vie de l’humanité sur la terre.
Et ceci dans la durée d’un éclair sur l’océan du temps.
Ça n’est pas la première fois que les conditions de vie changent sur notre planète. Mais les précédents changements ont duré beaucoup plus longtemps, et il étaient naturels. Ils ont permis des mutations évolutives de notre A.D.N. , et notre adaptation progressive.
En large part aujourd’hui, les changements sont dus aux activités des hommes. Il s’y ajoute que pour la première fois, l’humanité est en capacité de s’autodétruire totalement, et qu’elle a l’ambition démesurée de créer ex-nihilo un  « nouvel homme-machine »  , comme un défi gagné sur le Divin.
(transhumanisme : film  « transcendance »  )

Les effets de cette situation sont nombreux , mais ils peuvent se résumer ainsi :
Les changements et involutions auxquels nous sommes confrontés sont de plus en plus rapides , nombreux et importants. Ils nous sollicitent dans nos capacités d’adaptation individuelles et collectives, et plus particulièrement dans notre capacité d’anticipation.
C’est de notre survie en tant qu’espèce qu’il s’agit.
Des changements systémiques (globaux) ont été tentés mais ils ont montré leur inefficacité ou leur faible impact. ( système financier international par ex..).
Pour la plupart, ces tentatives sont celles de changements extérieurs à l’homme.

Reste donc à tenter le changement intérieur de l’homme selon son libre choix.
En effet nous ne pouvons espérer une mutation génétique spontanée, donc naturelle, qui développerait nos capacités d’adaptation dans un environnement artificiel, fabriqué, conditionné et soumis aux spéculations financières.
Pour le moment, les citoyens se noient dans l’angoisse des doutes, le manque de devenir et d’espérance ; ce qui se transforme en suspicion, méfiance, puis agressivité et violences.

Notre responsabilité est entière et à moins de la nier, il nous faut nous changer nous-mêmes par nous-mêmes pour (re)construire sens, devenir et espérance.
(  « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »  – Gandhi)

2 – ONTOLOGIE :

Alors, que sommes-nous ?
Cette question, qui est celle de l’ontologie, est posée depuis 2500 ans et n’a pas vraiment reçu de réponse (art. encyclopédia universalis). Elle a fondée ce qui a été nommé  « la science de l’être »  (Parménide), puis  « la science de toutes les sciences »     (Platon).
Il serait présomptueux de suggérer une réponse qui serait vérité acceptable pour tous. Arrivé à l’automne de mon existence, j’ai beaucoup rencontré et réfléchi, voyagé aussi, animé d’un permanent désir de comprendre.
J’ai donc cherché, et ce que j’ai trouvé peut se résumer ainsi :
Les certitudes et la permanence sont l’objet de notre quête obsessionnelle et ultime dans notre vie. Hors, il n’existe qu’incertitudes et impermanence (et j’en doute…).
Et par conséquent, c’est avec réserve que j’exprime mes idées ici. Elles ne sont que les miennes, celles d’un citoyen quelconque, et n’ont aucune validité particulière.
– Je suggère néanmoins que l’Être est une  « singularité »  . Quoiqu’il soit bien difficile de définir ce qu’est  « une singularité »  , je propose l’unicité de chacun dans la foule des 107 milliards d’êtres humains qui ont existé et plus, espérons-le de ceux qui existeront. vous êtes exceptionnel, extraordinaire, unique, comme votre vie.
– Tous les êtres étant différents, bien que semblables, chacun est en relation avec d’autres que lui-même et en quelques points, ils lui sont étrangers. Ainsi se présente la nature de l’altérité qui nous convoque à communiquer pour rencontrer. Y compris à nous rencontrer nous-mêmes dans toutes nos composantes (ex : féminine-masculine, cerveau droit-gauche).
Et la définition de l’altérité est courte et simple : caractère de ce qui est autre. Elle implique cependant l’hypothèse d’un  « acteur-sujet »  , en acte d’observation, donc de créateur de l’existence d’un objet, assujetti et inactif (ou réactif) dans une dépendance existentielle. Compte tenu de notre capacité de libre arbitre, il semble justifié d’affirmer notre droit et devoir d’être sujet, dans notre unicité, et ainsi d’entretenir exclusivement des interactions sujet > < sujet, seules dignes des Êtres humains, créés sujets.  « Toute relation dans laquelle un être humain se sent supérieur ou inférieur à un autre est une relation destructrice de l’Être »  . Pour y parvenir, l’homme-singularité dispose de trois fonctions ou attributs qui le traduisent dans son environnement et par rapport aux autres : il pense et s’exprime par l’écrit et le langage , grâce principalement à son cerveau. Il ressent et traduit sa sensibilité et ses émotions par le langage verbal et non-verbal ; symboliquement c’est le monde du cœur. Il agit avec son corps et gère avec lui le monde physique. Je nomme ces trois fonctions le système tête – cœur – corps. Ces trois instances sont en interactions internes et externes. – L’être unique que nous sommes entretient ainsi diverses interactions : avec lui-même, avec les autres et avec son environnement. C’est ainsi qu’il existe et qu’il recherche la satisfaction de ses besoins. Ceci propose une différence entre Être et exister ;

Exister : le M.O.I. : Modèle Obligé Individuel,

Être : le S.O.I. : Singularité Oblative* Impersonnelle.

*oblatif : qui a comme unique passion de donner sans retour.

3 – LE RÉEL , (réalité-vérité)

De la même façon, dans la quête du réel – de la matière – qu’ont entrepris les sciences, les philosophies et les religions, le réel et la matière n’ont pas été trouvés.  » A l’échelle de l’univers entier, il n’existe que la rencontre.  » ( Albert Jacquard). Tout au plus avons-nous trouvé des règles qui régissent les interactions : – Pour le vivant, la création et la transmission d’informations. Notre ADN est un langage qui contient et transmet un stock immense d’informations auxquelles s’ajoutent sans cesse chacun des instants vécus, (  « le chiffre de la vie »  Grégory Bénichou). L’épigénétique, science naissante, a établi que nos comportements agissent sur certains de nos gènes en fonction de nos nécessités d’adaptation. 1 gramme d’ADN mémorise 456 milliards de téraoctets. Il est 400 milliards de fois plus performant que la mémorisation numérique. Les règles qui régissent le monde physique sont celles de la relativité générale (modèle standard – macrocosme) avec les 4 forces fondamentales : énergie nucléaire forte et faible , électro-magnétisme et gravité. Pour le microcosme, l’infiniment petit, il s’y ajoute depuis 90 ans la mécanique quantique, inaccessible à nos sens et néanmoins prouvée expérimentalement ( Alain Aspect – France 1986). Le laser, le GPS et votre smartphone, fonctionnent grâce à elle. Dans ces interprétations du réel, il est souvent question de particules bien qu’il ne soit établi que l’existence d’interactions, dites aussi   « boucles de rétroactions positives et négatives »  , que je nomme arbitrairement ainsi à partir de leurs effets séparateurs et unificateurs. Une généralisation peut être approchée dans la suggestion que ce sont les interactions entre l’ensemble des boucles de rétroactions positives et négatives qui déterminent l’existence du tout, unité, unis-vers…manifesté… Dans une dynamique permanente (interdépendance globale des systèmes.) Quant au réel absolu de la matière, il reste inconnu. Précédemment il a été proposé que nous sommes dans l’incertitude et l’impermanence. Cela signifie aussi qu’un état fixe et immuable n’existe pas,  l’immuable, c’est la transformation » (Yi King), et c’est :  « Ce qui bouge sans bouger »  ,  « le manifesté et le non-manifesté »  (Brahma, Atman, dans l’Hindouisme),   » l’Être et le non-Être »  . Un  « étant »  de l’être n’aurait été affirmé que dans le Livre :  « je suis celui qui est, qui a été et qui sera. »   ; …..(et   « to be or not to be   » ? – et ici : naître, ou n’être pas…)

Les attributs et fonctions dont nous disposons sont comme des outils pour façonner et exprimer l’Être-sujet en devenir que nous sommes, selon nos choix comportementaux. D’où :  « j’existe et je deviens en fonction de la quantité et de la qualité de mes interactions avec moi-même, avec les autres et avec mon environnement. »   Il est possible d’exister-avoir beaucoup et d’être peu, comme d’exister-avoir peu et d’être beaucoup. Le siècle écoulé nous a permis d’alimenter une substitution de l’être par l’existence au travers de plus en plus de biens et de services matériels. C’est principalement, parmi beaucoup d’autres, le formatage de consommateurs uniformes (matériel-corps) qui a été mis en place. Pour cela, il a fallu engager les capacités mentales et les techniques qui ont permis la production de ces biens matériels. C’est l’autre formatage, celui des producteurs, uniformes eux aussi (savoirs-tête) . C’est ainsi que s’est généralisé le rapport sujet/objet, dominant/dominé et possédant/démuni qui sont destructeurs de l’Être. Ces formatages producteurs/consommateurs sont ceux des mêmes personnes qui les subissent alternativement. Et notre singularité, qu’est-t-elle devenue ?

Ma subjectivité, mon vécu personnel, mes valeurs, ma sensibilité, ce qui me fait Être unique dans toute l’histoire de l’univers…? Ma capacité de créer, Et mes rêves , et mes passions, mon cœur bat-il encore ? Et pourquoi ? Voici le réveil et le rappel de l’Être, cri assourdissant et silencieux, invisible derrière les voiles du paraître qui l’étouffent et l’ignorent, spolié par les chaînes des formatages qui l’enserrent. Ils ont aussi écrasé sa dignité, sali sa pureté et travesti sa vérité-réalité. Ils ont castré sa liberté, Ils l’ont séparé de l’espérance, de la création et l’ont coupé de l’Être ultime.

Mais :  « la fonction d’un être, c’est d’être »   (Henri Laborit).

4 – RÊVE OU UTOPIE ?

Évoqué précédemment, le microcosme (sub-atomique) est régi par les lois de la physique quantique. Elles permettent, entre autres, une corrélation avec les idées des penseurs grecs des 4e et 5e siècle avant JC (Platon, Parménide, Pythagore, Aristote, Démocrite, Xénon), et les découvertes de cette nouvelle physique qui a moins d’un siècle d’existence. Ils concevaient l’univers comme étant matériel et immatériel. Nous pourrions l’admettre aussi. Les pensées, les sentiments, les ondes, les vibrations, les sensations, seraient de l’ordre de l’immatériel ; le monde physique est le monde matériel, concret, tangible, dénommé  « modèle standard »  ou macrocosme. La physique quantique est celle de l’infiniment petit, l’intangible ou microcosme. le modèle standard est globalement déterministe dans ses manifestations concrètes (loi de causalité), alors que la physique quantique est principalement probabiliste (libre arbitre). Alors, modèle standard, déterminisme d’une seule destinée, ou modèle quantique, probabiliste et ouvert au libre arbitre qui permet une infinité de destinées possibles ? Voulons-nous un avenir prévisible et prévu ou un avenir imprévisible et imprévu ? La science cherche une théorie globale dite de la  « grande unification »  . Elle continue à chercher. Ce n’est pas ici qu’il convient de détailler la physique quantique. Il est généralement admis qu’elle est incompréhensible avec notre raison humaine. Cependant je cite deux lois parmi d’autres :

– L’intrication ou non-séparabilité ; deux électrons d’un même atome, séparés et projetés à chaque extrémité de l’univers restent liés en identité et phénomènes; ce qui se passe pour l’un se produit pour l’autre, en simultanéité parfaite. Les conséquences sont étranges et formidables. La limite infranchissable de la vitesse de la lumière est transgressée. Tout est relié à toutes les parties du tout, rien n’est séparé, le rien n’existe pas plus que le néant ou le vide absolu…. etc..

– Le principe d’indétermination (ou d’incertitude, cf. Heisenberg) ; si un observateur cherche la position et la vitesse d’une particule, il ne peut définir que l’une des deux, soit la vitesse, soit la position. Ici aussi les conséquences sont étranges et formidables ; l’univers n’est ni déterministe, ni probabiliste, ou il est les deux intriqués. Il en découle aussi que l’observateur est un acteur qui modifie son observation. « tu ne perçois pas la réalité telle qu’elle est, tu la perçois tel que tu es ». Nous sommes ainsi co-créateur de l’univers manifesté. Je retiens que le tout est constitué de deux unis-vers intriqués (microcosme et macrocosme). L’ordonnancement extrêmement précis de ces deux univers depuis 13,8 milliards d’années implique ou suggère un principe créateur intelligent. Rien ne peut naître de rien et rien ne peut retourner à rien. Et rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. L’énergie peut se dissiper mais reste constante dans sa totalité.

Ce qui est, a été beaucoup découvert ou trouvé ; ce qui n’est pas, c’est à dire le rien, le néant, le vide absolu n’ont pas été trouvés. Toutes pensées, sentiments, paroles, actes que vit, provoque, subit, et exprime un être humain sont inscrits définitivement dans la suite infinie des causes et des effets depuis la singularité originelle. Selon leurs natures, ils introduisent mouvements et changements dans le monde physique et alimentent sans cesse la totalité des champs vibratoires, immatériels et virtuels. De leur résultante intriquée émerge le seul monde manifesté dans lequel nous vivons, parmi les milliards de milliards de mondes virtuels. Créateurs et création sont UN. Ici, et pour la première fois se trouvent conjuguées harmonieusement sciences et spiritualité. Cette conscience de la participation personnelle à l’élaboration de l’univers émergent identifie et imprime notre permanente responsabilité individuelle et collective. Et heureusement : Nous ne pouvons mourir (film  « la porte du temps »   … ) Une finalité apparaît : l’amour-union absolu, libre, inconditionnel et éternel pour le développement de la qualité et de la quantité des informations transmises… Afin qu’émerge le meilleur des mondes possibles ? ( film : LUCY   « il ne vous reste qu’à transmettre. »  ).

Ainsi se propose que l’ultime de l’Être, soit  « l’Être Ultime »  . Chacune et chacun d’entre d’entre nous serait en identité un Acteur, Vecteur du Programme ou du Plan, selon sa conscience et son choix.

Deux champs vibratoires (dits aussi champs scalaires) ont été récemment identifiés. Celui qui détermine la masse (boson de Higgs) et celui des forces gravitationnelles (prévu par EINSTEIN). Des physiciens ont calculé qu’il y aurait 11 champs scalaires et des milliards de milliards d’univers virtuels. Parmi 9 de ces champs, celui qui expliquerait l’énergie qui meut le temps, ou dont le temps serait un des attributs, celui qui expliquerait la matière, l’énergie noire (96% de l’univers), celui qui expliquerait l’intrication universelle… Alors, pourquoi ne pas imaginer un champs qui contiendrait l’ensemble des énergies destructrices et l’ensemble des énergies constructrices en interactions incessantes (pensées, paroles, désirs, actions…), desquelles émerge le seul monde manifesté. Lequel se caractérise actuellement par une domination excessive du principe séparateur sur le principe unificateur, d’ou la mise en oeuvre exclusive de relations dominants/dominés, et la destruction progressive de notre terre-mère. La mutation nécessaire se clarifie: Il s’agit de transformer les pulsions et comportements de domination-possession par des comportements de coévolution coresponsable, pour alimenter le champ évolutif. Entre autres nécessités, il est requis d’harmoniser le système tête-cœur-corps. Pour y parvenir, il convient d’informer, d’expliquer, et de proposer les moyens de s’engager dans cette voie ; Il y en a de nombreux (courants psychanalytiques, thérapies cognitivo-comportementales, gestalt-thérapie, énéagramme, bio-énergie mais aussi yoga, les films  « enquête de sens »  , et :   « demain »   ; et ces propositions doivent préserver l’absolue liberté de choix. Parce que se présentent aussi dérives sectaires et extrémismes divers, gourous, fanatiques et autres démons de l’apocalypse, farceurs et illuminés, habiles marchands de rêves et d’illusions, etc.., desquels il convient de se détourner…

Pour ma part, et depuis 1985, j’ai engagé et expérimenté une méthode que j’ai conçue en assumant des formations professionnelles (environ 6000 participants). J’ai suggéré 10 valeurs et un cursus de développement des qualités relationnelles. Il est nécessaire de montrer concrètement que ces pratiques ne correspondent en aucun cas à un formatage comportemental supplémentaire, mais qu’au contraire, il s’agit d’un dé-formatage, qui restitue sa place et sa liberté à L’Être. Ainsi, après un parcours théorique, quelquefois abstrait, nous parvenons à une pratique concrète et cohérente avec les sciences modernes. Bien entendu, la diffusion et transmission de ces concepts et pratiques ne peuvent qu’être gratuites pour les formations initiales. L’éventualité qu’elles soient payantes dans le cadre scolaire , détruirait totalement leur crédibilité.

10 VALEURS SUGGÉRÉES :

– Tous les êtres humains ont une égale valeur et importance potentielles,

– Devenir plus et agir, sans imposer ni subir,

– Refuser de gagner aux dépens de l’autre et refuser de perdre à ses propres dépens, – Rejeter le pouvoir par l’utilisation de la pression, de la force, de la manipulation ou séduction aux dépens de l’autre, et le remplacer par la coévolution coresponsable,

– Élever l’autre pour s’élever soi-même, s’élever soi-même pour élever l’autre,

– Ce que je fais de bien à l’être de l’autre dans son rapport avec lui-même, élève et grandit mon être, comme ce que je fais de mal à l’être de l’autre dans son rapport avec lui-même, réduit et avilit mon être,

– Nous sommes acteurs > metteurs en scène > auteurs > créateurs de nous-mêmes et de notre vie,
– Je pense et je ressens, donc j’existe et je deviens,
– Sans ce qui n’est pas, ce qui est n’est pas,
– Égalité > fraternité > liberté > élévation,
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LA FORMATION© de base : niveau 1* , gratuite pour les enseignants :
Développer la qualité :
– D’écoute,
– D’expression,
– de résolution et négociation,
– de prise de parole en groupe,
– d’écriture,
– d’appréciation.
Ces dispositions permettent la mise en oeuvre d’un programme toujours dynamique et ouvert pour être adapté à l’époque et aux publics. Il s’agit de pratiques et entraînements simples, très accessibles, concrets, donnant des résultats effectifs rapides. Ce cursus devra être mis en libre disposition pour l’éducation et la formation tout au long de la vie.
Ainsi pourront être définis l’objectif et la finalité de la transition qui permettra d’aller d’aujourd’hui @ demain : La pratique de la coévolution coresponsable pour établir un
corpus-humanitatis* voué au bien-être et à l’accomplissement de chaque Être humain sur la terre.
« Tu n’es pas seul, tu n’as jamais été seul, tu ne seras jamais seul, tu es né avec un autre Toi, plus grand que toi, qui t’espère et qui t’attend. »
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* Consulter corpus-humanitatis.com (la formation 1 est présentée en détail, librement, dans la rubrique l’excellence relationnelle ).
* niveau 1 : – amélioration dans les relations au quotidien, (gratuite pour enseignants).
* niveau 2 : – relations et approches philosophiques et morales, (compétence formateur).
* niveau 3 : – relations-interactions et spiritualités. (compétence formateur de formateurs).
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Fin des articles  « la fonction d’être »  . (Prochaine édition en livre sous ce titre, de tous les articles publiés jusqu’à ce jour .)
Bientôt ici : « les débuts après la fin ».


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  1. Lettre à Monsieur le Président de la République Laisser une réponse
  2. ÊTRE … LIBRE Laisser une réponse
  3. LES CROYANCES art 2 de  »toute fin est début » Laisser une réponse
  4. 1/4 – toute fin est début Laisser une réponse
  5. Amour & élévation – 5/5 Une réponse
  6. AMOUR ET ACCOMPLISSEMENT 4/5 Laisser une réponse
  7. Amour et besoins 3/5 Laisser une réponse
  8. L’AMOUR CHERCHÉ – 1/5 Laisser une réponse
  9. De la vie Laisser une réponse